Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

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Quelques « icônes »

L’exposition « Photographier la guerre d’Algérie », qui s’est déroulée de janvier à mars 2004, à Paris à l’Hôtel de Sully, que j’ai dirigé avec Laurent Gervereau, a suscité un grand intérêt du public. Plus de vingt mille visiteurs se sont rendus à cette exposition qui s’est tenue en plein cœur de Paris dans un lieu prestigieux, ce qui signifie, en France, un début de reconnaissance dans la « visualisation » de cette guerre d’indépendance. Il existe toujours un intérêt très fort, en France, pour tout ce qui touche à l’Algérie, par la présence massive d’Algériens, d’enfants d’immigrés, de pieds-noirs, d’anciens soldats français, de « porteurs de valises »[1]… et ceux qui travaillent sur l’histoire contemporaine de ce pays se trouvent sans cesse interpellés. Mais il y a également la singularité de cette histoire, un territoire longtemps rattaché à la France et qui arrache sa souveraineté au terme d’une guerre d’indépendance de huit ans qui a eu un profond retentissement à l‘échelle internationale.

L’exposition a d’abord dressé l’inventaire des « figures » de cette guerre. La mémoire photographique de la guerre d’Algérie semble en effet avoir laissé peu de traces dans la société française, après l’indépendance de 1962. Les Français ne paraissaient pas éprouver le besoin de revisualiser cette séquence noire, à la différence des Américains transformant sans délai leur défaite au Vietnam en fait d’histoire. Pourtant un stock important d’images existe. Traces fragiles, friables, presque perdues, quelques photographies de la guerre d’Algérie se sont incrustées dans un stock de souvenirs : le général De Gaulle à Alger en juin 1958, les bras en « V », juste avant de lancer le fameux « je vous ai compris » ; le même général devenu chef de l’Etat s’adressant aux Français à la télévision dans des discours disant la fin de l’Algérie française ; le regard fatigué des généraux putschistes, Salan ou Jouhaud, en avril 1961 ; le visage défiguré de la petite Delphine Renard victime d’un attentat de l’OAS à la « une » des journaux parisiens en février 1962 ; et puis l’exode des pieds-noirs en juillet 1962….. Ces images témoignent d’un autre temps, celui des débuts de la Ve République, et qui, en vieillissant, ont perdu un peu de leur force, de leur douleur pour devenir des « icônes » admirées, reconnues.

Montrer des « images interdites »

Pour un public algérien, l’important ce sont les occultations. Dans ce travail de retrouvailles de mémoires visuelles, on trouvera donc, surtout, deux « reportages » montrant le côté algérien de cette guerre, si peu présente dans les collections, expositions et albums consacrés à la guerre d’Algérie. L’un, réalisé dans les maquis du Constantinois en 1957 par un photographe hollandais, Kryn Taconis, a longtemps été censuré en France, par l’agence Magnum où il était pourtant déposé depuis 1957…. Il a été montré pour la première fois.

Un autre reportage, réalisé par un photographe de France Soir, présente des images inédites de la répression des Algériens à Paris dans la nuit du 17 octobre 1961, où de nombreux Algériens ont été tués par les forces de police à Paris et en banlieue. Il n’existait que les photographies d’Elie Kagan. Ce photographe, militant anticolonial, avait été alerté par les responsables de la France du FLN, organisatrice de cette manifestation, qui soupçonnait une répression importante (sans pour autant deviner l’ampleur de la tragédie). Si forte et si prégnante était la vision d’Elie Kagan, (ses clichés francs et sans détours ont été publiés dans les nombreux ouvrages consacrés à cet événement) qu’elle a durablement investi notre propre mémoire de cet événement cruel. Sa photographie, publié à la une de Paris Match du 19 octobre 1961, où l’on voyait des Algériens entassés dans un autobus de la RATP, les mains levées, avait durablement marqué les esprits.

