Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Index des ouvrages

La recherche archéologique est une science humaine qui apporte des éléments essentiels à la connaissance de l’histoire surtout dans notre pays où les sources écrites sont connues. Ces sources sont avares de renseignements quand il s’agit de décrire les transformations urbaines et dans la mesure où elles ne renseignent pas sur les aspects de la vie quotidienne et de l’activité économique. Aussi on aurait pu penser que, une fois l’indépendance recouvrée et la volonté d’une réécriture de l’histoire, on allait privilégier cette piste de recherche et de notre connaissance des « siècles obscurs » chers à Émile Félix Gautier, d’autant que ceux qui, à quelques exceptions près, s’intéressaient à cette période de notre histoire avaient, eux aussi des préjugés dus au contexte dans lequel ils vivaient.

 La recherche archéologique a commencé dès l’arrivée des troupes coloniales. Si la période antique a eu la part belle dans les descriptions et dessins des architectes et dessinateurs qui accompagnaient l’armée, les monuments d’époque musulmane ont été dans une moindre mesure répertoriés ; Aimable Ravoisié a fait le relevé « des édifices mauresques »à Alger, le beylick de Mostaganem a fait l’objet de plans et coupes. Delamare a lui dessiné la mosquée de Guidjel, proche de Sétif, aujourd’hui disparue. Des enceintes tardives, d’époque médiévale ont été reconnues à Guelma et à Sétif. Mais ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que les fouilles proprement dites furent menées sur des sites « dits musulmans ».

Il est inutile de rappeler les motivations qui ont amené au développement de cette discipline chez nous qui était sous contrôle directe du Ministère de l’intérieur à l’époque coloniale. Est ce à cause de cela que les archéologues de la période antique déblayèrent sans étudier les couches d’occupation musulmane qu’ils trouvaient assurément lors des fouilles effectuées à Djémila, Mila, Cherchell, Timgad, Tébessa… ? Ou bien était ce les conditions techniques et les motivations personnelles des fouilleurs qui se souciaient peu des couches d’époque musulmane pour aller directement aux couches antiques qui les intéressaient….. ?

Durant la période coloniale, il y eut des fouilles comme celle de De Beylié à la Qal’a des Beni Hammad, Tihert faite par Dessus Lamare et Georges Marçais, de Grange à Tobna, de Bel à Tlemcen, de Marguerite Van Berchem à Issedraten près de Ouargla, de Golvin à Achir et à la Qal’a des Beni Hammad… A l’indépendance il y eu une reprise des chantiers ouverts pendant la période coloniale et cela non pas parce que les objectifs étaient les mêmes mais parce que les sites s’imposaient d’eux-mêmes du fait de l’ampleur des surfaces à fouiller que de leur importance historique.

Fouille de Mila

Deux campagnes de fouilles de 15 jours chacune menées par Rachid Dokali en 1969 et 1970 à l’intérieur de la vieille mosquée de Mila, qui se trouvait dans la partie occidentale de la ville ancienne délimitée par l’enceinte byzantine. Cette mosquée avait été transformée en caserne et son minaret détruit pendant la période coloniale. Il a fallu dans un premier temps assurer dans un premier temps la destruction des constructions postérieures qui cachaient les alignements des colonnes et une partie du plancher qui coupait l’édifice en deux niveaux. A la suite de cette opération, l’édifice primitif était lisible et le mihrab primitif était reconnu. Des sondages ont permit de reconnaître les niveaux islamiques : une pièce de monnaie Idrisside et un fragment de plâtre sculpté en lettres coufiques. Des éléments de décor en stuc : fleurs et rosaces faisaient apparaître des ressemblances avec les décors trouvés à la Qal’a. L’ancienneté de la mosquée est prouvée par l’armature des arcs et de leurs supports .Les arcs qui longent les nefs sont des arcs entreposés qui s’appuient sur le chapiteau par l’intermédiaire de parallélépipèdes de briques. Des tirants en bois dont on voyait la trace consolidaient la structure. Le niveau antique profondément enfoui a été atteint.

