Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

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Ouvrage du CRASC, 2016, p. 149-157, ISBN : 978-9947-598-09-1| Texte intégral


 

Sarah ARARA

Introduction

La littérature algérienne contemporaine persiste à suivre la mouvance et les changements actuels du monde pour répondre aux attentes de ses lecteurs contemporains. Tout en subissant les influences des courants littéraires universels, les auteurs algériens participent à l’esthétique postmoderne en usant de nouveaux procédés d’écriture. Les stratégies postmodernes qu’ils mettent en œuvre sont diverses et variées, allant de l’hybridation avec toutes ses formes (des genres, styles, voix, registres littéraires, etc.) l’intertextualité, les réécritures, la polyphonie et bien d’autres procédés de transgression et de modernisation du roman. Mais la source principale qui les inspire demeure la société, le patrimoine et la mémoire algérienne.

Amours et aventures de Sindbad le Marin de Salim Bachi[1] est un roman qui s’inscrit dans l’écriture de la contemporanéité. Comme l’indique son titre, ce roman est une réécriture du célèbre conte Sindbad de la Mer [2] des Mille et Une Nuits. Malgré que le procédé de réécriture ne soit pas totalement nouveau dans l’histoire littéraire, il est dans ce roman un trait de modernité car il relève de la transgression et la subversion du traditionnel. Effectivement, le conte source est subverti et renversé par le procédé de marginalisation qui affecte Sindbad ; le héros marginal.

Dans la présente étude, nous interrogerons les procédés de la marginalisation du héros en répondant aux interrogations suivantes : Quelle est la représentation du personnage marginal ? Quel est son statut ? Quelle quête poursuit-il ? Et quelles sont les typologies de discours véhiculées par la marginalisation ? Pour répondre à ces questions, nous organisons notre réflexion en deux parties distinctes : la première est consacrée à la représentation du héros marginal dans la narration (son statut, itinéraire et portrait) ; la deuxième partie interroge les typologies de discours véhiculées par ce procédé.

La marginalité est un phénomène relatif et le marginal peut apparaitre sous différentes représentations d’une époque à une autre, d’un lieu à un autre et recouvrir plusieurs aspects. La représentation du marginal est très variable et sa transgression peut se manifester dans plusieurs domaines (physique, social, ethnique, sexuel, religieux, etc.). Dans cette première partie de l’analyse, nous interrogeons la représentation du personnage marginal en répondant à ces questions : Quelle est l’image du marginal ? Comment le comportement subversif, transgressant et déviant du personnage sont-ils exprimés dans la narration ?

Construction et manifestations du personnage marginal

Dans Amours et aventures de Sindbad le Marin, nous assistons à une transfiguration du personnage principal. La marginalité affecte en premier lieu le statut narratif de Sindbad qui passe du statut de « héros »[3] du conte des Mille et Une Nuits à « l’anti-héros »[4] et marginal du roman. En tant que représentant de la marge, Sindbad transgresse les normes de la société et échappe à toute tentative de normalisation, il enchaine les tribulations et les mésaventures tout en adoptant des conduites hors des normes conventionnelles. Le tableau dressé sur Sindbad n’est pas des plus flatteurs et l’inscrit formellement dans l’isotopie de la marge. Nous assistons à un renversement du statut du personnage qui accentue la dimension parodique de la réécriture.

En second lieu la marginalité touche le statut social et familial de Sindbad. Né à Carthago, un pays détruit par la succession de plusieurs guerres : « Je perdais le compte des invasions et confondais les
époques »[5], Sindbad grandit sous une atmosphère de tueries et de bombardements sanguinaires :

« Je fus donc cet enfant craintif, sans ambition, ne comprenant rien au monde qui l’entourait (…) la guerre qui avait jeté de sombres lueurs sur ma jeunesse »[6].

Conséquemment à ces atrocités de guerre, Sindbad devient un orphelin sans ambitions, insouciant et passif. Il vit jour au jour et passe sa jeunesse à dilapider l’héritage de son père. Mais à travers ce comportement blasé, il dénonce la dure réalité des affrontements et des conflits belliqueux qu’il a vécus : 

« Tous les jours, dit Sindbad. Tous les jours un fou actionne son engin au milieu de la foule. C’est un sport national. Une coutume locale […] Mon enfance perdue à Carthago, l’ignoble ville, me refusait la plupart des enchantements réservés à une jeunesse insouciante. J’avais connu la guerre et ses horreurs »[7].

