Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Index des ouvrages

Ouvrage du CRASC, 2016, p. 7-19, ISBN : 978-9931-598-02-2 | Texte intégral


 

 

Fouad SOUFI

 

A Ina,

Chérif et Nadia,

Affectueusement

C’est toute l'amitié de souvenirs personnels qui a dicté la première

partie de ce texte. C'est aussi une tentative de rappeler brièvement

l'atmosphère des études en géographie à Alger avant que la Réforme

de l’Enseignement Supérieur de 1971 ne provoque une malheureuse

rupture avec l’histoire. C’est enfin une présentation plus synthétique

qu’analytique de ses préoccupations et de ses productions

scientifiques, avec en particulier ses contributions à Insaniyat.

 

 

Il faut savoir gré à l’actuel comité de rédaction d’Insaniyat d’avoir eu cette louable et généreuse idée de regrouper en un volume les dix articles que Abed Bendjelid a publiés dans la revue entre 1997 et 2006 puis le dernier, dans le nos 51-52 de 2011, consacré à un thème auquel il tenait particulièrement, Le Sahara.

En sa qualité de membre du Comité de rédaction depuis de début de l’aventure d’Insaniyat, il a été un infatigable animateur des rubriques qui font et fondent une revue académique. Dans la centaine de notes de lecture d’ouvrages, de comptes rendus de travaux universitaires et de présentation de revues, notamment les revues de géographie et d’aménagement du territoire, il a su exercer son esprit critique tant à l’endroit des auteurs que des institutions. De fait, il est celui qui a certainement donné le plus de contributions à Insaniyat.  

C’est à l’Institut de Géographie d’Alger, qui relevait de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, qu’il a obtenu sa licence en histoire-géographie/option géographie en 1967. Les étudiants en géographie étaient tenus de faire, après une année de propédeutique[1], deux certificats d’histoire et deux certificats de géographie. Dans les années 1960, l’Institut de Géographie était réputé pour la qualité de ses enseignants, professeurs
et assistants. Y exerçaient déjà Mohand Mahrour et Djillali Sari puis Messaoud Taïeb et Andrée Dagorne. Pierre Estorges, « cet enfant de Constantine qui connaissait aussi bien la géologie que la géographie de l'Algérie »[2], Maurice Benchetrit, Jean Cabot venu de Tunis en 1962, animaient les Annales algériennes de géographie avec André Prenant, maître-assistant entre 1962 et 1966
et consultant au CNRP[3] en 1966 puis en 1977. André Prenant
et Pierre Estorges, sous l’ombre tutélaire de Jean Dresh, ont eu l’influence la plus forte sur ces premières promotions de géographes algériens formés avant la Réforme de l’Enseignement Supérieur de 1971.

L’Institut de Géographie était alors installé au sous-sol du bâtiment qui abritait, rue du professeur Vincent, l’Office du Baccalauréat[4]. On doit assurément l’ambiance particulière et la convivialité qui y régnaient à l’éloignement du bâtiment de la « Fac centrale ». L’importance du « terrain » dans la formation du géographe - le géographe doit savoir marcher et observer - constituait un véritable dogme pédagogique. Aussi, des sorties sur le terrain étaient pratiquement organisées chaque dimanche. Elles se terminaient souvent par un match de football enseignants-étudiants dont les effets disparaissaient le lundi matin, chacun reprenant sa place. Les voyages d’études en Algérie ou à l’étranger, lors des vacances de printemps, avaient créé une sorte de sentiment d’appartenance à une fraternité étudiante que renforçait le bal de fin d’année des géographes organisé par l’Association des étudiants d’histoire-géographie liée à l’Union Nationale des Étudiants Algériens (UNEA). C’est dans cette atmosphère que Abed Bendjelid, venant de Mazouna via Oran, a baigné.