Fouilles de Sidi Okba

Des sondages ont été effectués à l’intérieur de la moquée lors de travaux de restauration. Cette mosquée est considérée avec celle de Mila et celle du vieux Ténès comme le type le plus ancien de l’architecture primitive religieuse conçue selon la tradition de Médine. Les Nefs sont parallèles à la Qibla. Les fouilles ont permit de mettre au jour le sol originel de la mosquée qui se trouvait sous une couche de 40 cm d’épaisseur recouverte d’un dallage en damier noir et blanc. Le décapage du sol a donné au volume de la mosquée une plus grande dimension et a permit de voir les matériaux et les techniques de construction utilisés. Les sondages ont montré les différents remaniements qu’a connus l’édifice. L’absence de fondations au niveau des piliers qui étaient du matériel antique réemployé. Quand la hauteur n’était pas suffisante, le bâtisseur utilisait un morceau de tronc de palmier pour atteindre la hauteur voulue. Sur les chapiteaux sont toujours disposées des plaques en bois de palmier qui reçoivent le départ de l’arc. Actuellement la mosquée est complètement défigurée par un volume en maçonnerie qui étouffe littéralement l’édifice historique, et qui a enfoui avec un pan de l’histoire de notre pays.

Fouilles de la Qal’a 

Située sur le versant sud du Djebel Maadid, entre 990 et 1418 m d’altitude dans les monts du Hodna, le site de la Qal’a des Beni Hammad est situé à 36 kilomètres au nord est de la ville de Msila. Il est classé depuis 1980 sur la liste du Patrimoine mondial du fait de l’importance de ses monuments.

Les ruines de la ville et son contexte historique ont fait l’objet de recherches dès la fin du XIX °siècle. Commencées en 1887 Paul Blanchet, poursuivies en 1908 par le général Léon de Beylié, qui a entrepris des fouilles archéologiques de grande envergure à la suite desquelles il a délimité les limites du site historique à l’intérieur du mur d’enceinte visible par endroits : le quartier des Djerawa dans la partie est de la ville a ainsi été mis en évidence. Il était séparé de la ville par un mur intérieur et possédait une porte du côté sud- Bâb Djerawa. Ce quartier jouait le rôle d’une citadelle vu le solide Donjon du Manar qui surplombait en apic l’oued Fredj. De Beylié a restitué la rue principale de la ville qui partait de Bâb Djinan, longeait le palais du Salut, traversait un petit oued par un pont et allait le long de la façade sud de la grande Mosquée, de la façade est du Palais du Lac jusqu’à la porte de Bâb El Aqwas. Il a aussi mis en évidence le système de canalisations de la ville qui se composait de bassins, citernes, puits et canaux. De Beylié a fait des fouilles dans les édifices suivants : le Palais du Lac, le Palais et le donjon du Manar et la Grande Mosquée. Elles ont permis d’établir les plans de ces édifices, la façon dont ils étaient construits et décorés. Il a publié ses résultats dans une étude consacrée à la Qal’a des Beni Hammad. Il faut signaler qu’il a découvert une mosaïque actuellement déposée au Musée National des Antiquités, dite « triomphe d’Amphitrite », qui montre la pérennité du site.

Lucien Golvin lui a fouillé de façon plus moderne entre 1951 et 1962. Il a poussé plus loin l’interprétation des parties du Palais du Lac et a essayer d’établir une chronologie de leur construction. Pour lui, tout le complexe d’édifices était une citadelle à l’intérieur de laquelle se trouvaient des palais. La partie la plus ancienne comprenait les palais et les citernes. Il mit en évidence la salle du trône dans l’aile Est du Palais se trouvant au Sud. C’était une salle carrée avec une niche précédée d’une salle rectangulaire transversale comme au Palais de Ziri à Achir datant du X°siècle. Les résultats de ses recherches sont publiés dans de nombreuses revues.

Il était normal que les recherches soient poursuivies dès les premières années de l’indépendance. Rachid Bourouiba a entamé des fouilles entre 1964 et 1971 au rythme d’un mois par an. Il a continué les travaux de ses prédécesseurs Il a pu exhumer la Grande Mosquée (63,30 m x 53,20 m) dont on ne voyait que le minaret. C’est après la Mosquée de Mansourah, la mosquée la plus grande d’Algérie. Elle compte 13 nefs orientées nord- sud. Les cinq nefs centrales sont isolées du reste de la salle de prière par un mur de 1,10 m de large et qui a actuellement 60 cm de hauteur. Contrairement au général de Beylié qui pensait que c’était une maqsûra où le prince priait, Bourouiba pense que cette petite salle de prière a remplacé la grande quand la Qal’a a été désertée par une grande partie de la population. Bourouiba a dégagé le mihrab ainsi que la cour de la mosquée au centre de laquelle il a trouvé une citerne (1,15 m de long, 5,40 m de large et 2, 80 m de hauteur. Il a aussi exhumé l’autre moitié du bassin du palais du lac dont l’anonyme d’al Istibsar disait qu’ont y pratiquait des joues nautiques ; la partie ouest du palais du Manar où il a découvert la salle d’honneur. En plus des monnaies,céramiques, chapiteaux, dallages, une très belle vasque aux lions a été mise au jour, ainsi qu’un petit oratoire ciselé d’inscriptions coufiques Chaque campagne de fouille a apporté son lot de découvertes et de connaissance du site et par là des Hammadides.

