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Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

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Ouvrage du CRASC, 2013, p. 165-176, ISBN : 978-9961-813-54-6 | Texte intégral


Ahmed BOUALILI

Introduction

Dans son Cratyle, Platon disait que celui qui sait les noms sait les choses ; il peut ainsi exercer un pouvoir sur ces choses, les maîtriser. Il est dit également dans les textes des trois religions monothéistes que Dieu créa Adam puis lui apprit les noms. Cette connaissance lui aurait permis de "supplanter" les autres créatures.

Il est donc certain que le nom est un moyen de connaissances, un outil d’accès au symbolique. Il sert aussi à l’inscription archéologique du savoir. En effet, il permet de retrouver, par exemple, l’organisation d’une société et son rapport à l’espace.

Nous proposons de faire ressurgir l’organisation sociale et géographique des villages kabyles à travers une étude comparative des (micro)toponymes de plusieurs d’entre eux. Dans le cadre restreint de ce travail, nous ne pourrons qu’aborder une étape de ce chantier qu’est la comparaison de l’organisation des villages kabyles par le biais des toponymes. Nous nous contenterons donc de la description et de l’explication du processus dénominatif des lieux dans un village en particulier à savoir Tighilt Mahmoud[1].

Nous répondrons à cet effet à deux questions majeures : 1° Comment le microtoponyme participe-t-il à l’organisation sociale ? 2° En quoi le toponyme est-il nécessaire dans l’étude socio-anthropologique et historique de la Kabylie, en particulier, et de tout espace sociogéographique, en général ?

Notre travail se composera de deux parties : la première sera consacrée au recensement des microtoponymes constituant le village Tighilt Mahmoud ; la seconde concernera l’explication de l’organisation sociale de ce village à travers les (micro)toponymes et leur participation à la préservation de la mémoire collective.

La (micro)toponymie

Le mot toponyme vient du grec topos "lieu" et onoma "nom" ; il est souvent l’équivalent de nom de lieu. D’ailleurs, dans la littérature onomastique anglaise, le terme toponym est rarement utilisé en comparaison avec name of place (nom de lieu). Le terme microtoponyme renvoie, quant à lui, au nom de lieu inclus dans un toponyme. C’est assez souvent un nom de lieu partagé et connu par les membres de la même famille, du même clan, voire des habitants du même village. Il traverse rarement les frontières du village. Il sert à désigner un lieu dont la référence est restreinte.

Il n’est pas donc étonnant de constater que le toponyme a été tout d’abord l’objet d’étude de la dialectologie à laquelle les études historiques et sociales ont rapidement emboité le pas dans l’étude des noms de lieux. En effet,

« issue de la linguistique, de la dialectologie et avant tout de l'étymologie, la toponymie a, d'abord et longtemps, servi de témoin à l'évolution différentielle du langage. La portée géohistorique, sociale et politique de son témoignage a été ressentie beaucoup plutôt qu'on ne le dit généralement."[2]

Cet intérêt au nom de lieu est justifié par les fonctions qui lui sont dévolues : référentielle, symbolique et métalinguistique. Jean-Yves Dugas en parle dans ces termes :

« (…) d'abord, une fonction d'identification, de singularisation dans l'univers des signes, en somme une fonction métalinguistique : le nom de lieu sert à définir, il donne un nom ; ensuite, une fonction référentielle (...) ; enfin, une fonction (...) connotative (...), laquelle contribue à doter le lieu dénommé d'une charge affective et mémorielle (...) »[3]

En définitive, « Le nom de lieu identifie, il localise, il délimite, il décrit, il caractérise, il rappelle, il perpétue, il évoque, il distingue ; souvent il hiérarchise et il structure ; en un sens il approprie. »[4]

Le verbe « approprier » renvoie à la fois à la capacité du nom (propre) de lieu de singulariser[5] un lieu et au pouvoir que peut exercer celui qui donne un nom sur ce lieu.

Tighilt Mahmoud, un village parmi d’autres

C’est un village perché à neuf cents mètres ; Tighilt est le terme kabyle (berbère) pour désigner « mont ou colline ». Mahmoud est le nom du fondateur du village. La structure syntaxique Tighilt Mahmoud exprime l’appartenance de la colline, du Mont à Mahmoud, le premier à s’y être installé.

En l’absence d’étude archéologique, aucune date d’occupation de la colline n’est connue. À l’instar de beaucoup de villages en Kabylie, nous ne connaissons pas la période à laquelle est fondé le village Tighilt Mahmoud.