Sa carrière universitaire commence avec la soutenance d’un mémoire de Diplôme d’Études Supérieures (DES) à Alger en 1970, mémoire intitulé : Essai de cartographie d’un domaine autogéré de la Mitidja : Le domaine de Bouhadja Ali (Birtouta). Premier travail cartographique qu’il mettra à profit deux ou trois années plus tard en participant à l’élaboration des cartes de préparation du découpage administratif des wilayas[5]. La même année, il épouse à Blida, où il résidait, celle qui va être sa compagne pour la vie.

Assistant, puis chef du département de géographie, dans ce qui était encore le Centre Universitaire de Constantine pendant
et après son service national, il se lance dans la rédaction d’un doctorat 3ème cycle sur les « Implantations et emplois industriels dans le triangle Skikda-Constantine-Annaba » sous la direction de Michel Rochefort. C’est à Constantine, qu’il croise et se lie d’amitié avec Marc Côte, Salah Eddine Cherrad, Hosni Boukerzaza, Jean-Claude Brûlé, Jacques Fontaine, Abdallah Khiari notamment. C’est ce dernier qui lui succède en octobre 1973 quand, une fois son service national accompli et l’année universitaire achevée, il rejoint l’Université d’Oran.

C’est donc à Constantine qu’il aura vécu le gros virage qu’a connu la géographie en Algérie : la Réforme de l’Enseignement Supérieur (RES) de 1971.  « Le glissement de la géographie de la faculté des lettres vers la faculté des sciences de la terre » comme il l’écrit lui-même[6] donne naissance à un nouveau diplôme : l’ingéniorat en géographie. Il s’est traduit d’abord par la rupture avec l’histoire puis par un rapprochement avec les autres sciences sociales (sociologie, économie) ainsi que l’architecture, la géologie et autres sciences de la terre. Le destin de la géographie est désormais lié à l’aménagement du territoire. Les géographes sont reconvertis aux études d’aménagement, en milieu urbain principalement[7]. Ce changement de paradigme s’opère alors que Abed Bendjelid, désormais à Oran, achève toujours sous la direction de Michel Rochefort son doctorat 3ème cycle qu’il soutient à l’Université de Paris 1 (Institut de Géographie) le 17 juin 1976.

Peut-on dire pour autant que la querelle française entre la
« géographie appliquée » et la « géographie active » a traversé la Méditerranée ? Bouziane Semmoud semble en être persuadé, il écrit : « … la géographie algérienne est, depuis les années 1960, influencée par l’évolution des écoles géographiques européennes vers une discipline "appliquée", "volontaire"»[8] . Bouziane Semmoud explique bien que l’influence française était la plus forte, les autres influences, dont la géographie anglo-saxonne, étaient marginales en Algérie. En France, la « géographie active » était présentée par les géographes marxistes (dont André Prenant et Yves Lacoste) comme étant un moyen pour les citoyens de lutter contre le capitalisme[9]. L’écho en Algérie du livre qu’Yves Lacoste, publié en 1976[10], contre  les certitudes et les illusions d’une partie des géographes français, correspondait-il aux choix de recherche de nos géographes ? Faisaient-ils partie des préoccupations de ceux, parmi les géographes, qui ont participé à la rédaction de la Réforme de l’Enseignement Supérieur ? Les deux ouvrages de Jacqueline Beaujeu-Garnier, Traité de géographie urbaine[11] et La Géographie, méthodes et perspectives[12] ont largement inspiré les tenants de l’aménagement urbain. André Prenant et Bouziane Semmoud[13] estiment - à propos de la formation de géographes-aménageurs - que  c’est cette période « de changements structurels (qui) se prolonge jusqu’en 1983-1984, révèle le mieux ce lien entre mutations et production de savoir "sur le vif", … [mais] qui a doté la géographie d’une ambition : son utilité sociale l’alignant ainsi sur les tendances de la "géographie" "volontaire" "appliquée" dont la Réforme de l’Enseignement Supérieur de 1972 (sic) sera la traduction concrète »[14]. Abed Bendjelid a-t-il choisi Michel Rochefort comme directeur de thèse par rapport à ce débat ? A-t-il évoqué la question avec ses collègues ?  

