Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Index des ouvrages

À l’occasion du cinquantième anniversaire de l’indépendance de l’Algérie, nos collègues Amar Mohand-Amer et Belkacem Benzenine offrent à ceux qui s’intéressent à la question cet ouvrage collectif portant sur les indépendances au Maghreb.

Je voudrais en abordant cette publication exposer brièvement quelques remarques suscitées par une pareille initiative :

  • Tout d’abord, elle s’insère dans une série d’activités portant sur un évènement marquant de l’histoire des Mouvements nationaux et de la décolonisation. Un grand nombre de rencontres et de publications ont, en effet, été programmées au cours de cette année commémorative, et ce livre y contribue à sa manière. Les concepteurs ont eu cependant ici l’idée d’élargir la problématique au Maghreb, et notamment à des pays tels le Maroc et la Tunisie, ceci même si le contexte lié à cette année 2012, aura laissé la part belle aux textes portant sur l’Algérie. Il n’en demeure pas moins vrai que l’idée d’intervenir sous un angle scientifique lors de cette commémoration et d’en élargir l’objet à l’ensemble maghrébin est à retenir et à reproduire autant que possible. Ceci tout en faisant justice aux autres institutions et chercheurs qui ont déjà opté pour la même voie.
  • Ce travail, comme déjà signalé, est une œuvre collective à laquelle ont contribué une vingtaine de chercheurs, des juniors avec y compris des doctorants, mais aussi d’autres moins jeunes et largement reconnus dans leurs spécialités, parmi lesquels notre collègue Fatima Zohra Saï pour laquelle nous aurons une pensée affectueuse particulière dans les moments difficiles qu’elle traverse. Ce sont des chercheurs qui travaillent sur l’Algérie, le Maroc et la Tunisie, à partir d’institutions maghrébines, mais qui peuvent aussi être rattachés à des organismes situés en France bien entendu, mais aussi au Portugal ou au Canada. Leurs centres d’intérêt sont multiples puisque l’étendue des sujets abordés ne pouvait se limiter à la seule discipline de l’histoire, mais s’étendre à la politologie, la sociologie, l’économie, le droit… avec des thématiques pouvant toucher à la mémoire, aux questions liées à la période de transition qui nous sépare de la proclamation des indépendances, aux projets nationaux et culturels ainsi que les mouvements sociaux et politiques qui les soutiennent. Certes, l’entreprise est loin d’être exhaustive, et ce n’est d’ailleurs pas compris dans ses objectifs, mais elle est riche par ses approches problématiques et méthodologiques.
  • Enfin, si nous devons cette stimulante production à tous les écrivants qui ont contribué à la façonner, avec un effort particulier et soutenu des deux collègues qui en ont assuré le travail de coordination de de suivi, elle n’aurait sans doute pas vu le jour sans le partenariat portant sur des activités communes inaugurées il y a quelques années déjà entre deux organismes scientifiques. Il s’agit d’une institution française, l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) dont le siège est à Tunis, et une institution algérienne, le Centre de recherche en anthropologie sociale et culturelle (CRASC) domicilié à Oran. Cette coopération qui s’est déjà traduite par des rencontres scientifiques organisées à Tunis ou à Oran et qui a ouvert la voie à des déplacements scientifiques de jeunes chercheurs, trouve à l’occasion du cinquantième anniversaire de l’accession de l’Algérie à son indépendance, une nouvelle occasion pour mettre en évidence son caractère fécond. Qu’elle puisse continuer dans l’intérêt de tous ceux qui sont intéressés par l’approfondissement des connaissances portant sur l’Algérie et le Maghreb.