On n’est pas encore arrivé à localiser « le Palais des deux mariés » et « le palais de Bellara » dont parlent les sources écrites. Ces mêmes sources ne nous disent pas qui, d’Al Nasir ou d’ Al Mansûr, son fils, a construit le Palais du Lac et le Palais de l’Étoile. A la fin des années 70, la wilaya de Msila, sans en avertir le Ministère de la Culture, a procédé au tracé d’une route reliant Maadid à Bordj Ghedir en passant sur le site à proximité de la mosquée détruisant ainsi sur des centaines de mètres et sur 10 mètres de largeur, des vestiges et des couches archéologiques, perdus à jamais pour l’histoire urbaine du site.

Néanmoins la mission algéro-polonaise en effectuant différents sondages a pu déterminer différentes phases de construction qui n’avaient pas été relatées par les différents fouilleurs. Elle a relevé que les différentes campagnes n’avaient pas établi de stratigraphie du site.

La campagne de fouilles effectuée en 1987 et 1988 par une mission algéro-polonaise aux abords de la grande mosquée a confirmée que la ville a eu plusieurs étapes de construction, notamment par un sondage effectué près du mur d’enceinte nord ouest de la mosquée où de nombreuses couches d’incendie ont été relevées. Les vestiges actuellement mis au jour proviennent de la phase la plus récente ou plutôt les considérer comme un ensemble d’éléments remontant à différentes époques. Les plans et coupes dressés par l’équipe sont significatifs de la richesse stratigraphique du site.

Fouille dans la région de Timimoun 

Différentes campagnes de prospection avec quelques sondages ont été entreprises par Jean Claude Échalier vers la fin des années soixante dans le Sahara algérien. Cela a donné une étude sur l’habitat sédentaire saharien sanctionnée par une publication. L’étude a l’avantage de donner différents plans de Ksour et de maisons traditionnelles dans le Touat Gourara. L’auteur donne la typologie des différents habitats avec un essai de datation

Fouille de Honaine 

Les premiers sondages opérés en 1971-72 ont permis de déclarer non aedificandi les terrains en face de la mairie près du rempart Nord. Les fouilles entreprises durant les années quatre vingt ont permit de mettre au jour tout un quartier d’habitations (5 maisons) avec ses ruelles. La fouille a permit de voir différentes techniques de construction, différentes formes de puits, d’avoir une meilleure connaissance des structures d’habitation. Une étude de la ville a permit de positionner les principaux édifices de la ville médiévale. La ville a été abandonnée en partie, puisque certaines ruelles n’étaient plus fonctionnelles. Léon l’Africain y fait allusion dans son ouvrage sur la « description de l’Afrique ». La prospection archéologique nous a amené à recenser tous les vestiges existants dans les Traras et de comprendre l’importance de cette région dans la lutte que se livrait Mérinides et Zayyanides pour le contrôle des débouchés caravaniers.

Fouille d’Agadir 

La fouille a commencé à la suite d’une demande de lotissements formulée en 1973 par un propriétaire sur un terrain agricole jouxtant le minaret de la grande mosquée d’Agadir dont on ne voyait que le minaret. Les premiers sondages effectués ont permis d’arrêter le projet, d’indemniser les propriétaires et de commencer une série de campagnes de fouilles en coopération avec les polonais. Ces fouilles ont permis de délimiter exactement le périmètre de la mosquée, d’en dégager le mihrab,et l’espace réservé au minbar, de récolter un nombre impressionnant de tessons de céramiques, de stucs, de métaux…..Il aura permis surtout d’établir des chronologies relatives. Malheureusement les crédits ont manqué et la fouille, avec le projet de déviation de la route qui coupe la mosquée, s’est arrêtée ; un premier rapport préliminaire avait été présenté dans le Bulletin d’Archéologie Algérienne n° VII. Le reste attend d’être publié ;