La place de Michel Rochefort, dans cette évolution, peut être évaluée par son encadrement des mémoires de DES, dont entre autres, ceux de Bouziane Semmoud, (qui fera sa thèse avec André Prenant), Hachemi Djiar (qui fait la sienne avec Georges Mutin)
et Amar Sarni (avec Michel Phliponneau). Michel Rochefort était proche d’André Prenant et Yves Lacoste. Ce sont donc plutôt les travaux de Jacqueline Beaujeu-Garnier (qui présida le jury du DES de Driss Benchehida) et de Michel Phlipponneau pour qui la
« géographie appliquée » comme une aide à l’aménagement du territoire et non une soumission au pouvoir qui ont inspiré les promoteurs de la RES[15]. D’aucuns se remémorent le rôle de feu Messaoud Taïeb. Abed Bendjelid, qui n’en pensait pas moins, écrit plus tard, que ces liens entre l’administration locale et l’université pouvaient « faire cautionner par la recherche scientifique une action d’aménagement du territoire prématurée dont les effets négatifs ne se feront sentir que dans deux décennies au moins »[16]. Le débat géographie appliquée et géographie active a bien touché l’Algérie. La géographie est depuis unie à l’aménagement du territoire. En fait, si les départements de géographie d’Alger
et d’Oran investissent la géographie urbaine, celui de Constantine se tourne plutôt vers la géographie rurale.  

Abed Bendjelid revient à Oran en octobre 1973. Il retrouve, au tout nouveau département de géographie et aménagement du territoire, Bouziane Semmoud, chef de département et Driss Benchehida. La Fraternité des géographes, devenus aménageurs, se reconstitue, renforcée par la venue à Oran de Omar Bouchenaki, Abdelaziz Kouti, Khadidja Remaoun, puis un peu plus tard, ceux qui n’ont fait qu’un court séjour : Abdelkader Bellatrèche, Hanachi Rebbouh, Mohamed Taabni et enfin Jean Suret-Canale (1974-1978), et Nadir Boumaza. Il trouve en Abdelaziz Bouisri, le directeur de l’annexe d’Oran du CNRP, non seulement un responsable toujours disponible à ses demandes d’information et un chercheur éprouvé mais surtout un ami.   

En ces années 1970-1980, l’Université d’Oran était la plus dynamique et la plus productive des universités du pays. Les Cahiers Géographiques de l’Ouest avec Bouziane Semmoud, Driss Benchehida, Sid Ahmed Souïah et bien d’autres illustrent le dynamisme et la qualité de la vie scientifique de l’Institut de Géographie et d’Aménagement du Territoire (IGAT). Aux Cahiers Géographiques de L’Ouest, A. Bendjellid aura donné six articles dans les 11 numéros[17] (en fait 6 livraisons) parus entre 1978
et 1987 puis 2010 : trois en géographie urbaine, deux sur les structures commerciales étatiques (géographie commerciale),
et enfin, une en géographie industrielle.  Tout en préparant sa thèse d’État, il collabore au Laboratoire Urbanisme et Monde Arabe, URBAMA du Centre d’études et de recherches sur le Monde arabe, à Tours (1982-1994) où il renforcera ses liens amicaux
et professionnels avec Jacques Fontaine et Jean-Claude Brûlé[18].

Le 20 janvier 1990, il soutient sa thèse d’État sous la direction de Michel Rochefort intitulée : « L’organisation urbaine des bassins intérieurs oranais, (Algérie). Formation et fonctionnement d’un réseau urbain dans un pays à économie planifiée », thèse publiée en 1995 par l’OPU.   