Désenchanté et déçu par cette vie, Sindbad décide de prendre le large et de quitter son pays natal clandestinement à bord d’une barque. Pensant échapper aux nombreux cauchemars qui habitent ses souvenirs, il rejoint le lot des « harraga » et devient un voyageur sans papier :

« J’embarquais alors à bord d’une barque de pêcheurs avec une vingtaine d’autres personnes à la conquête de l’Europe »[8].

C’est ainsi que commence un long périple semé de mésaventures où Sindbad devra faire face à ses propres choix. Il travaillera comme ouvrier clandestin dans une propriété d’un richissime espagnol qui lui impose une servitude d’esclavagisme et un travail dur et sans relâche. Dès ses premières heures de travail dans ce domaine, Sindbad est d’emblée séduit par l’épouse de son richissime employeur : « Vitalia, une pucelle aux courbes généreuses »[9]. Il l’a séduite et s’engage avec elle dans une relation adultère commettant ainsi son premier acte de déviation sexuelle.

Après plusieurs tribulations réservées au voyageur clandestin, Sindbad retourne à Carthago, son pays natal.  Il est malheureusement accusé de crime et inculpé de trahison ce qui le mène en prison. Il arrive néanmoins à se faire innocenter, mais est néanmoins exilé en France car interdit pour lui dorénavant de piétiner le sol de Carthago :

« Après mon épisode libyen, j’étais revenu à Carthago où, le pied à peine posé sur le sol, j’avais été jeté en prison »[10].

En conséquence et pour se réfugier dans l’exil imposé, Sindbad exerce le commerce illicite. Biznessman ou commerçant sans papier, Sindbad exerce sa fonction en noir ; il troque, échange, vends et achète les marchandises : « -Je suis un homme d’affaires… »[11].

En troisième lieu, la marginalité affecte le portrait moral de Sindbad. Dans le roman, il apparait dans l’image d’un personnage qui transgresse les normes comportementales et sociales en adoptant des conduites transgressives et déviantes. Sindbad est un séducteur invétéré, un Don juan ou un Casanova. Il pimente ses tribulations d’exilé par des conquêtes féminines et des aventures charnelles pour satisfaire son ardeur pour les femmes. Il rompt ainsi avec les valeurs religieuses et morales  de sa société en cédant à ses instincts. Sindbad se réfugie dans les plaisirs de la chaire et ses concubines sont multiples : des brunes, blondes, rousses, célibataires, étudiantes, etc. Il les consomme « comme d’autres consommait de la pâtisserie »[12] et s’en lasse rapidement. Ses relations demeurent toutefois passagères et éphémères car il s’y implique uniquement physiquement et guère émotionnellement. 

« J’étais parti les mains dans les poches et mon paletot devenait idéal. Giovana n’avait pas eu le temps de me donner un peu d’argent, j’avais filé sans la voir, je ne voulais pas m’encombrer de questions, de serments ou de larmes »[13].

En dernier lieu, le personnage est une construction mentale ontologique opérée par le lecteur à partir d’indices directs (statut, aspect physique et moral, biographie, etc.) ou indirects (le comportement au sein de la société, la relation avec les autres, etc.). Le personnage « n’est plus une catégorie vide, il acquiert une épaisseur sociale et psychologique grâce aux attributs que lui octroie le texte romanesque »[14]. Ainsi, si l’auteur attribue à son personnage un portrait social, familial et moral qui l’identifie, il lui donne aussi une manière de parler qui le caractérise. Dans cette perspective, nous choisissons d’étudier la langue, car la communication verbale joue un rôle très important dans la construction du portrait. Nous remarquons donc que Salim Bachi octroie à Sindbad un parler qui l’inscrit dans la marge. Son un langage de l’écart et de la démesure lié au sexe, « décadent » est inapproprié car il utilise un vocabulaire grossier voire vulgaire : « A Rome, il est difficile de croiser un homme jeune dans la rue sans remarquer son sexe en érection »[15]. La trivialité ou la lubricité du langage apparait dans les dialogues : « Les jeunes Romains, qu’ils soient pressés ou non, parcourent la Via Veneto, une main dans la poche occupés à caresser leurs organes génitaux »[16]. Et son discours est généralement apparenté à sa sexualité débridée: « […] Vitalia, princesse du jour […] vierge et putain »[17].

