Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Index des ouvrages

Introduction

L’espace libre, non bâti, élément important du tissu urbain face au parcellaire, permet de faire une lecture de l’espace public sous toutes ses formes. L’espace libre s’est toujours trouvé au cœur des débats (passés ou contemporains) sur l’évolution de la ville et de sa forme.

Cependant, divers questionnements se posent devant l’observation du cadre réel de l’espace libre de la ville algérienne et notamment Oran. L’examen de cet espace dans les zones périphériques et péri centrales d’Oran révèle une série d’espaces résiduels boueux en hiver et poussiéreux en été auxquels est confronté quotidiennement le citoyen. L’impression générale est celle du vide qui fait pressentir une certaine absence ou disparition de la ville. Certains auteurs parlent même de "la mort de la ville".

Beaucoup de critiques notifient que cet état de fait est en partie lié aux carences du cadre juridique algérien, défini par l’état, en matière de construction et qui traduit un certain nombre de seuils et de limites en termes de conciliation entre liberté individuelle et droit commun, entre réglementation et pratique sociale. En conséquence, les productions urbaines apparaissent en fin de compte comme des coups partis : des juxtapositions hasardeuses de programmes tracés d’un côté et des interventions isolées de l’autre.

Mais si l’on se positionne, pour un moment, dans la lignée de Jane Jacobs[1] qui prônent pour des stratégies anti-urbanistiques l’on trouvera que, pour eux, l’urbaniste ne doit plus tenter de définir les objectifs majeurs de la société, ni proposer un projet unifié pour les réaliser, comme l’ont fait Howard, Wright ou Le Corbusier. Jacobs part de l’idée que les valeurs caractéristiques des villes et les qualités qui en aspirent la prospérité et la salubrité sont l’intensité et la variété. Pour elle, les villes sont déjà construites, elles peuvent être rénovées mais jamais transformées et propose comme exemple la cité au tissu étroitement serré et intriqué[2] .

"La ville moderne nous enseigne qu’il ne sert à rien de ruser : les constructions les plus neutres en disent long, elles aussi. Ici, d’un urbanisme abandonné au seul jeu de la spéculation immobilière ; là, du sort fait au logement du plus grand nombre, ailleurs encore, de l’art réduit au privilège de quelques-uns. Qu’on le veuille ou non, construire c’est prendre parti "[3].

En effet, construire c’est prendre parti, mais comment expliquer le développement de l’espace libre, d’un espace très conventionnel, la rue, la place, le square à un espace résiduel résultant de ce développement.

L’espace résiduel, un nouvel espace libre

Après la 2ème guerre mondiale et pour satisfaire une demande croissante des besoins en logements, les réalisations ont été marquées par une construction massive et quantitative.

La mutation d’une société industrielle vers une société urbanisée et spécialisée dans le tertiaire et la pérennité de l’espace public et son étendue dans le temps, ont engendré une sorte d’évidement de ce dernier de sa fonction socialisante et une perte de son importance dans le monde de l’urbanisme.

L’urbanisme moderne, en particulier a produit les grands ensembles avec des espaces libres très vastes, sans statut défini et très difficiles à entretenir.

Jusqu’au milieu des années 80, l’effort des collectivités s’est concentré sur la construction des logements et des équipements. Les espaces vides qui les distribuent, ont été aménagés et gérés avant tout pour résoudre les problèmes des VRD.

Néanmoins, les concepteurs continuent de projeter des espaces pas "vides" signifiant la mort de la ville, mais de nouveaux espaces "moins marqués par les échecs reconnus de la discipline et plus aptes à fonder les discours d’une nouvelle pratique susceptible d’amener un renouveau urbain"[4].

Par conséquent, la notion d’espace libre s’est déplacée de la catégorie du vide de la place, la rue, l’espace public et s’est transformée en un nouvel espace, l’espace résiduel non bâti qui est non dessiné et non planifié.

De même, la croissance industrielle n’a pas donné tout son intérêt au rôle traditionnel de la rue qu’elle voulait améliorer en concevant des espaces libres ; et l’urbanisme contemporain n’encourage pas l’étude réelle des espaces résiduels mais les propose comme de nouveaux idéaux non peu complexes.