Cette thèse n’aura pas débouché sur le débat qu’elle aurait mérité. On y retrouve certes, son expérience acquise lors de l’élaboration des cartes de préparation des découpages administratifs des wilayas en 1973 puis en 1983, mais c’est surtout son exposé sur la formation
et le fonctionnement de ce réseau urbain formé de 18 villes moyennes et petites d’Oranie qui retient l’attention. La prégnance de ce réseau, qu’il met au jour, a rendu difficile la volonté du décideur d’État, le remodeler ce territoire à sa guise. A. Bendjelid fait alors la démonstration du rôle très fort que les permanences économiques, sociales et culturelles jouent encore. Après avoir mis en évidence, dans la première partie, les principales caractéristiques de la structuration actuelle du réseau urbain des Bassins intérieurs oranais, fondée sur hiérarchie urbaine conçue sur les niveaux d’équipement[19], il essaie de montrer, dans la seconde partie, les influences des formations sociales des périodes ottomane et coloniale sur l’organisation urbaine actuelle. En effet, en sus, et parfois à côté des cités précoloniales[20], s’est développée une solide trame villageoise coloniale, que l’État national tente de réutiliser en fonction de sa vision planifiée et de ses besoins économiques et politiques. C’est ainsi qu’il a graduellement multiplié des villes-relais, devenues chef-lieu de commune, daïra ou wilaya, qui ont été mises au service de la stratégie nationale de développement. Enfin, et comme il l’a lui-même présentée, la dernière partie est consacrée, « d’une part à l’approche des stratégies territoriales élaborées par les différents acteurs de la vie économique et sociale, même si la part réservée aux intervenants économiques privés méritait un plus ample développement et, d’autre part à une dynamique modulée des différents espaces composant les Bassins intérieurs oranais, espace intermédiaire entre l’Oranie littorale et le monde steppique et saharien ». Abed Bendjelid aura, en bon géographe qui sait observer, compris et mis en évidence tout à la fois l’importance des analyses relatives à la prise de la décision (qui décide in fine et comment ?) et la place de la centralisation et de l’administration des collectivités locales (rapports commune / wali) dans le développement. Il aura trouvé face au volontarisme de l’État un autre acteur, une ville : Oran[21] et un nouveau champ d’investigation : l’espace. Pour lui, l’espace est, de plus en plus, perçu comme un bien stratégique, qui est devenu de ce fait, « l’enjeu du conflit actuel qui tourne autour de la problématique de la destructuration-restructuration de l’espace régional en Algérie ». Ce gros travail de recherche a constitué tout naturellement le socle de son œuvre.

Tout en conservant un intérêt intact pour l’espace rural et le Sahara, c’est désormais l’espace urbain et Oran  en particulier qui occupent l’essentiel de ses travaux et notamment ceux qu’il mène au sein de la division de recherche Villes et Territoires qu’il dirigeait au sein du CRASC[22]. Avec lui et, en grande partie grâce à lui, au CRASC, les géographes se rapprochent des anthropologues, des sociologues, des architectes et des historiens notamment. La construction de ces rapports interdisciplinaires a pu être favorisée par ses positions de membre du conseil scientifique du centre, directeur de la division de recherche « Villes et territoires » avant d’en devenir le conseiller scientifique, et bien entendu par sa contribution indéniable à la vie de la revue Insaniyat. Il aura été membre de son comité de rédaction depuis sa création en 1997, avant d’être son directeur-adjoint puis directeur de la rédaction en 2006. Il fut assurément le plus gros contributeur (110 textes divers signés de son nom).