Il existait pourtant d’autres photographies de cette soirée, déposées dans le fonds du quotidien France Soir, déposées à la Bibliothèque historique de la ville de Paris (BHVP). Une quarantaine d’images en noir et blanc prises des reporters du journal, envoyés vraisemblablement pour « couvrir » un événement qui devait être « classique », ordinaire. Le célèbre quotidien populaire de la rue Réaumur avait en effet depuis plusieurs années largement couvert les faits liés « à la répression de la délinquance nord-africaine » (il ne s’agissait que de délinquance, la guerre n’avait pas droit de citer et les motivations des Algériens n’étaient jamais explicitement formulées).

On imagine alors le photographe de France Soir dans le début de cette soirée, ne sachant pas qu’il allait vivre un moment de terrible histoire française… Les premières images du photographe arrivent à traduire l’effervescence, l’excitation, du début de la manifestation. Certains manifestent même leur joie devant l’objectif, preuve de l’ignorance du drame à venir, preuve de leur esprit pacifique… .Ces Algériens, longtemps parqués dans les bidonvilles de la banlieue parisienne, les voici enfin prendre possession du centre de la grande capitale de métropole coloniale. La « ville-lumière » dont ils ignorent presque tout. Les images de France Soir apparaissent comme un document essentiel à la compréhension de cette nuit tragique. Elles donnent une foule d’informations sans cadrages sophistiqués, inutiles. Il y a les gardes mobiles à la présence massive et inquiétante. Puis, brutalement, c’est la charge, les assauts violents et meurtriers des forces de police massées en grand nombre et des tristement célèbres « harkis métropolitains » (forces supplétives musulmanes de la police parisienne). Deux photographies disent la violence du choc, avec le visage ensanglanté d’un manifestant. Deux images qui restent comme deux éléments sauvés d’un documentaire perdu, prises, peut être, à la hauteur du cinéma Rex, où des rafales de mitraillette ont fait plusieurs victimes parmi les Algériens.

Avec les témoignages, d’un coup, les images nouvelles du photographe de France Soir composent en noir et blanc une ambiance obscure mêlant les fragments acérés des coups portés par les grands « bidules », des portraits d’hommes effrayés, donnant de la ville un univers étouffant, inquiétant. Une longue file de « prisonniers », les bras levés, s’étire le long de la place de l’Opéra. Dans ce moment de répression, les figures effrayées, les regards, les mains levées dominent les images. Et puis, le document terrible : des corps sont allongés, semblent-ils sans vie, et d’autres personnes, vivantes, le regard vide, accroupies, prostrées. "Il y a des morts" nous dit la légende de la photographie, parlant de « bagarre » entre les policiers et les manifestants. Bien sûr, le contexte manque au spectateur, et les légendes ne lui disent pas tout de ce qui a conduit à une telle catastrophe. Mais les corps et les visages sont des moteurs pour imaginer une autre histoire que celle des légendes des bas d’images.

Un photographe au maquis : le reportage de Krin Taconis

C’est dans le contexte, fin de la « Bataille d’Alger » en 1957, de la construction de la « Ligne Morice », des affrontements algéro-algériens pour le contrôle de populations civiles (avec le massacre de Mélouza le 28 mai 1957), qu’arrive dans les maquis de l’ALN le reporter-photographe Kryn Taconis. Son reportage ne sera publié qu ‘en… 1962, à la veille de l’indépendance algérienne, par l’agence Magnum sous la légende suivante : « Tandis que la paix progresse en Algérie, les soldats de l’armée de libération descendent des montagnes et tentent à présent de mettre en place, de concert avec l’armée française, des règlements de sécurité. C’est la première conséquence du cessez-le-feu (du 19 mars 1962 NDLA)... Pourtant, durant les sept dernières années, ces soldats vivaient dans les montagnes des Aurès, laborieusement ravitaillés en armes et en nourriture, soit par le FLN exilé en Tunisie ou au Maroc soit par des villageois de la région, qui leur fournissaient principalement de la nourriture. Ces photographies ont été prises par Kryn Taconis qui réussit à entrer en Algérie par la frontière tunisienne et à rejoindre les forces du FLN. Kryn Taconis vécut avec ces soldats dans ces montagnes, partageant leur nourriture et dormant avec eux dehors »[2].