Le "vidage" de l’espace libre et la manifestation de l’espace résiduel : signes de la mort de la ville

Dès les années soixante, suite à la reconstruction urbaine en Europe, le vide des espaces libres prend une nouvelle position et devient l’une des causes de la crise de la société urbaine et l’apparition de l’espace résiduel et sa manifestation constituent les symptômes de cette crise : le vide social de l’espace libre est associé aux friches de la désindustrialisation et le vide du non – lieu aux délaissés de voirie et l’on arrive finalement au constat de la mort de la ville.

Sur le plan urbanistique, les membres du groupe Team X, dont Bakema et Van Eyck, réagissent au milieu des années 1950 contre le peu d’intérêt que l’urbanisme et l’architecture fonctionnalistes avaient manifesté pour le traitement de l’espace public et la définition d’une nouvelle relation viable de l’espace libre avec l’environnement bâti. Ils avaient bien pris conscience de ce que Trancik R.[5] fustigera plus récemment comme "lost space" dans les projets de la ville fonctionnaliste.

Les premiers constats de l’espace résiduel 

"Depuis la dernière guerre, la ville a été principalement pensée à partir des pleins constitués par le bâti, créant des vides qui s’articulent avec plus ou moins de bonheur."[6]

  Camillo Sitte[7] avait déjà prédit et mis en garde au début du XXème siècle contre un dessin trop rationnel et épuré de la ville qui modifierait les rues en espaces résiduels.

"Dans l’urbanisme moderne, la relation entre les surfaces bâties et les surfaces vides s’inverse littéralement. Autrefois, les espaces vides (rues et places) constituaient une totalité close dont la forme était déterminée en fonction de l’effet qu’ils devaient produire. Aujourd’hui, on découpe des parcelles à bâtir sous la forme de figures régulières, et ce qui reste est baptisé rue ou place. Autrefois, toutes les inégalités disgracieuses disparaissent à l’intérieur des surfaces bâties. Aujourd’hui, dans la composition des plans d’aménagement, tous les résidus et recoins irréguliers deviennent des places … Du point de vue artistique, ce ne sont pas des places mais seulement des résidus d’espace vide provenant du découpage orthogonal des blocs bâtis". Les espaces libres ont toujours assuré un rôle important, mais la mise en œuvre de programmes à grande échelle notamment la série de parcs reliés par des autoroutes aux USA (programme lancé par Robert Moses[8]), a donné des espaces libres qui ont changé de nature et deviennent ce  vide décrit par Sitte.

Le Corbusier avait lui aussi prédit le risque que courait l’espace libre :

"Les vides immenses que je créais dans cette ville imaginaire, dominés par un ciel répandu partout, j’avais une grande angoisse qu’ils fussent "morts", que l’ennui ne régnât, que la panique ne saisit les habitants"[9].

Pour éviter cette situation, Le Corbusier propose alors dans ses projets de la verdure comme solution constituant une échelle intermédiaire entre le piéton et l’immeuble.

L’espace libre et l’espace résiduel chez les anti-urbanistes

La vraie critique des espaces libres est donnée pour la première fois par Jacobs J. dans son célèbre ouvrage The death and life of great american cities :"Dans l’orthodoxie urbanistique, les espaces libres de quartier sont vénérés aveuglément …. Demandez à un promoteur ce que son nouveau quartier apporte par rapport à la ville traditionnelle et il vous répondra comme une vertu évidente, plus d’espace libre. Demandez à un urbaniste quels sont les progrès dans les codes et il vous
répondra, encore comme une évidence, les incitations au dégagement d’espaces libres... Plus d’espaces libres pourquoi ? Pour des agressions ? Pour des vides lugubres entre les bâtiments
 ?

N’est-ce pas davantage l‘’ambiguïté de bâtiments d’habitations collectives traités comme des monuments qui apparut … et avec celle-ci le sectionnement brutal de la trame qui solidarisait la vie au sol et la vie de la maison ? … contrairement aux systèmes antérieurs, qui avaient combiné dans l’horizontalité un abri et des gisements de ressources multiples et dispersés, le grand ensemble livre en effet à domicile les principaux fluides utiles au confort domestique… Une des significations possibles du vide serait donc que l’habitant n’est plus tenu de mobiliser une série d’espaces extérieurs pour habiter". Les espaces libres ne sont donc que des "no man’s land".