Sa collaboration à Insaniyat a donc été réunie dans cet ouvrage : dix textes dont les deux premiers ont été publiés dans le n° 1 et 2 de la revue.  La question des acteurs qui font /défont la ville et leurs stratégies semblent être capitales et au cœur de sa réflexion pour comprendre le développement de l’espace urbain, sa fragmentation, les enjeux fonciers les mutations sociales qui se traduisent par des poussées urbaines dans les zones agricoles. Parmi ces acteurs locaux, il ouvre une piste de recherche en signalant le rôle et la place des petits entrepreneurs privés de transport. Cette nouvelle catégorie sociale est née du délestage par l’État d’un certain nombre d’activités. Les enquêtes locales démontrent que le déclin progressif des entreprises publiques de transport se fait au détriment du citoyen qui habite en dehors des grandes voies de circulation, généralement pas ou trop peu rentables. On retrouve ce problème même à Oran du fait de la fragmentation de son espace, de la naissance de lieux de résidence spontanés et devant l’absence de réaction des autorités. Les choix parfois insuffisamment muris de ces dernières pour contrôler le flux des habitations illégales n’ont pas toujours aidé à la solution des problèmes aussi élémentaires que la voirie, l’électrification
et l’alimentation en eau potable. Par contre, l’aide de l’État à la palmeraie d’Ouled Saïd aura certes amélioré la vie de ses habitants mais aussi et surtout orienté l’habitat rural vers le mode consommation urbain au niveau du paysage bâti et des matériaux de construction ainsi que la possession d’appareils électroménagers grâce à une électrification généralisée. Enfin, il ne pouvait manquer d’établir une comparaison avec Alger. Comment poser le problème des rapports entre les deux villes ? Le site, les périphéries, les rapports à l’État central et aux autorités locales
et les stratégies des acteurs locaux notamment à Oran ont fait se développer une sorte de tentation de mimétisme des Oranais (organisation de colloques sur la ville et le rêve du Grand Projet Urbain d’Oran, Oran Métropole, etc.). A. Bendjelid rapporte ces débats vains qui ont mobilisé les notables, pseudo-notables
et oulad al blad qui pensaient pouvoir alors obtenir pour Oran un statut de gouvernorat semblable à celui d’Alger. La suite est connue. Le sens de l’observation, l’œil du géographe, la rigueur des enquêtes individuelles et le plus souvent collectives, celles qui aident à former les doctorants, n’ont jamais manqué à Abed Bendjelid. Son bureau personnel débordé de livres, de cartes, de documents en était le témoin.  

Si la liste des travaux de recherche des doctorats et magisters qu’il dirigea est longue, elle correspond globalement, mais pas uniquement, à ses centres d’intérêt.  Il reste enfin que tous ceux qui ont travaillé à ses côtés, au sein du Comité de Rédaction de Insaniyat, ont apprécié ses talents de médiateur, d’animateur, de rédacteur de notes et comptes rendus et de lecteur critique des articles qui lui étaient soumis. Il fut aussi modeste et désintéressé qu’intraitable dans sa défense de la revue et du CRASC.

Fouad SOUFI

Historien, Membre du comité

de lecture d’Insaniyat

Bibliographie

Travaux universitaires

Bendjelid, A.  (1970), Essai de cartographie d’un domaine autogéré de la Mitidja : Le domaine de Bouhadja Ali (Birtouta), DES de géographie, Faculté des lettres, Université d’Alger.

—————  (1976), Implantations et emplois industriels dans le triangle Skikda-Constantine-Annaba, thèse 3ème cycle, géographie, Paris I.

————— (1990), L’organisation urbaine des bassins intérieurs oranais, (Algérie) Formation et fonctionnement d’un réseau urbain dans un pays à économie planifiée, thèse doctorat d’Etat, Paris 1, Publiée à l’OPU en 1995.

Ouvrages et directions d’ouvrages

Bendjelid, A. (1997), Aménageurs et aménagés en Algérie. Héritages des années Boumediene et Chadli, avec Brûlé Jean-Claude et Fontaine Jacques, Paris, l’Harmattan.

—————(1986), Planification et organisation de l'espace en Algérie, Alger, OPU.

Bendjelid, A. et Hafiane, A. (2010), « De la fragmentation physique actuelle et passée à la tentative de défragmentation spatiale dans les grandes villes d’Algérie », Bendjelid, A. (dir.), Villes d’Algérie. Formation, vie urbaine et aménagement, Oran, éd. Centre de recherche en anthropologie sociale.

Contributions

Bendjelid, A. (1996), « Crise de développement et nouvelles stratégies d’acteurs dans les petites villes de montagne et de steppe de l’Algérie occidentale », 7ème Colloque de Géographie Maghrébine, Tunis.