Cette première analyse destinée au portrait du personnage marginal nous a permis de repérer les caractéristiques qui l’inscrivent dans la marge de la société. Sindbad crée un écart entre lui et les conventions sociales. Dans son élan pour accéder à la liberté et aller contre l’éthique sociale contre laquelle il nourrit une rancœur, il tombe dans une marginalité, dans une déviation empreinte de violence. Donc, immigrant clandestin, exilé à perpétuité, orphelin à cause des guerres, harraga, ouvrier clandestin et libertin, tel est le tableau dressé sur Sindbad du XXIe siècle. Mais, qu’en est-il de son itinéraire ? Est-il à la poursuite d’une quête précise ? Ou seulement un personnage en perpétuel errance ?

Un itinéraire hors-normes 

Sindbad est un jouisseur qui ne pense qu’à profiter des plaisirs que peut lui offrir la vie. Son objectif et sa quête dans le roman se limite à : « vivre vite, partir loin, aimer le plus, tel est mon programme »[18] ; un itinéraire qu’il suivra et réalisera à la lettre. Puisqu’il n’est affecté d’aucune mission précise, il vagabonde, et voyage dans les espaces. Confondant amour avec plaisir et croyant trouver l’Eden terrestre en Occident, il se lance dans une aventure autour du monde visitant l’Italie, l’Espagne, le Liban, la Lybie, la France, la Syrie et l’Iran.

Nous pouvons dire que Sindbad erre dans la fiction romanesque
sans but précis, à certains moment il veut conquérir cet Occident enchanteur : « J’embarquais alors à bord d’une barque de pêcheurs avec une vingtaine d’autres personnes à la conquête de l’Europe où je pensais faire fortune »[19], dans d’autres il veut rechercher l’amour dont il a été privé dans son enfance : « […] l’amour est un mystère que les religions antiques vénéraient, comme je m’en persuadais très vite. Je me mis à rechercher les faveurs des femmes avec d’autant plus d’ardeur que je ne soupçonnais là un trésor caché, une promesse de connaissance et de jouissance infinie »[20]. De toute manière, l’objet désiré par Sindbad « est moins, en réalité, un être de chair qu’un ailleurs aussi attirant qu’indéfini »[21].

Si l’aspect physique du personnage est négligé, car le roman ne livre aucun caractère physique, il s’attarde par contre sur son comportement et sa sexualité effrénée. L’auteur nous présente Sindbad en plein acte sexuel. Le langage est érotique et verse de façon ostentatoire dans le pornographique. Ses relations apparaissent comme un besoin physique qu’il veut assouvir et demeurent très éloignées du domaine affectif. Il y a une consommation excessive de femmes qui se fait avec froideur et un immense détachement émotionnel, car très vite lassé d’elles, il les rejette rapidement et sans regret.

Son approche de la sexualité est décalée voire même contraire aux donnés de la société. A certains moments, Sindbad utilise les femmes comme forme de thérapie pour oublier les atrocités qu’il a connues. Il veut effectivement remplacer ses mauvais souvenirs par du plaisir, croyant ainsi échapper à ses démons. C’est aussi un moyen de révolte contre la société qui la privait de l’innocence de l’enfance et de l’amour dont il avait besoin ; il exprime ainsi sa colère avec violence.

Cette étude sur la quête du personnage marginal, nous permet de conclure que l’itinéraire de Sindbad est marqué par une errance dans l’espace et une instabilité qui touche sa vie affective, sociale.  Il erre entre les pays et les continents comme il déambule de femme en femme.

Le marginal est un personnage au comportement subversif qui rejette les conventions sociales et les codes établis. Il rompt avec la figure du héros classique,  n’accomplissant ni prouesses ni exploits glorieux,
et devient plutôt son paradoxe et son reflet inversé. Catégorisé en marge de la société et mis à l’écart en conséquence d’une insoumission ou d’outrage à la règle,  le marginal n’en reste pas moins un membre de la société mais qui la représente par le négatif. C’est précisément pour cela qu’il constitue un instrument très efficace de dénonciation et de critique de la société.  Quelle est donc la fonctionnalité du marginal dans le roman de Salim Bachi? Et quels discours véhicule-t-il ?

Réception de la marginalité et discours social

« Le texte postmoderne privilégie l’écriture fragmentaire par l’association de codes narratifs différents dans une même fiction; c’est une écriture de la disparité dans laquelle le produit littéraire multiplie le sens grâce au jeu formel sur le langage »[22]. La multiplication des procédés d’écriture participe à la pluralité du sens. Le lecteur habitué à des textes littéraires qui obéissent à des règles d’écriture traditionnelles, se retrouve ici déconcerté par le brassage de plusieurs procédés d’écritures dans une même fiction. Nous relevons dans le roman de Salim Bachi cette écriture fragmentaire qui véhicule plusieurs sens et dont nous relevons les deux discours dominants.