 Agadir est le faubourg situé à l’est de Tlemcen. C’est le site de l’Antique Pomaria. Agadir est un toponyme assez répandu au Maghreb : il veut dire rocher abrupt ou forteresse. Le site est intéressant à plus d’un titre. C’est le premier noyau urbain de la ville de Tlemcen. Il a été continuellement occupé depuis l’antiquité classique jusqu’à nos jours en passant par la période des Ifrénides, des Almoravides, des Almohades et des Zianides.. C’est dire la masse de renseignements que l’on peut tirer des couches stratigraphiques. Alfred Bel avait fait des sondages autour du minaret et avait mis au jour un mur en gros appareils qui se prolongeait à l’Est par un mur en pisé. A partir de là il a dressé le plan de la mosquée que les fouilles récentes (1973- 1980) ont infirmé.

La fouille nous a donné des éléments de compréhension historique du site. D’abord par la connaissance architectonique de l’édifice qui a été construit avec de la pierre d’époque antique. Les premiers musulmans, à l’instar de Oqba qui avait construit la mosquée de Kairouan avec des matériaux antiques, ont fait de même à Agadir. Plus ils ont posé des pierres sur le minaret de façon à ce que les inscriptions soient apparentes. De la même façon, les bases du mihrab sont formées de pierres portant des inscriptions latines.

La mosquée mesure 37,55 m pour le mur sud celui de la Qibla, 39,70 m pour le mur est, 40,55 m pour le mur ouest, et 37,20 m pour le mur nord. Elle se composait de piliers en briques dont nous avons retrouvé les bases. Un élément d’arc a été trouvé par terre sur le sol fait de mortier de chaux, ainsi que des tuiles et des morceaux de charpente.

De nombreux tessons de céramique ont été trouvés ainsi que différents objets en métal tous répertoriés et entreposés au Musée de Tlemcen.

Sous le sol de la mosquée nous avons trouvé un mur en moellons qui pourrait être une mosquée d’époque antérieure ou un édifice de culte d’époque romaine. Les textes disent que l’édifice aurait été construit par Idris 1er, (790) puis réaménagé par son fils. Ils ne parlent pas de l’époque ifrénide d’Abû Qorra dont on sait qu’elle a été importante pour la ville. La religiosité qui régnait à l’époque nous amène à croire que les Ifrénides avaient déjà leur lieu de culte qui a simplement été aménagé ou agrandi par Idris 1er. Les textes sont muets pour l’utilisation par les Almoravides de cette mosquée. Nous avons trouvé des stucs qui ressemblent aux stucs décorés de la grande Mosquée de Tlemcen datée, elle de ‘Ali Ibn Youssef Ibn Tashfin l’almoravide. Donc nous pouvons comprendre que la mosquée servit de lieu de culte principal car celle de Tlemcen- Tagrart n’était pas encore fonctionnelle puisqu’elle n’a été achevée qu’en Jumada II 530 / 7 Mars – 4 Avril 1136 c'est-à-dire 56 ans après l’entrée des Almoravides à Tlemcen. Elle a sûrement servi aux Almohades puisque nous avons trouvé un dinar moumini sur le sol même de la mosquée. Des sondages ont été creusés au sud de la mosquée pour voir le lien avec l’édifice .Malheureusement les crédits ont manqué et la fouille s’est arrêtée. De même, la publication du Bulletin d’Archéologie Algérienne a subi le même sort et il est difficile pour les archéologues de publier leurs résultats.

Fouille du Méchouar 

 Dans le début des années 1990 les autorités militaires ont remis le Méchouar de Tlemcen aux autorités civiles qui ont décidé de détruire les bâtiments coloniaux servant de casernement aux troupes. Des fouilles ont été entreprises et les structures d’un palais d’époque zayyanide ont été exhumées. Par ailleurs de très nombreuses stèles épigraphiques encore à l’étude, ont été découvertes dans les remblais. Ce monument a fait le sujet d’un mémoire de Magister soutenu à l’École Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger.

Fouille d’Achir 

Cette fouille a commencé au début des années quatre-vingt dix. Elle avait l’originalité de réunir des chercheurs de différentes disciplines (Préhistoriens, anthropologues, sociologues, archéologues, architectes,…) en vue de faire une étude complète du site d’Achir et ne pas se contenter de fouiller une période. Cette équipe était épaulée par des spécialistes de la fouille de l’université de York ainsi que des spécialiste de la céramique musulmane du centre Ibn Al ‘Arabi de Murcie avec qui l’Agence Nationale d’Archéologie et de protection des monuments et sites Historiques avait passé des accords. Cette fouille avait mis en évidence des Habitats ainsi que les structures de défense de la ville. Ces résultats partiels ont été consignés dans trois publications (les cahiers d’Achir) .Malheureusement l’obstruction de certaines personnes et l’insécurité qui suivit firent arrêter un projet qui aurait pu faire connaître l’histoire d’un site dans toute sa dimension et permettre la formation d’une nouvelle génération d’archéologues.

