Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Index des ouvrages

Introduction

Dans le champ prometteur et largement ouvert du renouvellement que connaît la littérature maghrébine d'expression française depuis près de deux décennies, certaines (ré) – orientations thématiques ainsi que certaines pratiques d'écriture axées sur la découverte d'un nouvel imaginaire particulièrement foisonnant, retiennent l'attention des lecteurs.

L'œuvre de Mohammed Dib, riche de toutes les ressources que lui offrent les deux langues qui la travaillent et du double patrimoine culturel dans lequel elle s'enracine, n'a cessé, malgré une certaine constance qui est la marque personnelle de l'écrivain, de se renouveler par son écriture. Les dernières productions, en particulier, témoignent d'un souci de faire jouer les richesses poétiques, ludiques, sémiotiques, rhétoriques qui naissent de cette rencontre entre langues et cultures et de leurs interactions.

Mon souci sera de porter un éclairage sur un procédé stylistique et rhétorique remarquable, le tadhmīn  grâce auquel Mohammed Dib fait fonctionner un signe dans l'autre, une langue dans l'autre, pour marquer de manière très originale cette présence souterraine de la langue arabe par laquelle l'écriture se trouve enrichie et renouvelée.

C'est au sein du nom de l'héroïne de son roman Le Sommeil d'Eve, paru en 1989, Faïna, que j'analyserai le fonctionnement de ce procédé pour en éclairer l'emploi judicieux qu'en fait l'auteur.

L'intérêt que présente ce domaine relativement récent de la critique qu'est l'onomastique littéraire réside, non pas dans la seule fonction  d'identification qu'assure tout naturellement le nom propre, mais surtout par son potentiel sémantique, c'est-à-dire dans le rôle complexe qu'il est appelé à jouer par son rayonnement dans l'économie générale du récit.

Lieu d'un procès fondamental pour la grammaire du récit [1], comme le souligne Eugène Nicole, le nom propre en apparence anodin de Faïna dans Le Sommeil d'Eve ne délivre ses secrets qu'au terme d'une analyse serrée pour déceler

« La motivation plus ou moins cachée des signifiants ou la mise au jour de certaines clés »[2].

Le prénom associé dans le roman au nom surprenant de Louve : N'oublie pas Faïna que tu t'appelleras Louve aussi. (p.23), semble en effet avoir fait l'objet de la part de Mohammed Dib d'une volonté particulière d'enfouissement et de subversion du sens qui appelle un effort supplémentaire de déchiffrement de la part du lecteur.

C'est le fonctionnement symbolique et l'agencement sémiotique particulier de ce signe au regard de l'économie du récit qui fera l'objet de mon analyse. J'aurai recours pour cela en grande partie au fonctionnement en sourdine de la langue arabe et de ses ressources rhétoriques, d'une part en faisant appel à la simiya ou science des lettres en arabe, ainsi qu'à l'éclairage par l'étymologie, comme je m'intéresserai à ce processus singulier d'enfouissement qu'est le tadhmīn que l'étude poussée du texte dibien m'a permis de déceler et de mettre en lumière dans l'écriture et à utiliser,

  • d'une part pour exhumer "la motivation plus ou moins cachée" dans le signe onomastique
  • d'autre part pour "mettre au jour certaines clés" de l'écriture.

     

  • i.La procédure lexico-sémantique du tadhmīn 

Selon le Lisān al' Arab le mot tadhmīn  s'emploie comme l'indique son étymologie ض م ن, dans le cas où une chose en contient ou en englobe une autre, ce qui sommairement correspond, au plan linguistique, au rapport que le signifiant, englobant, entretient au signifié, englobé; à cela s'ajoute l'idée de protéger… de garantir l'intégrité…sème que véhicule également la racine trilitère  ض م ن.

En rhétorique arabe, le terme tadhmīn  désigne

« Un phénomène d'implication entre deux mots, en rapport de dépendance réciproque, duquel il résulte la réalisation d'un sens nouveau ou renforcé, sans que n'apparaisse ni ne soit cité ou explicité le mot qui l'exprime de manière directe ou naturelle » [3].

N'étant pas directement accessible, le sens doit donc être extrait par déduction puisque le lien signifiant / signifié, ainsi subverti, est détourné de la signification normalement attendue au regard de l'étymologie ou de l'usage.