La métaphore de l’ailleurs

« Dans une littérature maghrébine de langue française occu­pée prioritairement à décrire et nommer l'espace du pays, l'émigration en effet n'est devenue que tardivement un thème porteur »[23]. Amours et aventures de Sindbad le Marin de Salim Bachi est un roman qui véhicule un discours social très actuel, celui de l’exil moderne : la clandestinité où ne se pose pas la question identitaire. Effectivement, la problématique de la spatialité est très présente dans le roman et apparait dans le fantasme des jeunes sur l’Europe. L’espace européen est perçu comme un lieu enchanteur qui captive et attire la jeunesse. Cette métaphore est marquée dans le roman par le départ de Sindbad avec un groupe de jeunes vers l’Occident enchanteur, là où tout est permis : amour, liberté et libre arbitre :

« J’embarquais alors à bord d’une barque […] à la conquête de l’Europe »[24].

 Outre cet ailleurs enchanteur glorifié dans les paroles de Sindbad, le roman dévoile la face cachée de l’émigration et véhicule un discours sur l’interculturalité, parce que ces personnes qui partent clandestinement vers l’inconnu se retrouvent dans une société qui ne les accueille pas. Sindbad qui en est l’échantillon, endure les difficultés de l’émigration et entre racisme, xénophobie et esclavage réservé au clandestin, il désenchante rapidement. Mais malgré cela, Sindbad a une approche plutôt altruiste dans cette société qui le rejette, il voyage entre les différents pays du monde, créant une fragmentation spatiale. L’espace du roman n’est pas fixe parce qu’il englobe différents espaces géographiques (Sindbad visite la France, la Syrie, l’Italie, l’Espagne, le Liban, la Lybie, et l’Algérie dont il est natif).  Nous voyons en cela une manière d’aller vers l’universalité, de s’ouvrir aux autres et par cette démarche il soulève la problématique de l’identité/altérité et véhicule un discours sur l’interculturalité et le métissage.

L’errance de l’écriture et la modernité

La deuxième typologie de discours porte sur l’écriture. De l’errance du personnage marginal, nous aboutissons à l’errance de l’écriture. De la marginalité du personnage découle une marginalité de l’écriture, qui n’est pas linéaire, ni ordinaire.

L’écriture de Salim Bachi relève de l’intertextualité, un procédé littéraire qui confirme que : « tout texte se construit comme mosaïque de citations, tout texte est absorption et transformation d'un autre texte »[25]. Ce procédé permet le brassage des genres littéraires et favorise l’hybridation générique. Comme conséquence à l’usage de ce procédé, il y a un éclatement des codes génériques romanesques traditionnels, car Salim Bachi déploie un modèle générique diversifié. L’auteur ne récupère pas uniquement le célèbre personnage du conte, mais reprend aussi une partie du conte originel.  Effectivement, de la page 134 à la page 140, Sindbad du roman narre, en se remémorant, les aventures de Sindbad l’oriental du conte des Mille et Une Nuits. Il y a donc deux récits enchâssés, le premier  raconte les aventures de Sindbad du XXIème siècle dans lequel s’insère un deuxième récit extrait du recueil des Mille et Une Nuits. En conséquence à ce brassage des genres dans une même fiction, la classification du roman devient difficile car nous sommes face à une création d’un nouveau genre littéraire : le « conte-roman ».

La marginalité a toujours existé dans la littérature mais actuellement elle est devenue une marque et une forme de transgression littéraire qui véhicule un discours sur le renouveau et le changement littéraire. L’écriture de Bachi est une déconstruction d’un genre littéraire traditionnel (le conte). L’auteur tente de rompre avec le traditionnel et d’inscrire son écriture dans une dynamique de renouveau.

  Conclusion

En conclusion, Amours et aventures de Sindbad le Marin regroupe des sèmes divers de la marginalité : violence et sexualité débridée, misère, exil, errance, déracinement, pauvreté et clandestinité. Son itinéraire et sa quête n’échappent pas à la règle, ils l’inscrivent dans la marge et donnent de lui l’image d’un voyageur en perpétuel errance qui traverse les pays nonchalamment de la même manière qu’il collectionne les conquêtes féminines. Ainsi, le portrait narratif du marginal est chargé, plein de transgression et de déviations, mais dans sa rebellion, le personnage marginal représente une vision de sa société et véhicule un discours social. Effectivement, pour refléter la société et ses déconvenues, Salim Bachi reprend un célèbre personnage des Mille et Une Nuits, renverse son statut et crée sur sa base un nouveau personnage contemporain qui fait l’effet d’un miroir du monde dans lequel il vit. Nous nous interrogeons en l’occurrence sur le devenir du roman algérien francophone contemporain, pouvons-nous parler d’une modernité générique et d’un nouveau roman ? Actuellement, quelle est la définition du roman (en tant que genre) ?