Les friches industrielles et le vide résiduel

L’influence de l’industrialisation sur la ville est aussi abordée dans les ouvrages de Jane Jacobs et elle l’associe à l’apparition de vides frontières (border vacuums). Il s’agit d’espaces résiduels attenants aux voies de chemin de fer ou en bord de rivières, décrits comme des "espaces morts" sans passants et sans circulation.

Après 1973, les friches industrielles sont très nombreuses et leur image est associée à la décadence des cités et ce, suite à l’installation du chômage et la perte des emplois.

En Amérique du Nord, la critique de Jacobs J. réhabilite les facteurs qui ont fait la vitalité de la ville traditionnelle, y compris dans sa version américaine et présente une apologie de la rue comme espace multifonctionnel et social. Les travaux de Lynch contribuent à mettre de l’avant une nouvelle approche de la ville, portant sur la définition de son identité et de son image. Le design urbain réapparaît, comme réaction à l’incapacité de la planification sectorielle à définir le niveau des formes urbaines. En Europe, la "tendenza" italienne et le courant d’architecture urbaine propose une nouvelle lecture de la ville basée sur l’analyse des villes historique qu’on cherche alors à préserver contre l’irruption des projets modernes. Dans les villes centrales américaines, la conservation du patrimoine deviendra un enjeu lié à la critique de l’Urban Renewal et de sa version de la tabula rasa fonctionnaliste.

En 1973, les défauts de la politique de rénovation urbaine sont reconnus. Aux USA, Richard Nixon supprime les fonds fédéraux américains alloués aux programmes de Urban Renewal et Model Cities et en France, il y eut la circulaire Guichard qui met fin à la construction des grands ensembles.

Durant les années 1980 de nombreuses villes d’Europe et d’Amérique du Nord ont entrepris des opérations de réhabilitation et de transformation urbaine en rupture avec les stratégies radicales de rénovation de l’après-guerre et des années 1960. Ces opérations se réclamaient de tendance nouvelle dans le champ de l’architecture et de l’urbanisme issus de deux grands pôles. Celui, en Europe, de l’architecture urbaine d’inspiration italienne et de divers courants d’analyse historique et morphologique de la ville, qui débouchent sur un projet de reconstruction de la ville existante, à un moment où la croissance urbaine fléchit. Et, en Amérique du Nord, celui de courants reliés à l’Urban Design, qui appliquent à des secteurs en crise ou à la recherche de nouvelles vocations des interventions plus fines et plus nuancées que celles qui avaient eu cours durant la période précédente de l’Urban Renewal, où l’on démolissait à grande échelle avant de reconstruire éventuellement.

L’urban design nord-américain

En Amérique du Nord, la critique de la planification urbaine fonctionnaliste et les politiques de l’Urban Renewal, a trouvé une expression positive dans le courant de l’Urban Design, qui a largement contribué à y renouveler l’intervention urbanistique. Quelques grandes villes, telles que New York, Boston et San Francisco ont lancé le mouvement, qui a été suivi assez rapidement par d’autres villes de toutes tailles à travers les États Unis. Au Canada, ce sont surtout les grandes villes comme Toronto ou Vancouver qui développeront des approches inspirées de cette nouvelle perspective.

Les premiers traités d’Urban Design datent des années 1960 tel le classique Design of Cities de Bacon[10]. Rappelons qu’il est l’auteur d’un des premiers plans de design urbain de cette période, celui qu’il a proposé en 1964 pour le centre de Philadelphie. Mais ce n’est que dans la décennie suivante que les premiers apports de ce courant commencent à s’inscrire dans la pratique des agences municipales de planification.