La tradition orale colporte néanmoins l’histoire du village qui est corroborée par les toponymes. Elle soutient, entre autres, que le fondateur du village, Mahmoud, serait venu d’Aït Mahmoud, un village d’Ath Douala dont les territoires s’étendaient jusqu’à l’emplacement actuel du village Tighilt Mahmoud sur la frontière avec Maatkas, une autre fédération de tribus "ennemie" avec les Ath Douala.

Pourquoi Mahmoud a-t-il quitté son village pour fonder un autre ?

Deux réponses possibles :

1) la société kabyle étant une société régie par le sang et la vendetta, Mahmoud aurait pu être mêlé à un crime de sang. Pour échapper à la vendetta, il a probablement fui son village natal.

Toutefois, les familles dont un membre a fui la vendetta sont généralement appelées en kabyle "iwdhi’en", pluriel d’"awdi’". Il se trouve que ce paramètre n’est jamais mentionné concernant Mahmoud.

2) C’est un microtoponyme qui nous a guidé dans la deuxième réponse ; il s’agit de Tala Ugelid, littéralement "la source du roi". Il est donc plausible que Mahmoud ait constitué un royaume – à l’échelle des royaumes kabyles dont les rois règnent sur quelques lieues. Ainsi, Mahmoud serait-il venu avec son clan pour fonder le village Tighilt Mahmoud à la recherche de nouvelles terres agricoles.

Pour notre part, nous penchons plus pour cette deuxième hypothèse, sans insister néanmoins sur le caractère royal du village en question. Ce serait plutôt l’occupation de nouvelles terres agricoles qui a motivé la fondation du village et le choix de son emplacement. À ce sujet, Ndinga Mbo remarque que

« Généralement le choix d'un site (...) repose sur des conditions précises : le bon approvisionnement en eau ; la défense contre d'éventuels agresseurs (...) ; la protection contre des éléments de la nature (...) ; la fertilité des sols (...) ; les facilités commerciales (...) »[6]

Il semblerait que l’emplacement actuel du village satisfasse toutes ces exigences. Tout d’abord, le village dispose de plusieurs sources, dont la plus importante est Tala Ugelid, mentionnée plus haut, et est bordé de plusieurs rivières : Assif Umechras « la rivière de Mechtras », Assif Tissiar « la rivière des moulins », etc. Ensuite, se trouvant sur une colline, son accès est sérieusement rendu difficile ; les plus vieilles maisons culminent au sommet de la colline. Puis, le village est entouré de terres agricoles où poussent blé et arbres fruitiers dont les oliviers, les figuiers, les cerisiers, etc. Enfin, se situant au carrefour de plusieurs archs (ensembles de tribus kabyles) dont Maatkas, Ouadhias, Ath Imghor et Ath Douala, le village offre des facilités commerciales non négligeables[7].

Fondation du village et création de toponymes

Les hommes qui commençaient à s’installer dans le village entreprenaient la nomination des lieux qui les entouraient. Cet acte est dicté par la volonté de s’approprier ces lieux et de les apprivoiser. Nous l’avons fait remarquer plus haut, le premier nom à être créé fut celui du village car les nouveaux arrivants transportaient

« un vieux fonds culturel [qui] est inscrit dans [les] noms [de lieux], (…) puisque les groupes se déplacent souvent avec ce qui leur est essentiel : le nom du village qu'on vient de quitter, bien hérité des générations précédentes."[8]

Dans le tableau suivant sont répartis les toponymes que nous avons relevés et qui vont constituer notre corpus :

 

Toponyme

Signification

Thisaghlith

Barrière

Abrid lmal

Le chemin du bétail

Thaqaravth

Le cimetière

Anar

Le champ

Thifaranin, pluriel de thafarat

Vignes

Ourthi

Plantation de figuiers

Akhneq

Goulot

Thaassasth

Le guet

Thadarth

Le village

Thaouint imzouren

La source des visiteurs

Thahechat

Olivier sauvage

Thinetline

Les tombes

Aqeru buvrikh

La tête de canard

Aman inesliyen

La fontaine, l’eau des ancêtres

Abatayoun

Le bataillon

Avrid urumi

La route du romain (du français)

Thansawth

« l’auberge »