Bibliographie

Bachi, S. (2010), Amours et aventures de Sindbad  le Marin, Paris, Gallimard.

Bendjelid, F. (2010), « Le fantastique entre fictionnalité et fonctionnalité dans le 8ème Voyage de Sindbad, roman de Djilali Beskri », in actes du colloque international, Le Maghreb des années 1990 à nos jours, émergence d’un nouvel imaginaire et de nouvelles écritures, Oran, Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle,
 p. 15.

Bonn, C., Emigration et Errance dans la littérature maghrébine française, http://www.limag.refer.org/Textes/Bonn/TOMEMIG.htm, consulté le 10/09/2014.

Bourneuf, R. et Ouellet, R. (1998), L’Univers du roman, Paris, PUF, coll. Critica.

Kristeva, J. (1969), Sèméiotikè. Recherches pour une sémanalyse, Paris, Seuil, Coll. « Points ».

Ouhibi-Ghassoul, B. (2009), « Le Statut et la fonction du personnage féminin  dans la littérature d’expression française », in Ouhibi-Ghassoul, B. (dir), les Cahiers du CRASC, n° 20, Oran, Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, p. 7.

Reuter, Y. (2000), Introduction à l’analyse du roman, Paris, Nathan.

 Notes

[1] Salim Bachi est un écrivain algérien contemporain qui vit actuellement en France. Il a publié cinq romans qui s’intéressent à des évènements historiques très importants comme les attentats du 11 septembre 2001 dans Le Chien d’Ulysse publié en 2001.

[2] Sindbad de la Mer, traduit par Djamel Eddine Benchikhe et Miquel André, est un conte qui raconte les sept voyages extraordinaires de l’aventurier Sindbad dans l’océan indien.

[3] Selon Philippe Hamon (2000), la distinction et la hiérarchisation entre les personnages se fait à partir de qualifications différentielles. Il attribue au héros les qualités suivantes: c’est un sujet glorifié,  attiré par un objet de désir qu’il arrive à obtenir vers la fin du récit. Il résout les difficultés et vainc les opposants comblant ainsi le manque initial. Dans Reuter, Y. Introduction à l’analyse du roman, Paris, Nathan, p. 53.

[4] L’antihéros porte l’opposé des caractéristiques conventionnelles du héros. Il ne remplit aucune mission héroïque, peut être un antisociale et ne possède aucune caractéristique physique qui distingue son statut (il peut avoir un handicap physique ou quelconque infirmité).

[5] Bachi, S. (2010), Amours et aventures de Sindbad le Marin, Paris, Gallimard, p. 77.

[6] Ibid., p. 79-80.

[7] Ibid., p. 44-102.

[8] Ibid., p. 57.

[9] Ibid., p. 64.

[10] Ibid., p. 173.

[11] Ibid., p. 16.

[12] Ibid., p. 218.

[13] Ibid., p. 102.

[14] Ouhibi-Ghassoul, B. (2009), « Le Statut et la fonction du personnage féminin dans la littérature d’expression française », in Ouhibi-Ghassoul, B. (dir), Les Cahiers du CRASC,
n° 20, Oran, Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, p. 7.

[15] Bachi, S. (2010), op.cit., p. 84.

[16] Ibidem.

[17] Ibid., p. 68.

[18] Ibid., p. 83.

[19] Ibid., p. 57.

[20] Ibid., p. 89.

[21] Bourneuf, R. et Ouellet, R. (1998), L’Univers du roman, Paris, PUF, coll. Critica, p. 186.

[22] Bendjelid, F. (2010), « Le fantastique entre fictionnalité et fonctionnalité dans le 8ème Voyage de Sindbad, roman de Djilali Beskri », in actes du colloque international, Le Maghreb des années 1990 à nos jours, émergence d’un nouvel imaginaire et de nouvelles écritures, Oran, Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, p. 15.

[23] Bonn, C., Emigration et Errance dans la littérature maghrébine françaisehttp://www.limag.refer.org/Textes/Bonn/TOMEMIG.htm, consulté le 10/09/2014.

[24] Bachi, S. (2010), op.cit., p. 57.

[25] Kristeva, J. (1969), Sèméiotiké. Recherches pour une sémanalyse, Paris, Seuil, Coll. « Points », p. 85.