Héritier lointain du mouvement City La critique du zonage s’est d’abord traduite dans une prolifération de nouvelles techniques de contrôle juridique à caractère plus permissif que restrictif telles que le zonage inclusif, le transfert des droits de développement, les bonus de hauteur en contrepartie de la création d’une "plazza". Les "plazzas" sont des vides situés dans les centres urbains New Yorkais et découverts par le sociologue William H. Whyte. Il s’agit d’espaces vides très mal maintenus et pris en charge par les institutions concernées. Whyte montre, dans son ouvrage, que des mesures sont prises pour inciter à la libération d’espaces publics (pour un pied carré de "plazza" ouvert au pied des immeubles, dix sont accordés pour les étages permettant d’atteindre de nouvelles hauteurs), des plazzas mais ces dernières ne sont en fait que des vides très peu fréquentés et ne sont en conséquence que des délaissés. Mais cette situation n’est pas accidentelle (c’est ce que découvre Whyte en tentant de trouver de quelle manière améliorer la situation de ces espaces que sont les plazzas), il s’agissait en fait de dessins pensés et conçus de telle sorte à éviter la présence de personnes indésirables dans ces lieux comme les clochards et les vagabonds. Une certaine phobie est créée dans ces espaces mais elle venait plutôt du manque d’habitude de la part des employés de bureaux de la pratique de l’espace public. Ils arrivaient tous de banlieue et pour eux, la rue et la ville sont des espaces dangereux. Les plazzas sont en conséquence des forteresses bien contrôlées.

Le retour au traitement de la forme urbaine et la reconnaissance du rôle de l’espace public dans la ville sont des préoccupations communes au courant européen et à l’Urban design. Cependant, les villes nord-américaines et européennes présentent des différences importantes, produits d’une histoire et d’une culture propre. Les conceptions et les outils d’intervention reflètent ces différences. Ainsi, une bonne partie des nouveaux instruments du design a été élaborée spécifiquement pour le contrôle du développement privé.

Le contrôle de la forme urbaine par des lignes directrices de design urbain reste souvent limité à la petite échelle en exprimant des relations entre un projet bâti et le domaine public directement adjacent.

L’Urban Design marque, dans l’urbanisme nord-américain, un retour à la composition urbaine et une remise en question de la primauté du zonage et de la réglementation comme instruments de contrôle.

Le retour au traitement de la forme urbaine et la reconnaissance du rôle de l’espace public dans la ville sont des préoccupations communes au courant européen et à l’Urban design. Cependant, les villes nord-américaines et européennes présentent des différences importantes, produits d’une histoire et d’une culture propre. Les conceptions et les outils d’intervention reflètent ces différences. Ainsi, une bonne partie des nouveaux instruments du design a été élaborée spécifiquement pour le contrôle du développement privé.

Le contrôle de la forme urbaine par des lignes directrices de design urbain reste souvent limité à la petite échelle en exprimant des relations entre un projet bâti et le domaine public directement adjacent.

 Le new urbanism, un retour dans l’histoire

Dans les années 1980, le courant américain du New Urbanism a pu être considéré à première vue comme une sorte de contrepartie banlieusarde du courant européen de reconstruction de la ville.

Les tenants du New Urbanism constatent que les New Towns, edge cities et les banlieues qui constituent une partie importante de l’urbanisation métropolitaine, ont perdu les qualités d’urbanité du modèle de l’américan small town : un centre vivant et bien identifié, des limites claires, une certaine densité et mixité d’usage et de population résident, un espace public bien défini à l’échelle piétonne, ainsi que l’existence d’un sens d’appartenance à la communauté. Le modèle d’urbanisation actuel est responsable à leurs yeux de la pollution croissante, de la congestion de la circulation, de l’allongement du temps de transport pour se rendre au travail, de coûts collectifs et individuels de plus en plus élevés, ainsi que l’augmentation des clivages sociaux et de la violence.

Réinterprétant le modèle de la ville américaine traditionnelle, le New Urbanism propose des formes de développement nouveau moins "suburbaines" : augmentation de la densité, structuration autour d’un centre mixte comprenant des espaces publics à caractère civique, retour à une relation entre la rue et le bâti. Dans ce contexte les parcours à pied redeviennent un choix possible pour divers types de déplacements à l’échelle locale.

Pour remplacer les anciens règlements de zonage, Duany et Plater-Zyberk, deux théoriciens du New Urbanism ont élaboré dans leurs pratiques deux nouveaux outils d’urbanisme qui expriment de façon précise et détaillée des caractéristiques physiques recherchées dans les projets. Ainsi le "Master Plan" est traduit en langage formel ; il identifie l’aménagement des espaces publics et les caractéristiques des types de bâti : implantation et détails architecturaux propres à soutenir une relation significative entre le bâti et l’espace public.