—————(1997), Stratégies résidentielles et classes moyennes
et allocations foncières à Oran (Algérie)
, Colloque sur la gestion du développement urbain, 1997, INRS, Urbanisation, université du Québec, Montréal (Canada).

Bendjelid, A., Prenant, A. et Serdoun, A. (1987), « Nédroma 1983 : exurbanisation et desserrement d'une petite ville ancienne longtemps marginalisée », Nédroma 1954-1984, Oran, CRIDSSH, Université d'Oran, O.P.U.

Bendjelid, A. (2002), « Les espaces urbanisés d’Alger et d’Oran : décision centrale, application et effets de l’image de la capitale sur le pouvoir local », Colloque international Alger Lumières sur la ville, EPAU Alger.

————— (2002), « Politique urbaine algérienne et stratégies résidentielles des classes moyennes à Oran (Algérie) », Dansereau, F., et Navez-Bouchanine, F., (dir.), Gestion du développement urbain
et stratégies résidentielles des habitants
, Paris, l’Harmattan.

Bendjelid, A. et Midoun, O. (2004), « Stratégie d’anticipation de la privatisation des terres agricoles, poussée urbaine et pratiques des coopérations agricoles à Bir El Djir », Bendjelid, A., Brûlé, J.-C,
Fontaine, J. (dir.) Aménageurs et aménagés en. Algérie. Héritages des années ; Boumediene et Chadli, Paris, l'Harmattan.

Bendjelid, A. (2005), « Les modalités d’intégration dans le processus de régulation urbaine au Maghreb : le cas d’Oran », Boumaza, N. et alii (dir.), Villes réelles, villes projetées ; villes maghrébines en fabrication, Maisonneuve et Larose.

————— (2008), « La géographie et l’aménagement en Algérie : quarante ans de savoir géographique accumulé de 1962 à 2002 », Benghabrit, N. et Haddab, M. (dir.), L’Algérie 50 ans après. Etat des savoirs en sciences sociales et humaines, 1954-2004,  Oran, éd Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle.

Articles

Bendjelid, A., (1978), « Équipements tertiaires étatiques et hiérarchisation urbaine dans l’Est algérien », Cahiers Géographiques de l’Ouest, n° 1.

————— (1980), « Structures commerciales étatiques et organisation
de l’espace en Algérie » Bendjelid, A., « Éléments de définition en géographie industrielle », Cahiers Géographiques de l’Ouest, n° 4.

—————(1981-1982), « L’évolution des structures commerciales des fruits et légumes. Apports et carences de l’expérience coopérative algérienne. Le cas de la COFEL d’Oran », Cahiers Géographiques de l’Ouest, n° 7-8 (novembre 1981-mai 1982).

Bendjelid, A. et Mekkaoui, M. (1987), « Planification nationale
et instruments de maîtrise de la croissance urbaine en Algérie »,
Cahiers Géographiques de l’Ouest, n° 9-10. 

Bendjelid, A. et Souïah, S.-A. (1987), « Al Abiod Sidi Cheikh : la croissance d’une petite ville de l’Atlas saharien », Cahiers Géographiques de l’Ouest, n° 9-10.

Bendjelid, A., (1997), « Anthropologie d’un nouvel espace habité: enjeux fonciers et spatialités des classes moyennes à Oran et sa banlieue (Algérie) », Insaniyat, n° 2.

—————(1997), « Les stratégies familiales face à la crise de l’emploi à Sidi-Bel-Abbès : perception de l’espace urbain et diversité de l’informel dans une ville moyenne algérienne », Insaniyat, n° 1.

————— (1998), « Crise de développement et nouvelles stratégies d’acteurs dans les petites villes de montagne et de steppe de l’Algérie occidentale », Insaniyat, n° 6.

————— (1998), « La fragmentation de l'espace urbain d'Oran (Algérie) : mécanismes, acteurs et aménagement urbain », Insaniyat,
n° 5.