Le procédé stylistique du tadhmīn  consiste selon l'exégèse coranique en une sorte d'involution du sens, d'un véritable enfouissement volontaire dont le but est que

« Le propos demeure un secret non visible » [4]

L'exégète Ibn al- Qiyyam al Djawzia (mort en 751 de l'Hégire) donne de ce terme- au sens à la fois rhétorique et exégétique la définition suivante, que je traduis:

« (Il y a) tadhmīn lorsqu'un nom s'approprie la signification d'un autre nom pour signifier (exprimer) (conjointement) le sens des deux mots ».[5]

Les verbes exprimer et signifier que je retiens pour ma traduction sont rendus par l'expression arabe li faīdati qui équivaut littéralement à dans l'intérêt de…à l'avantage de…et supposent que l'essentiel du travail de tadhmīn  est d'optimiser le sens des mots impliqués dans le procédé de manière à en amplifier et à en renforcer le sens.

Parmi l'éventail de nuances rhétoriques que propose Ibn al Quiyyam je retiendrai que:

  • la procédure ne donne lieu ni à une dissolution du sens, ni à un figement qui affadirait la signification, mais au contraire à une condensation- concentration qui joue le rôle de "révélateur" de sens nouveaux, au sens chimique ou alchimique du verbe révéler.
  • l'ouverture du sens d'un mot à un autre élargit la signification qui toutefois doit rester enfouie à l'arrière-plan du discours et n'être accessible au lecteur ou à l'exégète qu'au terme d'un véritable travail de dévoilement : ta'wil.
  • Les deux mots mis en présence relèvent de deux plans de perception différents; l'un concret, apparent, obvie, zāhir, l'autre abstrait, dissimulé, obtus batīn, la liberté et la responsabilité du sens demeurant en dernière instance du ressort du lecteur- interprète.

La volonté d'enfouissement qui empêche l'accès immédiat au sens correspond à l'étymologie du mot tadhmīn : contenir, englober mais aussi garantir…le secret du contenu, de l'englobé.

Les sèmes de protection, de garantie en germe dans le mot, évoquent ce pouvoir protecteur, magique, quasi talismanique qu'il partage avec le mot, hiéroglyphe : « caractère, écriture qui dissimule un secret…chose énigmatique, sacrée… »

 ii.La motivation cachée dans les lettres symboles 

Si la stricte fonction de référentialisation autorise d'emblée à rattacher le prénom Faïna au pays dont elle est originaire, la Finlande, le signe onomastique peut également être rapporté à une nomenclature des prénoms féminins en usage dans la société arabo-musulmane: Aïcha, Leïla, Kheïra, Naïla, Faïza, dont il porte les accents par certaines analogies phoniques : le a final et surtout le noyau phonique aï ou eï dont on remarque la présence insistante chez Dib dans le choix des prénoms dans tous ses derniers romans.

Le détour par la langue arabe, offre de ce fait "une autre lecture" que je vais tenter, pour éclairer le potentiel sémantique du prénom par recours à la simiya ou sciences des lettres.

Malgré sa structure phonique et la présence du phonème eï ou aï Faïna n'appartient pas à l'univers traditionnel des prénoms arabes. Au plan consonantique, les deux lettres qui le composent f et n servent dans le système de la langue arabe à former le mot fanā terme qui renvoie à la mystique musulmane et signifie mort, anéantissement, annihilation, de même qu'elles constituent en français le mot fin.

Le nom propre qui correspondrait strictement à fanā serait Fania et non Faïna, mais rien n'exclut que les consonnes ont pu servir à Dib par la construction anagrammatique du prénom de son héroïne et les nouveautés qu'il y apporte semblent faire signe. En effet, inversion du i qui précède le n comme dans le mot fin et apparition du tréma qui accentue la visibilité des trois lettres médianes font apparaître par croisement ces trois lettres qui précisément attirent l'attenti sur un autre découpage syllabique

F/AÏN/A plutôt que FA/Ï/NA

L'accent tonique marqué par le tréma sur la lettre centrale donne à voir et à lire un nouveau phonème aïn qui correspond à la lettre arabe ع et apparaît comme "un signe dans le signe", quand on sait qu'à elle seule cette lettre arabe signifie œil, source, essence, mais encore réalité intime entité essentielle selon la simiya mais surtout que le sème le plus rayonnant qui s'y rattache est celui de lumière[6].