Fouilles de Tihert- Tagdempt 

Cette fouille a été effectuée en 1958- 59 (exactement du 2 décembre 1958 au 2 Mai 1959 avec trois ouvriers) mais nous n’avons eu le rapport de Cadenat qu’en 1977 il a été publié dans le BAA n°VII, il donne des renseignements pour la connaissance du site.

Cadenat a trouvé des fragments de haches polies, des molettes et quelques silex dans le périmètre même des ruines. De même que pour la période romaine un dupondius de Trajan et un fragment de lampe ont été récupérés au cours des fouilles. Une monnaie de l’empereur d’Orient Anastase 1er (491-518), déposée au musée d’Oran a été trouvée en surface, ce qui apporte un éclairage par rapport aux sources mentionnant la fondation de la ville. Par ailleurs le capitaine Daumas signalait dans une correspondance du 10 juin 1838 la présence de bains d’époque romaine, lors de travaux de déblais.

Cadenat a ouvert au nord du site deux sondages, à l’intérieur de l’enceinte médiévale, au point le plus élevé où éventuellement ont été édifiés les premiers établissements publics et la mosquée. Deux autres sondages ont été effectués sur le mamelon sud, à l’ouest de la Qasbah où apparaissait une forte concentration de tessons de céramique. Les résultats quant à la découverte d’importantes constructions furent maigres.

Si du point de vue architectural, la fouille n’a pas donné de résultats spectaculaires, par contre, en ce qui concerne le mobilier trouvé, essentiellement la céramique, était varié. L’étude de cette céramique pourrait apporter des éléments nouveaux à la connaissance du site. les fouilles de Fatma Zohra Mataoui, qui a fait des fouilles dans les années 80-90, nous donnera sûrement des éclairages nouveaux sur le site malgré le fait qu’un village socialiste ait été construit sur cette double capitale du Maghreb central (époque rostémide et époque de l’émir Abd El Kader).

Fouille de Sétif 

Commencés de 1977 à 1984 lorsque la wilaya de Sétif décida de construire un parc d’attractions sur le site de l’ancienne citadelle française. Face à la pelle mécanique qui avait déjà détruit une partie de la stratigraphie en mettant à découvert des morceaux d’une grande mosaïque et à la volonté des autorités locales de construire des équipements, un compromis fut trouvé et des crédits furent donnés par le Plan pour faire une fouille de sauvetage.

Celle-ci mit en évidence des niveaux romains mais aussi des niveaux d’époque musulmane. Les écrits ne nous renseignent pas sur le Sétif des débuts de la conquête musulmane. La fouille a montré que la ville n’était pas totalement abandonnée et que les vestiges des thermes servaient d’abri occasionnel aux hommes et au bétail. Le développement de la ville musulmane se serait fait d’abord au nord de la forteresse byzantine. Les premières maisons étaient construites avec le réemploi de pierres de taille renforcées sur leur face intérieure de cailloux liés à du pisé. Les dates données par le carbone 14 varient entre 655 – et 970 après J.C.

La fouille mit à jour 9 bâtiments qui ont été datés entre 810 et 974. Une monnaie d’Al Mu’izz le fatimide ainsi qu’un tesson de céramique figuré ont été trouvés dans le troisième sol. Mais l’important est que la fouille a pu dégager une typologie de l’habitat des X° et XI° siècles pour cette région. Ce sont des pièces plus longues que larges, agencées autour d’une cour centrale. Une comparaison intéressante est faite avec les palais de la Qal’a.

Les occupants de la ville construisirent un rempart qui fut rapidement détruit. Nous ne connaissons pas les causes de cette destruction. Si l’hypothèse des fouilleurs donne le milieu du XI° siècle pour cette étape, c'est-à-dire l’époque de la venue des Hillaliens. Tous ces vestiges ont été remblayés pour la construction du parc d’attraction. Sétif ne connaîtra rien de son passé islamique.