Thimizer buzaïm

Les jardins du chef

Thala tqisray

La source des roches

Thaarquvth

Champ plat

Thala bada

La source d’en-bas

Amdhoun

Réservoir d’eau

Agoudhou ukharaz

La décharge du couturier, tailleur

Laach ufelku

Le nid de l’épervier

Thakharouchth thamravet

Le chêne sacré

Amalou

Champ à l’Ouest

Thala tselnine

La source des frênes

Tharga tala

Le ruisseau de la source

Thadourout

Lieu caché, protégé

Asgoun tilefth

« nid » de la laie

Lvour usamer

Jachère de l’Est

Thinqicht

Champ labouré

 Les toponymes relevés dans ce tableau

« indiquent tantôt la configuration ou la nature du sol [lvur usamar], tantôt les espèces animales ou végétales qui y vivent [laach ufelku], d'autres fois la destination que les lieux ont reçu du fait des hommes [Anar] ; ou bien encore ils nous ont conservé la mémoire d'anciens évènements [thaassasth] (...) »[9]

Macro-organisation du village

La tradition populaire rapporte des frictions entre les Ath Douala dont est originaire le clan Mahmoud ayant fondé Tighilt Mahmoud et les Imathqiyen, habitants de Maatkas, qui réclamaient la possession des terres constituant le village. Si on dessinait une carte humaine de la région, nous remarquerons que les Ath Douala se trouvent sur le flan est alors que Maatkas est située à l’ouest de la colline.

Cette situation géographique fait qu’à l’ouest nous retrouvons des (micro)toponymes tels que Thaassasth et Thahechat (grand olivier sauvage) dont la vocation est la défense du village. Ainsi, le premier renvoie-t-il à l’activité humaine qui consiste à guetter l’arrivée de l’ennemi ; tandis qu’au second est attribuée une force surnaturelle due à l’occupant du lieu, un gardien[10] dont la nature n’est pas connue. Ces deux toponymes montrent que la menace venait de l’ouest.

On serait tenté de dire que cette menace pouvait être française lors de l’occupation de l’Algérie. Nous pouvons réfuter cette hypothèse car sur le flan est se trouvait un camp militaire.

Par ailleurs, on rapportait que le guet servait pour prévenir les Ath Douala à l’aide de flambeaux de l’approche d’Imathqiyen. Les premiers venaient de l’Est et les derniers de l’Ouest, le village se trouvant à équidistance des deux chefs-lieux. Autre raison de cette interprétation : l’existence réelle de cette alliance. Jusqu’à la fin du dix-neuvième siècle, les alliances de mariage se tissaient entre les habitants de Tighilt Mahmoud et ceux des Ath Douala ; elles étaient rares entre les premiers et les habitants de Maatkas.

Encore aujourd’hui, les premiers pensent être différents des derniers dans leur mode de vie ; ils réclament volontiers une ascendance des Ath Douala. Il faut souligner que cette inimité persiste encore de nos jours sans pour autant dégénérer en conflit armé. L’école est en train d’aplanir ses ressentiments car les enfants des deux localités fréquentent les mêmes écoles.

À l’Est et au Sud, les appellations sont plutôt amicales et les toponymes renvoient à des lieux de convivialité. C’est ici que nous trouvons Thansawth qui est une maison d’hôtes réservée aux gens de passage.

De nos jours, l’essentiel des habitations se trouvent sur les flans est et sud ; peu de maisons sont érigées sur le flan ouest. Ce paramètre témoigne également de l’origine des premiers habitants du village.

Micro-organisation du village

À l’intérieur de cette structure, les hommes ont organisé leur mode de vie en séparant le village en espaces différents destinés à des activités précises. Les microtoponymes permettent aujourd’hui de retrouver cette organisation interne.

Il fallait tout d’abord séparer les zones pastorales des zones agricoles. Un moyen simple qu’on retrouve dans beaucoup de villages de la région est mis au point : thisaghlith ; beaucoup de lieux portent ce nom jusqu’à nos jours. Littéralement, thissaghlith, qui vient de issaghli "fait tomber", veut dire « ce qui fait tomber ». Concrètement cette barrière en forme de A à l’envers est placée sur un chemin pour empêcher le bétail de le prendre. Ce chemin conduit vers les champs de blé, d’orge et autres céréales.

Les noms Thissaghlith recensés à Tighilt Mahmoud se trouvent à l’Est et au Sud. Les champs de blé se situeraient donc de ces côtés-ci du village. Les noms Anar "aire de battage" sont relevés aussi des mêmes côtés, alors que Aghoudhou ukharaz, sorte de décharge à ciel ouvert, est à l’Ouest.