Bendjelid, A., et Benchehida, D. (1998), « Aspect de dysfonctionnement urbain au sein d’une métropole régionale algérienne : Oran », Revue de géographie et d’aménagement d’Oran, n° 1.

Bendjelid, A. et alii (1999), « Mutations sociales et adaptation d’une paysannerie ksourienne du Touat : Ouled Hadj Mamoun (wilaya d’Adrar, Algérie) », Insaniyat, n° 7.

Bendjelid, A. (1999) « Les stratégies d’adaptation à la crise de la petite paysannerie du pays de Mazouna (Dahra, Algérie) », Cahiers du CREAD, n° 48.

—————(2001),  « Ouled Saïd, palmeraie du Gourara : développement local et reproduction d’une société traditionnelle », Insaniyat, nos 51-52.

————— (2001), « La ville et les géographes oranais. Analyse critique des mémoires universitaires en géographie (1992-2001) », Insaniyat, n° 13.

————— (2002), « L’émergence de petits entrepreneurs privés dans le transport collectif en milieu rural en Algérie », Insaniyat,
16.

————— (2004), « Oran face aux actions d'aménagement urbain d'Alger : similitudes, modulations et effets de l'image de la capitale sur les pouvoirs locaux », Insaniyat, n° 23-24.

Bendjelid, A. ; Hadeid, M., Messahel, A. et Trache, S.-M. (2004), « Différentiation socio-spatiales dans les nouveaux espaces urbanisés d’Oran », Insaniyat, n° 23-24.

Bendjelid, A. (2008), « Les modalités d’intégration sociale dans le processus de régulation urbaine au Maghreb : le cas d’Oran », Insaniyat, n° 42 (en arabe).

Inédits

Benchehida, D. et Bendjelid, A. (1995), Les mécanismes de la production du bâti dans la wilaya d’Oran ; géographie, Oran, 45 p.

Trache, S.-M. et Bendjelid, A. (2001), Structures commerciales à Oran, Université d’Oran.

Bendjelid, A., Implantations de coopératives immobilières sur les terres agricoles péri-urbaines et logiques d’acteurs dans la commune d’Es-Sénia (wilaya d’Oran).

Liste des projets de recherche dirigés par Abed Bendjelid au CRASC :

  • 1. Membre du projet de recherche, « Différenciations spatiales dans les nouveaux espaces urbanisés d’Oran », CRASC, 1999 – 2001.

  • 2. Responsable du Projet CMEP (Côté Algérien) : CRASC Oran – Université de Picardie : « Observatoire, environnement, population de l’écosystème oasien » 1999-2002.

  • 3. Dans le cadre du projet d’établissement : « Différentiation socio - spatiale dans les nouveaux espaces urbanisés d’Oran». Du 01/07/1999 au 30/06/2002.

  • 4. Membre du projet de recherche/CRASC : « Mise en valeur agricole

    et environnement dans l’écosystème oasien (Le cas du Touat à Adrar) », 2003-2006.

  • 5. Responsable du Projet CMEP (Côté Algérien) : CRASC Oran – Université de Franche-Comté : « Approche des milieux urbains sahariens, wilayas de Bechar et d’Adrar (Sahara algérien) », 2007-2010.

  • 6. Dans le cadre du projet TASSILI - CMEP (Comité Mixte Interuniversitaire Franco-algérien) : « Approche des milieux urbains, wilayas de Bechar et Adrar (Sahara Algérien) ».

  • 7. Responsable du Projet PNR31 : Population et société : « la Réhabilitation des ksours de la Saoura: réalisations architecturales, stratégies d'acteurs et retombées sur le développement local. Essai d’évaluation », piloté et domicilié au CRASC – Oran, 2011-2013.

 NOTES

[1] Officiellement : Certificat d’Études Littéraires Générales (CELG).

[2] Aïnad-Tabet, R., El Watan, 19 décembre 2012.

[3] CNRP : Commissariat National au Recensement de la Population, rue Desfontaines à Alger ; aujourd’hui Office National des Statistiques (ONS).