Fouille en Basse Casbah en 1969

 Sondages du 18 septembre au 5 octobre 1969 : mise en évidence de structures médiévales de la ville d’el Djézair

Difficulté de trouver des financements pour la fouille, difficultés de réunir des équipes pluridisciplinaires, insécurité de ces dix dernières années ont amené les chercheurs à étudier les collections de musées et à s’intéresser aux monuments. C’est ainsi qu’une série de Magisters ont été soutenus à l’Ecole Polytechnique d’Architecture et d’Urbanisme d’Alger. Cela concerne les monuments de Bedjaïa et de Tlemcen, les Ksour du Sud, l’Alger ottomane (Dar Aziza, Dar Hassan Pacha, Dar Mustapha Pacha, le système hydraulique d’Alger, le Palais du Bey de Constantine, le Palais du Bey d’Oran.

Découvertes et études numismatiques : flux monétaires, circulation des personnes, richesse économique :

Le 1er Mai 1967 la brigade de gendarmerie d’Aïn Merane (wilaya de Chlef) a récupéré un trésor de 64 pièces : 44 en or (rondes) et 20 en argent (carrées). La découverte a été faite par un habitant du douar Herenfa dans la commune de Aïn Mérane, au lieu dit oued Ras.

Ce trésor se compose de 23 pièces de monnaies almohades en or : 1 dinar et 2 demi dinars d’Abû Ya’qub Yusuf (558-580 : 1163-1184) ; 17 doubles dinars, 1 dinar et 2 demi dinars d’Abû Hafs ‘ Umar Abû Ishaq (646-665 / 1248-1266). A quoi s’ajoutent 20 dirhams d’argent almohades sans nom de souverain.

Les pièces hafsides sont au nombre de19 : 5 dinars et 2 demi dinars en or de Abû Zakariya Yahya (627- 647 / 1229- 1249) ;

3 doubles dinars et 5 dinars en or d’Abû Abdallah Mohamed al Mostancir billah (647-675 / 1249 -1277)

Un double dinar d’Abû Ishaq Ibrahim (678-683 /1279 -1283)

Un double dinar d’Abû Hafs ‘Umar al Mostancir (683-694 / 1284-1295). Il s’ajoute à cela deux pièces anonymes, des quarts de dinars ;

Un trésor monétaire de 47 pièces en or découvert le 16 Avril 1969 au pied du Djebel Sekouma à 23 km à l’est de Sougueur. Ce lot comprend des monnaies almohades, Mérinides, Zianides et Nasrides.

Les monnaies almohades datent du dernier khalife de la dynastie almohade Abû Hafs ‘Umar Ibn Ishaq Al Mortada 646 -665 / 1248 – 1266.

Les monnaies mérinides datent d’Abû Yahya Abû Bakr Ibn Abd El Haq I (646-656 / 1244- 1258) ; d’Abû Ya’qub Yusuf Ibn Ya’qub (685- 706 /1286 -1307) ; d’Abû Hassan ‘Ali Ibn ‘Uthman II (731-752 /1331-1351) ; D’Abû Inan Faris Ibn ‘ Ali (749- 759 /1348- 1358).

Les monnaies Zianides datent du sultan Abû Tashfin ‘Abderrahmane I Ibn Musa I (718-737 /1318-1337).

Enfin la monnaie nasride date du règne de Yusuf Abû Hashash ibn Ismail I (733-755 /1333 -1354)

67 monnaies musulmanes ont été trouvées lors de la restauration de la Mosquée de Sidi bou Mérouane : elles ont été frappées parles souverains almoravides à Sijilmassa

11 Dinars d’Abû Bakr ibn Omar 448-480 / 1056-1087.

55 Dinars de Yusuf Ibn.Tashfin : 480-550 /1087 -1106

 Trésor monétaire découvert dans la wilaya d’El Asnam dans le village de Bou Kadir une vingtaine de km du chef lieu de wilaya.

Ce trésor contient 370 pièces de monnaies en argent d’époque almohade (1129-1227) frappées dans les ateliers de Bédjaia, Ténès, Tunis, Fès, Tinmel Ceuta, Murcie

 Un deuxième trésor trouvé au douar Sobha, toujours dans la wilaya d’el Asnam comprend 180 pièces d’argent d’époque almohade ;

Le trésor monétaire d’époque fatimide découvert à El Hachimia sur la route qui mène de Souk Hamza (Bouira) à Achir, l’ancienne capitale Ziride : 69 pièces de monnaies en or qui se compose comme suit :

