Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Index des ouvrages

Madame la Ministre déléguée,

Monsieur le Wali,

Mesdames et Messieurs les Chefs d’établissement,

Mesdames et Messieurs des corps constitués

Mesdames et Messieurs les Présidents et membres du Conseil d’administration et du Conseil scientifique du CRASC.

Chers invités

Chers Collègues et amis

Je commencerai par vous souhaiter au nom du CRASC, et en mon nom personnel à toutes et à tous, la bienvenue parmi nous.

Cette rencontre portant sur l’état des savoirs en sciences sociales et humaines et qui a lieu après la publication thématique de la revue Insaniyat (n° 25-26 portant sur L’Algérie avant et après 1954) a été voulue comme une contribution aux commémorations du cinquantenaire, un évènement qui constitue un acte fondateur de notre histoire contemporaine, celui du 1er Novembre 1954, celui du déclenchement de la Révolution algérienne.

Nous ne pouvons bien entendu que rendre hommage à toutes celles et ceux qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour que nous soyons là aujourd’hui, avec une pensée en particulier à ceux qui nous ont quitté après avoir contribué à nous aider à progresser dans le domaine de la recherche.

Cinquante ans après, nous pouvons prétendre à l’esquisse d’un bilan qui nous permettrait de proposer l’ouverture de nouvelles pistes de recherche.

L’initiative de ce symposium, portant sur l’état des savoirs en sciences sociales aujourd’hui se situe en continuité des initiatives précédentes menées au sein du CRASC et, en dehors, et dont les objectifs étaient : faire le point sur la place des sciences sociales dans le tissu scientifique, sur les espaces de connaissance investis, et sur les filiations théoriques et méthodologiques. Sans être exhaustive, je citerai pour mémoire :

  • Le colloque sur « les sciences sociales aujourd’hui » organisé par le département de sociologie de l’université d’Oran en 1984 (et ce à la suite de travaux qui avaient été menés dans le cadre du CERDRO, affilié à ce qui fut l’ONRS) :
  • Le séminaire sur Quel avenir pour l’anthropologie en Algérie ? tenu à Timimoun en novembre 1999, à l’initiative de notre centre de recherche.
  • Les journées sur : La socio anthropologie ou comment repenser la méthode, organisées en 2001 par l’Institut de Sociologie de l’Université de Constantine et le CRASC.

Dans le processus de production des connaissances dans des champs disciplinaires spécifiques, quel bilan peut-on faire ? Qu’est-ce qui a changé et que reste-t-il à faire ? Cette rencontre nous permettra de nous interroger sur nos capacités de renouvellement des connaissances portant sur notre société.

Les changements essentiels introduits par la loi sur la recherche notamment au travers des programmes prioritaires de recherche, du lancement des avis d’appels d’offres et des financements individualisés par projet ont permis de résoudre en partie le débat récurrent : recherche fondamentale/recherche appliquée.

La possibilité offerte de mener les enquêtes sur des terrains sélectionnés, à l’échelle souhaitée a permis, à ceux qui ont une expérience de recherche, d’aboutir à des résultats encourageants (ouvrages et articles).

La contribution du Centre aux débats institués aujourd’hui sur le renforcement de la performance des sciences sociales dans la société s’est fait à partir d’un certain nombre de matériaux. La production éditoriale du centre à travers ses revues, ses ouvrages, ses cahiers et documents de travail ; sa production de littérature, corrobore, celle des rapports de recherche et des bilans de projets, celle des débats scientifiques à travers les nombreuses rencontres organisées par l’institution ou en partenariat.

Si les sciences humaines et sociales ont parfois eu tendance à être marginalisées, elles concernent aujourd’hui au point de vue enseignement plus de la moitié des étudiants inscrits à l’université.

A propos de la loi 98-11 sur la recherche scientifique, sur dix sept (17) PNR mis en œuvre, cinq (5) relèvent des sciences humaines et sociales ce qui a permis à quarante six (46) laboratoires de recherche de se constituer dans les universités sur trois cent un (301) en 2002, à une activité importante d’être menée dans les différents centres de recherche avec seize (16) PNR venant s’ajouter à d’autres projets pour le seul CRASC, ce qui dénote de l’avancée institutionnelle des sciences sociales.