Un chemin est réservé aux animaux en général et au bétail en particulier. Il existe jusqu’à ce jour et il porte le nom Avrid lmal, littéralement « le chemin du bétail ». En quittant le village pour aller dans les pâturages, le bétail emprunte inévitablement ce chemin qui va vers l’Ouest ; les pâturages se trouveraient donc à l’Ouest du village.

Est-ce que cette organisation est dictée par le climat, l’Est et le Sud étant plus exposés au soleil, ou par une stratégie de défense ? En effet, le bétail peut être reconduit dans l’enceinte du village alors que les champs de blé doivent être préservés dans l’enceinte elle-même.

Les (micro)toponymes, des documents culturels et historiques

Ce que nous venons de décrire retrace, en l’absence de documents historiques, l’histoire d’un village grâce aux noms de lieux. Ils sont des "documents historiques" essentiels « dans la mesure où ils se transmettent d'espace en espace, de génération en génération au sein de la communauté globale et de ses sous-ensembles. »[11]

La toponymie pourrait servir en Algérie, en générale, et, en Kabylie, en particulier , pour « éclairer l'histoire de la mise en valeur du sol et du peuplement, notamment pour les périodes où les documents écrits faisaient défaut ou étaient très lacunaires. »[12]

Les toponymes sont aussi des documents culturels car ils « peuvent commémorer un événement survenu à cet endroit, le souvenir d'un personnage marquant ou la pratique d'une activité aujourd'hui disparue. »[13] Nous avons repéré dans notre corpus des toponymes qui fonctionnent de la sorte.

Anar, par exemple, est l’aire de battage ; cette activité qui réunissait tout le clan autour d’une paire de bœufs battant les épis de blé n’est plus pratiquée aujourd’hui en raison du développement technologique. Le toponyme maintient cette activité dans les mémoires car la recherche de sa signification conduit inévitablement à la vocation du battage traditionnel.

Asgoun tilifth "lieu où dort la laie" ou "couches de la laie", est aussi un toponyme qui maintient la mémoire collective. En effet, l’évocation de ce nom est liée à une pratique culturelle des femmes qui voudraient avoir des enfants. En raison de la facilité procréative de la laie, les femmes ont fait de ce lieu, où une laie est venue une fois mettre bas, un lieu de pèlerinage en quête de la "cure" de leur stérilité présumée.

La valeur du toponyme est donc incontestable auprès des historiens et des anthropologues. La toponymie peut également servir la géographie dans la mesure où son

 « vocabulaire descriptif (…), en quelque langue que ce soit, présente un intérêt majeur pour les géographes : il peut leur révéler un aspect révolu du paysage qu'ils étudient, en évoquant la présence ancienne de forêts ou de marais, ou des indices d'organisation de la vie économique ou sociale (...) »[14]

Conclusion

Nous pensons que l'étude des toponymes et des microtoponymes peut constituer toute une archéologie. Elle précisera l'itinéraire des migrations de tout un groupe d'individus. Nous avons pu constater que grâce à la toponymie cet itinéraire pouvait être retracé car tout processus de fondation d’un lieu et par ricochet de sa dénomination fonctionne ainsi :

« A l'origine, de modestes unités se réclamant d'un ancêtre commun s'implantent sur un site agricole par exemple. Avec le temps, ces unités agricoles devenues nombreuses se disloquent ou se dispersent, emportant les noms liés aux terres initialement cultivées. De proche en proche, pendant plusieurs années, plusieurs siècles, toute une région est occupée par des clans apparentés, même lorsqu'ils sont dans l'impossibilité de retracer le cheminement exact de leur commune ascendance. »[15]

Nous avons tenté dans ce travail de reconstituer l’histoire d’un lieu en l’absence de documents historiques. Nous nous sommes basé pour ce faire sur l’explication linguistique des (micro)toponymes et sur leur interprétation archéologique car

« la toponymie (...) ne saurait s'en tenir à la seule étymologie ; elle relève aussi de la sémantique. Elle tend à comprendre le lieu lui-même, à lui donner, dans son contexte géographique et historique, une signification précise. »[16]

Cette interprétation a permis une lecture historique dénuée de toute subjectivité. Cette lecture a été rendue possible car elle est inscrite dans la toponymie élaborée par des paysans fondateurs de villages.