- 3 monnaies d’époque aghlabide (Ibrahim II Ibn Ahmed),

- 37 monnaies d’époque Fatimide dont

- 18 d’Ubayd Allah al Mahdi ;

- 9 de Muhammad el Qasim ;

 - 10 de Madd a l Mu’izz

29 appartenant à des dissidents des Fatimides dont

- 3 d’Abû Yazid, « l’homme à l’âne » ;

- 26 d’Ibn El Feth, émir de Sijilmassa ;

Ce trésor nous retrace l’épopée chi’ite au Maghreb dans la mesure où l’artisan du succès fatimide, le missionnaire Abu Abdallah, s’installe chez les Kutama, tribu de la petite Kabylie qu’il commença à soulever contre le pouvoir incarné par Ibrahim II Ibn Ahmad l’Aghlabide.

En plus des monnaies de trois grands dynastes chi’ites, notre trésor garde le témoignage précieux des révoltes les plus marquantes qui secouèrent l’empire fatimide. Ce trésor résume bien les aspects politiques et commerciaux du Maghreb de la fin du IX °siècle et du X °siècle. A travers ce trésor on peut analyser la stratégie des dirigeants fatimides durant cette période. Leur politique d’occupation des capitales politiques comme Tihert, Sijilmassa, Tlemcen et Fès est dictée non seulement par une extension de leur territoire mais aussi par leur souci de contrôler des centres d’afflux et de redistribution de l’or. Dans un deuxième temps, ils occupent les débouchés maritimes pour asphyxier leurs rivaux omeyyades d’Espagne.

Dénéraux : L’étude des dénéraux (collections des poids de verre polychrome du Musée National Cirta, de Constantine faite par le père Laily et qui parut en 1983 est importante à plus d’un titre. Elle a trait à ces pièces en verre trouvées au cours des fouilles effectuées par Berthier sur le site antique de Tiddis entre 1941 et 1971 (136) et par Golvin à la Qal’a des Beni Hammad entre 1952 et 1961 (17). La présence de ces poids en verre d’époque musulmane montre que les sites antiques ont été fréquentés à l’époque musulmane et particulièrement Tiddis. Il semble que la cité ait été abandonnée au début de la conquête musulmane. Nous n’avons aucune trace ni dans la céramique ni sur les dénéraux, ni sur les monnaies ni dans les inscriptions monumentales. La ville a du sombrer suite à une catastrophe ou à un événement historique que nous ignorons et qui n’est relaté dans aucun écrit. Cette destruction de Tiddis est prouvée par la stratigraphie. Un remblai épais s’est accumulé derrière le rempart de l’Est, de basse époque. Sa formation, faite de débris de l’érosion, d’amas de décombres accumulés sur la muraille orientale a exigé au moins un siècle et demi pour se constituer dans l’état où nous l’observons aujourd’hui. L’argument négatif des disques de verre renforce à sa manière les données stratigraphiques. Il faudra attendre la période fatimide pour que la ville renaisse, c'est-à-dire le début du X ° siècle. Il ne faut pas oublier que le mouvement est né dans la Kabylie des Babors et que notre région va se trouver au centre d’évènements politiques qui vont influer sur l’histoire de la région : le renversement de la dynastie aghlabide, l’établissement des Fatimides à Kairouan (910) puis à Mahdia, la révolte d’Abû Yazid, dit « l’homme à l’âne » (945-947), la fondation du royaume Ziride, (974-1057), la création de l’état hammadite du Hodna (1007-1151). C’est dans ce contexte que s’effectue la réoccupation du site abandonné au milieu du VIII °siècle. Les débris d’une population éparpillée dans les environs se réinstallent sur l’ancien site romain. L’existence de la maison G du plan de Tiddis, la nécropole avoisinante, les pièces de monnaies, la poterie d’époque musulmane sont les témoins éloquents de cette réoccupation Et comme quelques dénéraux ont été découverts autour du château d’eau, c’est peut être dans cette partie de la ville qu’il faudrait situer l’emplacement des nouveaux occupants. La ville connut un développement grâce à la réussite du mouvement fatimide dont les Kotama, tribu de la région, étaient le plus sûr soutien. L’établissement de différents corps de métiers, les ventes et les achats, se réglementent comme dans les autres villes musulmanes, sous la direction d’un amin et d’un muhtasib qui avait parmi ses attributions le contrôle et la conservation des poids et mesures. C’est dans ce cadre qu’il faut placer la découverte de ces disques de verre. L’ouverture de nouveaux sondages, avec l’intention de porter la plus grande attention à la stratigraphie d’époque musulmane, amènerait de nouveaux éléments sur l’histoire de la ville à l’époque musulmane.