Les hommes de l’ALN photographiés par Kryn Taconis en août 1957 sont encore loin de se douter de l’isolement qui les attend. Ils peuvent encore circuler ou recevoir des journalistes étrangers en terre algérienne. Quelques mois plus tard, cela deviendra impossible. Les « maquisards de l’intérieur » comme on les appellera plus tard, en opposition avec les hommes situés « aux frontières », vont se retrouver dans des situations dramatiques : privés de nourriture, d’ordres, de nouvelles, exposés aux coups de boutoir meurtriers des troupes d’élite de l’armée française. Et c’est pourquoi ces images de Kryn Taconis sont si importantes, fortes, émouvantes. Il y a là les jours ordinaires d’une guérilla, presque saisis dans sa routine quotidienne : se nourrir, marcher, échapper aux « regards » des avions, préparer une embuscade. Dans les photos de Kryn Taconis, il n’est pas question d’émotion ou d’images symboles, simplement le souci de se placer au plus près de l’action (la guerre d’Algérie n’a jamais été une guerre aérienne, technologique, à distance comme le sera plus tard la guerre du Vietnam). Il n’y a pas de perspectives ou de lumières dramatiques, le photographe se contentant de réaliser des portraits sur fond de plans d’ensemble, pour donner le décor et le contexte. Quelques mois plus tard, à cause du terrible « barrage », tous ces hommes, s’ils sont encore vivants ou en liberté, vivront dans des grottes, des souterrains, presque placés dans l’incapacité de se déplacer.

Les images de Kryn Taconis montrent donc une époque bien précise, celle de l’apogée de l’Armée de Libération Nationale (ALN) à l’intérieur de l’Algérie, forte de ses milliers de combattants, bien équipés, sans cesse approvisionnés en armes, proches des populations locales, en liaison avec la direction politique du FLN installée désormais à Tunis après « la Bataille d’Alger ». Des messagers peuvent sans cesse se déplacer de part et d’autre de la frontière algéro-tunisienne. Eté 1957, c’est précisément le moment où un cinéaste français, René Vautier, aidé des Algériens Mohammed Lakhdar Hamina et Djamel Chanderli, réalise un des rares films documentaires, L’Algérie en flammes, tourné dans les maquis algériens. Il est possible, là aussi, de voir des actions de combats, et surtout le visage de ces fameux combattants invisibles, ces « terroristes » rarement montrés dans la presse française. Ce film, comme le reportage de Kryn Taconis, sera longtemps interdit en France.

Sur une « absence »

La presse française a généralement salué la qualité de l’exposition, et les seules réserves exprimées portaient sur la relative absence de photos algériennes. Il y a eu des difficultés sur le financement des droits, et des voyages de ceux qui avaient travaillé pour l’exposition elle-même. Le lecteur pourra, tout de même, trouver de nombreuses photos prises par les Algériens dans l’album de l’exposition, « Photographier la guerre d’Algérie », paru aux éditions Marval. Espérons que des éditeurs algériens puissent diffuser cet album en Algérie.

Mais fondamentalement, sur « l’absence, il faut s’interroger sur le déséquilibre de la production d’images, qui montre le caractère inégalitaire de cette guerre. D’un côté, une énorme masse de clichés, produite notamment par les services de l’armée française. De l’autre, quelques photos prises par les Algériens dans les maquis et retrouvés sur eux au moment de leur arrestation et de leur mort (donc saisis par les troupes françaises) ou des reportages effectués par des reporters étrangers dans des zones étroites contrôlées par l’ALN. Les Algériens sont donc les grands absents des représentations de ce conflit, même si quelques photographes ont fait l’effort de les « regarder ».