Onze anthroponymes dans les trois romans du "cycle dit nordique" portant "ce signe" aï ou eï, montrent qu'il exerce une certaine fascination sur Dib, fascination pour la lumière, ou penchant visionnaire?

En mystique musulmane la lettre [ع], de "pure lumière", est identifiée à l'Esprit, et se trouve à l'initiale des noms divins d'Essence, de Beauté, de Majesté qui éclairent sa richesse symbolique. [7]

Placée à l'initiale du signe onomastique Faïna,  la lettre f pour sa part s'écrit ف   en arabe et symbolise la disponibilité parfaite en raison de sa forme arrondie, de son tracé sans début, ni fin et d'une concavité qui la destine à recevoir ce qui doit la remplir. Lettre réceptacle est donc féminine, elle est surmontée du point diacritique et renvoie de ce fait à la relation complexe entre le cercle et le point, relation à partir de laquelle se développe au sein même du Sommeil d'Eve   un réseau insoupçonné de significations emboîtées.

En effet, à partir de ces seules données un lien s'établit entre les noms féminins qui constituent le système onomastique du roman, en particulier entre celui de l'héroïne Faïna et ceux de deux autres personnages emblématiques, hors diégèse, que le roman convoque: Eve et Marie. Le réseau de relations qui s'esquisse alors pour constituer le système onomastique du roman, annonce une ligne de sens en filigrane dans l'espace textuel.

La lettre f,  initiale de Faïna est aussi celle de femme; la première femme évoquée, Eve, apparaît une unique fois, au seuil du texte dans le titre Le Sommeil d'Eve. Eve première femme, première amante, première tentatrice symbole de ce moment premier et décisif pour qu'advienne l'Autre et que l'histoire puisse commencer…le récit de Faïna, qui constitue la première partie du roman commence par sa séparation d'avec Solh, son amant algérien.

L'autre prénom convoqué dans le roman est celui de Marie une femme destinée à recevoir ce qui doit la remplir, pour que se noue le lien fondateur entre le cercle et le point et que la création émerge du chaos.

La Vierge Marie évoquée dans le Sommeil d'Eve par Solh dans la récitation d'un verset coranique de la sourate XIX précisément intitulée "Marie"

« Nomme-la dans l'écriture Marie, alors qu'elle s'isolait des siens quelque part à l'est, puis tendait autour d'eux un voile, sur quoi nous lui envoyons notre esprit sous une apparence humaine sans défaut ». (p.211)

Les fils associant Faïna à Marie mère du Christ sauveur se rejoignent: toutes deux sont porteuses de vie et d'espoir…car Faïna attend un enfant de Solh. Venue d’ailleurs, épouse adultère, pécheresse folle d’amour pour Solh, Faïna est atteinte d’un mal étrange, habitée mascuna. Folie qui s’empare d’elle soudainement avec la violence et la férocité d’une louve assoiffée de sang, qui lui donne le goût du sang. Elle rêve d’un « ailleurs » indécis, d’un « étranger » dont elle essaie d’apprivoiser l’image que lui renvoie le miroir trouble de sa folie.

La lecture de la sourate "Marie" attire sur elle la protection de l'Esprit, « le voile tendu autour d’elle », ce hidjāb contenu dans son nom, mystère et puissance du aïn, lettre de pure lumière enchâssée dans son nom, protection en germe également dans le mot tadhmīn

L'univers de significations se trouve dès lors embrayé sur une dimension que la convergence des symboles et la citation intertextuelle d'un texte fondateur investis dans le roman, autorise à qualifier de spirituelle voir mystique.