L’apport de la numismatique à la connaissance de l’histoire. De nombreuses pièces de différentes périodes : Fatimide, Abbaside, Ziride, Almoravides. Ces découvertes ou les relectures ont permis de combler ou de rectifier des données historiques.

Un autre aspect de l’archéologie est l’épigraphie. Les travaux de Maazouz Abdelhaq font ressortir l’importance de l’analyse des formes, des styles et des compositions dans l’étude des inscriptions et leur apport à l’histoire.

Les publications relatives à la période médiévale 

En matière de publications relatives à notre période, de nombreuses revues spécialisées continuant l’œuvre de la Revue Africaine, du recueil de Constantine, et du Bulletin de Géographie d’Oran ont continué de paraître à l’indépendance à l’instar de la Revue d’Histoire et de Civilisation du Maghreb, de Majallat Et – Tarikh qui ont cessé de paraître vers le début des années 1980.

Le Bulletin d’Archéologie Algérienne, lui aussi qui rendait compte des travaux de fouilles a cessé de paraître au début des années 1990. Il n’existe actuellement aucune revue où les chercheurs peuvent porter à la connaissance du public leurs travaux.

La Bibliothèque Nationale avait commencé à éditer une collection appelée « textes et Etudes Historiques ». Les textes de Yahya Ibn Khaldoun relatif à la dynastie Zayyanide, d’Ibn Marzuq Al Tilimsani concernant la dynastie mérinide, d’Abu Zakariya Yahya ibn Abi Bakr relatif aux Rostémides, de Muhammad Ibn Abdallah Al Tanassi relatif à Tlemcen et aux dynastes zayyanides, de Muhammad Ibn Yusuf al Zayyani relatif à l’histoire d’Oran, étaient d’un apport certain à la connaissance de notre histoire. Cette collection aussi a cessé de paraître.

Parmi les publications, on peut citer les livres de Rachid Bourouiba sur « l’art religieux en Algérie », « les inscriptions commémoratives des mosquées d’Algérie », « Abd El Mu’min flambeau des Almohades », « Ibn Tumart » « La Qal’a des Beni Hammad », « Les Hammadites », celui de Moussa Laqbal sur « le rôle des Kotama dans l’histoire de la dynastie fatimide », « l’évolution des cités du tell en Ifriqiya du VII °au XI°siècle » par Paul Louis Cambuzat, les travaux de Attallah Dhina sur les Zayanides, Les actes du colloque organisé par le Centre National de Recherches préhistoriques, Anthropologiques et historiques sur les Banu Hillal, « le corpus des monnaies arabo- musulmanes dans les musées algériens» en deux volumes.

Conclusion

Quel devenir attend l’archéologie musulmane ? Après quarante ans d’indépendance avons-nous des équipes pluridisciplinaires de bonne formation, qui peuvent prendre en compte les problématiques posées par la conquête musulmane, la transformation du maillage urbain qui se fait progressivement avec les nouveaux arrivants, le déplacement des tribus qui apparaît au grès des lectures des auteurs du moyen âge. La reprise des différents chantiers ouverts depuis l’indépendance ou d’autres comme Baghaï et Tobna, apporterait, avec une nouvelle vision faite non pas de périodisation, mais de prise en charge d’une histoire globale, à coup sûr un enrichissement à la connaissance historique de notre pays. Les sources écrites étant pratiquement taries à l’exception des manuscrits enfouis dans les différentes Zaouïas, l’archéologie avec ses nouvelles méthodes, apporterait de nouvelles connaissances en matière d’habitat mais aussi d’organisation sociale, de climat, etc…L’onomastique, la linguistique et l’anthropologie culturelle sont avec l’archéologie des clefs qui nous permettraient de décoder des pans entiers de cette période de notre histoire. Nos voisins marocains et Tunisiens le font avec succès.

D’autres causes liées à la formation, à l’insertion, au statut de promotions d’archéologues sorties des universités et versées dans les structures relevant du domaine du patrimoine, peuvent expliquer ce désintérêt pour cette discipline.

La transformation actuelle du tissu urbain, la convoitise des terrains archéologiques, comme c’est le cas à Mansourah (Tlemcen), l’inefficacité des textes réglementaires, entraîneront à coup sûr des dommages à ce patrimoine bâti et par là même à notre histoire.

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* Inspecteur du Patrimoine, Alger.