Conclusion

Cette approche historique a permis de placer l’espace résiduel dans le monde urbain à travers divers contextes. Elle a aussi permis de montrer comment les spécificités des modes d’urbanisation, les rythmes du développement économique, et les modes de vie propres à chaque culture ont conduit à l’apparition de cet espace.

Dans chaque pays, l’urbanisme s’est développé dans ses institutions propres, élaborant des instruments, des langages, des règlementations à caractère particulier.

À la croisée d’un certain nombre de disciplines, de professions et de pratiques sociales, l’urbanisme est par définition appelé à se renouveler pour répondre aux transformations des formes de l’établissement humain. A chaque époque et à chaque pays ses formes d’urbanisation et à chaque ville son identité particulière.

Bibliographie

Bacon, E. (1967), "The design of cities", New York, Ed. Vic kings.

Boyer, A. & Rojat-Lefebvre, E. (1994), Aménager les espaces publics, le mobilier urbain, Ed : Le Moniteur, Coll. Techniques de conception, Paris, p. 16.

Caro, R. (1974), The power broker, Robert Moses and the fall of New York, Ed. Knopp, New York.

Fishman, R. (1977), L’utopie urbaine au XX° siècle, Ebenezer Howard, Frank Lloyd Wright, Le Corbusier, Bruxelles, Ed. Mardaga.

Jacobs, J. (1961), The death and life of great american cities, Ed. Vintage books, p. 64 et p. 90.

Le Corbusier, cité par François Beguin (1997), "Vagues, Vides, Verts" in Le Visiteur, n° 3, p. 64.

Mitterrand F. (1989), in « Architectures capitales : Paris 1979-1989 », Paris, Editions Electra Moniteur.

Sitte C., "La banalité des aménagements urbains modernes", 1992, première édition 1889) in Marcel Roncayolo et Thierry Paquot (1992), Villes et civilisation urbaine XVIII°-XX° Siècle, Ed. Larousse, Paris.

Tonnelat, S. (2003), Interstices urbains Paris – New York : entre contrôles et mobilités, quatre espaces résiduels de l’aménagement ; sous la direction de Bernard Haumont et William Kornblum, thèse de doctorat en urbanisme et aménagement (Paris 12) et psychologie environnementale (City university of New York).

Trancik, R. (1986), finding lost spaces, Theories of urban design, New York, Van Nostrand and Reinhold.

  Notes

[1] Jacobs, J. (1961), The death and life of great american cities, New York, Ed. Vintage books, p. 64 et p. 90.

[2] Fishman, R. (1977), L’utopie urbaine au XX° siècle, Ebenezer Howard, Frank Lloyd Wright, Le Corbusier, Bruxelles, Ed. Mardaga.

[3] Mitterrand, F. (1989, in « Architectures capitales : Paris 1979-1989 », Paris, Éditions Electra Moniteur.

[4] Tonnelat, S. (2003), Interstices urbains Paris – New York : entre contrôles et mobilités, quatre espaces résiduels de l’aménagement,  thèse de doctorat en urbanisme et aménagement (Paris 12) et psychologie environnementale (City university of New York), sous la direction de Bernard Haumont et William Kornblum,

[5] Trancik, R. (1986),  finding lost spaces, Theories of urban design, New York, Van Nostrand and Reinhold.

[6] Boyer, A. & Rojat-Lefebvre, E. (1994), Aménager les espaces publics, le mobilier urbain, Paris, Le Moniteur, p. 16.

[7] Sitte C. (1992), « La banalité des aménagements urbains modernes », in Marcel Roncayolo et Thierry Paquot, Villes et civilisation urbaine XVIII°-XX° Siècle, Paris, Larousse.

[8] Caro R. (1974), The power broker, Robert Moses and the fall of New York, New York, Knopp.

[9] Le Corbusier, cité par François Beguin (1997), « Vagues, Vides, Verts », in Le Visiteur, n° 3, p. 64.

[10] Bacon, E. (1967), The design of cities, New York, Ed. Vic kings.