La présence de l'autre langue et de l'autre culture manifestées au travers d'une référence littéraire et religieuse relevant d'un univers particulier de significations, invite à mettre en évidence la motivation enfouie, grâce au procédé du tadhmīn, dans le signifiant onomastique dont la surdétermination par juxtaposition des deux noms Faïna- Louve invite à continuer l'exploration.

 iii. Le jeu d'enfouissement du sens 

La mise en relation Faïna- Louve, que le récit affiche, appelle une fois encore à un travail de dés-enfouissement des significations et de leur croisement devant cette véritable énigme sous laquelle se présente le nom. Les deux signes onomastiques ainsi associés apparaissent comme interchangeables: Louve étant employé comme le substitut appellatif de Faïna, ce qui ne saurait être ni fruit  du hasard, ni une pure fantaisie puisque s'affichant ouvertement il révèle plutôt une intention délibérée de remotiver le signe, de le ré- sémantiser par le biais de cette métaphore animale dont on retrouve trace dans l'œuvre de Dib[8].

La récurrence de ce motif dans l'intra-texte dibien signale, outre sa présence obsessionnelle dans l'écriture, un travail sur le signe et les symboles qui interagissent dans l'œuvre et invite donc expressément à lever le secret pour faire surgir la lumière qu'il pourrait apporter à sa compréhension.

« De tous les éléments qui composent le nom, le noyau, le noyau dur, c'est le nom véritable (…) tout le reste n'est là que pour le voiler (…) c'est que le nom à l'exemple de ce qui se passe pour Dieu, dit à la fois l'être et le voile, le protège » [9].

La première remarque que l'on peut faire sur le mot loup, louve a trait à son étymologie: Littré donne de celle-ci une indication très importante pour mon propos.

Dérivé du latin (lupus) le mot louve, dont le féminin est lupa, correspond en grec à leukos qui signifie lumineux, au sens de son radical lumen. Loup et lumière sont donc issus d'une même racine gréco-latine, qui déjà, explique en partie le rapprochement Faïna- Louve opéré par tadhmīn  par Mohamed Dib, puisque comme le mot louve le nom Faïna est porteur de ce noyau dur du aïn, de la lumière, lumen.

D'emploi fréquent en littérature le motif du loup, de la louve, véhicule aussi bien des connotations négatives, (l'animalité, la cruauté, la férocité, la force mal contrôlée…), que positives (clairvoyance, intelligence, rôle d'éveilleur…). L'astrologie souligne son rôle de guide et de protecteur et l'assimile au nord polaire pour son aspect  psychopompe dans les rituels initiatiques au cours desquels la mort symbolique prélude à une nouvelle naissance : celle d'un être supérieur.

Par ailleurs le mot arabe la'ba d'origine inconnue, probablement iranienne- évoque la racine latine lupa, louve dont il est très proche. Il désigne quant à lui une créature d'une exceptionnelle beauté que l'imaginaire arabe entoure d'un grand prestige: c'est en effet le nom de la Vierge promise aux vertueux et aux élus, Houri parmi les houris du paradis qu'Allah réserve aux bienheureux.

Pas moins de neuf sourate du Coran, parmi les plus importantes en font mention

« …Nous les avons faites vierges, aimantes et d'égale jeunesse pour les compagnons de la droite… (Coran, LVI, 35-38) ».

 L’enfouissement d'un sens double dans le nom Louve sert à Dib pour inverser le sémantisme péjoratif du mot: seules sont retenues les valeurs mélioratives rattachées au vocable La'ba, valeurs renvoyant aux arcanes de la beauté féminine dans l'aire culturelle arabe: la beauté, la jeunesse, la virginité, éternelles ! Evacuant tout sème d'animalité, ce revirement du sens fait éclater le noyau du signe onomastique pour littéralement sublimer les valeurs positives qui s'originent dans un système symbolique autre que celui dans lequel l'écriture est censée puiser.

L'éclatement du noyau dur que constitue le nom Louve dans les deux langues qui informe l'écriture chez Mohammed Dib permet d’éclairer le fonctionnement du tadhmīn.

Le phénomène de cristallisation du sens des deux noms associés par tadhmīn, une fois décrypté, joue le rôle de "révélateur" pour élargir les significations et faire apparaître le sens occulté par delà le sens apparent. Tout l'enjeu de l'écriture semble consister en un jeu malicieux d'occultation/dévoilement de l'investissement sémantique et poétique et invite le lecteur à chercher le secret du nom dans "un réseau inédit et quasi clandestin de significations croisées" que tisse le texte car

« Le texte écrit n'est souvent qu'un "prétexte" à une explication sémantique, le nom-clé (signifiant dénué "à priori" de sens) s'y chargeant par un détour de significations »[10].