La nécessité de produire de la connaissance sur sa propre société afin de comprendre, pour mieux agir, est aujourd’hui admise. Le renforcement du rôle des sciences sociales fait l’objet maintenant de diverses initiatives à l’échelle mondiale. A l’Unesco, l’existence d’un programme spécifique transversal, celui de la « gestion des transformations sociales » MOST dont le CRASC est un point focal, les conférences internationales de l’OCDE sur le thème « Repenser les sciences sociales » sont à l’origine de «l’initiative mondiale en matière de sciences sociales»*.

Mettre à disposition les résultats de recherche afin de rendre possible l’utilisation des connaissances spécialisées, pourrait aider à la prise en charge des problèmes cruciaux qui se posent aujourd’hui à notre pays. Celle ci passe par le renforcement des capacités institutionnelles, l’encouragement à la formation de chercheurs et de leur ouverture à la recherche comparative.

L’enjeu d’un état des lieux est la réflexion sur la qualité des données produites dans les différents champs de celles-ci.

Le choix d’aborder cet état des lieux à partir des sujets réellement investis et ayant fait entre autre l’objet de numéros thématiques d’Insaniyat, servira à mesurer les chemins à parcourir. C’est pour atteindre ces objectifs et participer à la satisfaction de ces ambitions que nous vous avons conviés collégialement au partage. Nous pensons d’ailleurs continuer dans l’avenir en approfondissant ce que nous aurons traité durant ces trois journées, et en ouvrant le débat à d’autres disciplines et thématiques non abordées ici.

Il s’agit au cours de ce symposium de contribuer à un état de lieu lequel pourrait déboucher sur une sorte d’encyclopédie des connaissances que nous avons sur notre pays, telles que produites dans le champ des sciences sociales et humaines depuis l’indépendance et de débattre de la situation actuelle de la recherche en sciences sociales en Algérie. Cette rencontre s’articulera autour de huit thématiques :

  1. Anthropologie, Sociologie et Sciences sociales : éléments pour un état des lieux
  2. Histoire, Mémoire et Patrimoine

III. Citoyenneté et Mouvement associatif

  1. Géographie, Monde rural et Migrations
  2. Urbanisme - Architecture
  3. Famille et Enfance

VII. École et Éducation

VIII. Culture, Langue et Identité

Merci d’avoir été nombreux à répondre à cette invitation, nous faisant profiter de votre expérience dans le domaine, malgré vos obligations. Merci pas seulement de nous faire l’honneur d’être avec nous au Centre aujourd’hui, mais d’être venus aussi, ajouter une pierre à l’édifice.

Un hommage légitime à toutes celles et ceux qui ont par leurs enseignements et leurs productions, initié et porté l’effort pour donner la place qu’il faut aux sciences sociales dans un environnement difficile et complexe. Merci à tous, de nous avoir ouvert le champ qu’aujourd’hui vous continuez à semer avec nous. Madame la Ministre déléguée, être parmi nous aujourd’hui, marque s’il en était encore besoin de le dire, tout l’intérêt que vous portez au développement de la recherche en sciences sociales et l’honneur que vous nous faites de présider cette première séance. Soyez en sincèrement remerciée.

Madame la Ministre déléguée, Monsieur le Wali, Messieurs les Recteurs, mesdames et messieurs les chefs d’établissement, mes chers collègues, chercheurs et enseignants, votre présence nous encourage et nous rassure et fait revivre l’espoir d’une dynamique nouvelle.

Note

* Née après une série de conférences internationales de l’OCDE sur le thème «repenser les sciences sociales», conférences également financées par la direction générale de la recherche de la commission européenne et par le programme «Gestion des transformations sociales (MOST) de l’UNESCO», la WSSI fournit un cadre flexible aux efforts visant à améliorer la qualité scientifique et à accroître la pertinence sociale des sciences sociales Kazancigil Ali., In Revue internationale des sciences sociales n°177 septembre 2003.