« A en croire l'adage qui voudrait que les peuples heureux n'ont pas d'histoire, on serait tenté de croire que les paysans étaient heureux. Trop souvent méprisés et parfois même traités en sous-hommes, les hommes de la terre ont, à leur manière, par la (micro-) toponymie, écrit leur géographie et leur histoire, histoire qui, à la différence de celle des puissants, n'a guère été déformée par l'esprit partisan. »[17]

De proche en proche, ces paysans ont fondé une multitude de village en trimballant comme seul viatique leur toponymie. Ils allaient de contrée en contrée et autant ils « émigrent, autant il y a de villages migrateurs, c'est-à-dire qui ont changé de site. »[18]

A l’échelle d’une région composée de plusieurs villages, les mêmes noms de lieux autochtones apparaîtraient pour désigner plusieurs territoires. Il serait judicieux de faire cette comparaison[19] pour comprendre comment fonctionne la microtoponymie qui reste un domaine peu explorée en Algérie.

Bibliographie

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Villette, Guy, « La méthode en toponymie », In Cahiers de la Société française d'Onomastique, N° 00, Dijon, automne 2008.

 Notes

[1] Le village se trouve dans la commune de Souk El Ténine à quelques 25 km au sud de Tizi Ouzou, ville à l’est d’Alger.

[2] Dorion, Henri, « L'apport de la recherche onomastique à la gestion des noms géographiques. », In Actes du XVIe Congrès International des Sciences Onomastiques, Québec, Université Laval, 16-22 août 1987, PUL, sous la dir. de Jean-Claude Boulanger, Québec 1990, pp. 121-128, p. 123

[3] Dugas Jean-Yves, « Le toponyme comme mode d'appropriation de l'espace romanesque dans Maria Chapdelaine et Menaud, maître-draveur », In Actes du XVIe Congrès International des Sciences Onomastiques, Québec, Université Laval, 16-22 août 1987, PUL, sous la dir. de Jean-Claude Boulanger, Québec 1990, pp. 229-238, p. 231

[4] Dorion, Henri, op. cit., p. 128

[5] Nous verrons plus loin que le même (micro)toponyme peut se trouver affecté à différents lieu. Cela n’entame en rien sa capacité de référer à un lieu seulement à la fois.

[6] Ndinga Mbo Abraham Constant, Onomastique et histoire au Congo-Brazzaville, Paris, L'Harmattan, 2004, p. 27

[7] De nos jours, au pied de la colline se trouve un marché hebdomadaire qui a donné son nom au chef lieu de la commune Souk El Ténine.

[8] Ndinga Mbo Abraham Constant, op. cit., p. 34

[9] Longnon, Auguste, Les noms de lieu de la France : leur origine, leur signification, leurs transformations, publié par Paul Marichal et Léon Mirot, Paris, Honoré Champion, 1999 (réédition), préface de Jacques Chaurand, p. 2

[10] Le vocable « gardien » correspond à l’appellation aassas qui est à la fois « gardien » et « défenseur ». Il appartient au monde immatériel ; dans chaque demeure, il ya un aassas et les villages peuvent en avoir aussi.

[11] Théophile Obenga, La cuvette congolaise. Les hommes et les structures. Contribution à l'histoire traditionnelle de l'Afrique Centrale, Paris, Présence Africaine, 1976, p. 13

[12] Chaurand, Jacques, « L'apport de la toponymie », In Onomastique et histoire. Onomastique littéraire, Actes du VIIIe colloque de la Société Française d'Onomastique, Aix-en-Provence, 26-29 octobre 1994, Publications de l'université de Provence, 1998, p. 251

[13] Ndinga Mbo Abraham Constant, op. cit., p. 35

[14] Falc'hun, François, « Le substrat celtique en Occitanie », In Variation linguistique dans l'espace dialectologique et onomastique, In Actes du XVIIe Congrès International de Linguistique et Philologie Romanes, Aix-en-Provence, 29 août-3 septembre 1983, vol. 6, 1986, p. 560

[15] Théophile Obenga, Les Bantu. Langues-Peuples-Civilisations, Paris, Présence Africaine, 1985, p. 112.

[16] Villette, Guy, « La méthode en toponymie », In Cahiers de la Société française d'Onomastique, N° 00, automne 2008, Dijon, p. 236

[17] Plonéis, Jean-Marie, « La toponymie : mémoire des peuples », In Onomastique et histoire. Onomastique littéraire, Actes du VIIIe colloque de la Société Française d'Onomastique, Aix-en-Provence, 26-29 octobre 1994, Publications de l'université de Provence, 1998, p. 181-182

[18] Ndinga Mbo Abraham Constant, op. cit., p. 27

[19] Une enquête est en cours et selon les premiers résultats plusieurs villages du sud de la wilaya de Tizi Ouzou présenteraient la même organisation (micro)toponymique.