[4] Aujourd’hui siège de l’Office National des Examens et Concours (ONEC).

[5] Premier découpage administratif de l’Algérie après l’Indépendance, en 1974 (et non en 1975, comme mentionné dans plusieurs textes de géographes), qui voit la création de  seize nouvelles wilayas.  Il participe également au second qui en 1984 (et non en 1985) fait passer le nombre de wilayas de 31 à 48. Il est bien évident que l’universitaire propose et que le politique dispose.

[6] Bendjelid, A. (2008), « La géographie et l’aménagement en Algérie : quarante ans de savoir géographique accumulé de 1962 à 2002 », Benghabrit-Remaoun, N. et Haddab, M. (dir.), L’Algérie 50 ans après. État des savoirs en sciences sociales et humaines, 1954-2004,  Oran, CRASC. Il faut signaler à ce sujet et dans cet ouvrage, deux autres contributions : Prenant, A. et Semmoud, B., Analyse des rapports entre l’évolution de la réalité géographique de l’Algérie et celle de son appréhension par la recherche et Boukerzaza, H., Trente ans  de production  scientifique à Constantine ou comment la géographie rurale a accompagné les évolutions territoriales dans le Nord-est algérien.

[7] On ne peut que relever que plus les géographes post-RES revendiquent un statut scientifique, plus ils se retrouvent à faire appel à l’histoire pour construire leur argumentaire.

[8] Semmoud, B. (2010), « Réflexions sur l’évolution de la géographie en Algérie », Cahiers Géographiques de l’Ouest, n° 11.

[9] Bataillon, C. « Six géographes en quête d’engagement : du communisme à l’aménagement du territoire. Essai sur une génération », Cybergeo : European Journal of Geography.

[10] Lacoste, Y. (1976), La Géographie, ça sert, d’abord, à faire la guerre, Paris, F. Maspéro.

[11] Avec Chabot, G. (1970), Paris, A. Colin.

[12] Paris, Masson, 1971.

[13] Prenant, A. et Semmoud, B., op.cit.

[14] Ibid.,  p. 329.

[15] Semmoud, B., op.cit.

[16] Insaniyat, nos 39-40,  2008, Présentation de la Revue du Laboratoire d’aménagement du territoire université de Constantine.

[17] Le 11ème numéro sort avec pour sous-titre : Revue du Département de Géographie et de l'Aménagement du Territoire et du Laboratoire EGEAT. Abed Bendjelid est membre du Comité scientifique de la revue. Le 12ème numéro à paraître lui sera dédié (Driss Benchehida dixit).

[18] Il fit une présentation d’URBAMA, Insaniyat, n° 9/1999 : Abed Bendjelid, Centre d’études et de recherches sur l’urbanisation du Monde arabe, URBAMA, UMR 6592- CNRS Université de Tours. La principale publication de cette étroite collaboration aura été : Aménageurs et aménagés en Algérie, Colloque d’Oran, 1991, publié en France en 2004. (cf. Biobibliographie.)

[19] C’est ainsi que la cimenterie de Zahana a été rattachée à la nouvelle wilaya de Mascara entrainant avec elle les villes de Mohammadia et Sig.

[20] Il ne consacra pourtant qu’un seul article à Mazouna, sa ville natale, ville précoloniale s’il en est, premier chef-lieu du beylik de l’Ouest au début de l’Algérie ottomane : « Les stratégies d’adaptation à la crise de la petite paysannerie du pays de Mazouna (Dahra, Algérie) », les Cahiers du CREAD, n° 48, 1999.

[21] Au cours de nombreux échanges verbaux, il insistait sur la place centrale d’Oran dans le maillage urbain de l’Ouest algérien (on ne dit plus « Oranie ») et sa « résistance » aux mesures centralisatrices et bureaucratiques de l‘État.

[22] La principale publication est : Villes d’Algérie. Formation, vie urbaine et aménagement, Oran, éd. Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle, 2010.