Conclusion

Le processus de la hiéroglyphisation obtenu par tadhmīn  joue sur une double portée : au plan graphique, il fait apparaître cette lettre [ع] encryptée dans le nom ; il opère comme un prisme -Dib dirait un (barzakh)- à travers lequel se dessinent les significations.

Cette dimension joue de la dialectique traditionnellement rapportée à la mystique obscurité/lumière, manifesté/occulté, exotérique/ésotérique, la configuration du prénom Faïna signalant cette "présence dans l'absence" qui caractérise l'univers mystique, la proximité de la mort, du finà et de la lumière de la vie éternelle symbolisée par le aïn.

Le noyau secret du sens dissimulé dans la structure même du nom et qui essaime dans les  profondeurs du texte qu'il éclaire, lui confère cette dimension enfouie qui appelle à Occulter l'apparent, faire apparaître le caché qui est la règle de toute herméneutique (ta'wil).

Le type particulier de lecture qu'il requiert suppose non seulement la maîtrise du code linguistique mis en pratique, mais aussi la connaissance -souvent intuitive- d'autres codes que l'écriture véhicule en sourdine, travail de passeur et de traducteur que l'écrivain cherche à partager avec son lecteur, sur la piste mystérieuse du "Nom caché", « al ism al moustatīr, … Le fantasme du Nom propre comme ultime secret du texte ». (Eugène Nicole)

Bibliographie 

  • Barthes, Roland, L'Onomastique littéraire, Proust et les noms, Paris, Le Seuil, 1953, (rééd.1972)
  • Collectif, Le Personnage en question, Travaux du IV, colloque de décembre 1983, Publication de l'Université de Toulouse, Le Mirail, 1984.
  • Le Coran, Traduction Kasimirski, Paris, III- Garnier Flammarion.
  • Dib, Mohamed, Le Sommeil d'Eve, Paris, 1989.
  • Genette, Gérard, Mimologie, Paris, Le Seuil, 1975.
  • Ibn al- Qiyyam al- Djawzia, Les Sciences du Coran et la Science de l'Interprétation, Beyrout, Dar al- Koutoub al-'ilmiya, sans date.
  • Matloub, Ahmed, Dictionnaire des Termes Rhétoriques et de leur évolution, 2.T., Bagdad, Ed. du groupe scientifique irakien, 1986.
  • Nicole, Eugène, "L'onomastique littéraire", Revue Poétique Paris, Le Seuil, N° 54, 1983.
  • Rigolot, François, Poétique et onomastique : l'exemple de la Renaissance, Genève, Droz, 1977.
  • Simon, Rachida, La Poétique du "Liseron épineux", Mystique et écriture chez Mohammed Dib, Thèse de doctorat d'état, Paris, III- Sorbonne nouvelle, 2002.

Notes :

[1] Nicole, Eugène, « l'Onomastique littéraire », Revue Poétique, Paris, Le Seuil, N°.54, Avril 1983, p. 233

[2] Ibid, même page.

[3] Matloub, Ahmed, Dictionnaire des termes rhétoriques et de leur évolution (2T.) Bagdad, Ed. du groupe scientifique irakien, 1986, p.260.

[4] C'est nous qui soulignons

[5] Cf. Ibn al Qiyyam al Djaawzia,  Sciences du Coran et la science de l'interprétation, Beyrout, Dar al Koutoub al 'ilmiya, sans date, p.27.

[6] La transcription en API du phonème est  [ع], n, laryngale spirante sonore.

[7] Pour un plus ample éclairage sur les noms et les attributs et leur symbolique, voir Traité sur le nom Allah, Maurice gloton, Paris, Ed.des deux océans, 1981.

[8] Apparu en 1970 dans le recueil de poèmes Formulaires, le nom Louve réapparaît dans les suivants Omnéros (1975), Feu, beau feu (1979), ainsi dans la dédicace de O vivre (1987).

[9] Cf. Sublet, Jacqueline Le Voile du nom, essai sur le nom propre, Paris, P.U.F., Coll. Ecritures, 1991.

[10] Rigolot, François, Poétique et onomastique: L'exemple de la Renaissance, Genève, Droz, 1977, p.216.