Ainsi le reportage de Krin Taconis de 1957, évoqué ci-dessus, nous dit ce qu’est cette guerre, son caractère particulier, inégalitaire. Il n’y a pas de combats réels, d’accrochages. On voit des « soldats » algériens avec leur armement disparate pris sur les soldats français, mais pas de « guerre ». Dans un texte racontant son aventure avec les « rebelles algériens » le journaliste le dit bien : « Je n’avais pas encore pris la moindre photographie de combat. C’est pourquoi je décidai de me joindre à eux. Nous partîmes à trois heures du matin et atteignîmes la position (qui surplombait la route) cinq heures plus tard. Selon les renseignements du FLN, le convoi devait être composé de deux half-track et de cinq camions et atteindre ce point aux environs de midi. Pourtant, nous attendîmes jusqu’à trois heures de l’après-midi, tous soigneusement camouflés : pas la moindre chose ne bougea aux abords de la route pendant tout ce temps. Puis le commandant mit fin à l’opération, il me dit que si le convoi devait réellement passer, il y aurait des avions d’observation volant au-dessus de nous le long de la route. Le matin du 30 août, je dis au commandant qu’il était temps que je m’en aille ». [3]

Pourtant malgré cette absence de guerre réelle, accrochages ou embuscades, ce reportage sera de fait interdit. Car dans la guerre des images qui commence, le terrain est verrouillé, la censure et la propagande piègent chaque pellicule. Ajoutons que ce n’est pas nouveau, et pourquoi d’ailleurs la guerre d’Algérie échapperait-elle à cette règle, celle où « la riche iconographie des conflits, depuis les champs de cadavres reconstitués par O’Sullivan en 1868 jusqu’à la récente intervention américaine en Afghanistan, est largement bridée par les questions politiques, venant déterminer la scène représentée, jusqu’à son esthétisme »[4] ?

Mais dans cette guerre terriblement inégalitaire de l’image et de l’information, il est permis de se demander, quarante après, de quoi avaient donc peur les responsables de l’agence Magnum qui avaient décidé de ne pas diffuser le reportage de Kryn Taconis. Et c’est ainsi, en partie, que l’on pourra se poser la question de l’absence de la figure de l’Algérien.

Sortir de l’amnésie visuelle

Cinquante ans après le 1ier novembre 1954, on remarquera que c’est le temps d’une génération qui s’est ainsi écoulé. La mémoire « ancienne combattante », celle qui veut toujours vivre avec, rejouer toujours la guerre, s’épuise. Ceux et celles qui vont devoir faire et font déjà l’Algérie et la France de demain n’ont aucune responsabilité dans l’affrontement d’hier. Ils veulent lire cette page avec méthode, loin du bruit et de la fureur longtemps entretenus par leurs aînés, acteurs de cette histoire. Le travail pour montrer la guerre peut permettre à la fois de revenir sur cette histoire et d’affronter les défis d’aujourd’hui. La sortie de l’amnésie visuelle signifie le passage des générations.

Les centres d’intérêt se sont déplacés, et de nouvelles générations de chercheurs sont apparus avec l’ouverture d’archives étatiques et personnelles qui cherchent à distinguer, à comprendre les processus répressifs mis en place par l’Etat colonial ; à évaluer les fluctuations de l’opinion et les mosaïques de motivation qui présidèrent à l’adhésion de l’Algérie française ou à son rejet. On commence à se préoccuper d’une histoire sociale et culturelle de la guerre. En ce sens, plus la guerre d’Algérie s’éloigne, plus elle nous apparaît dans sa totalité complexe [5]. Les historiens reprennent le travail de la mémoire, pour trier, tenter d’établir les faits et de dégager des explications, et s’intéressent de plus en plus à la question de l’image, son statut et sa diffusion. Ce travail est d’autant plus important que nous vivons dans une société où information et communication tendent de plus en plus à se confondre ; et le chercheur se doit de déterminer quelles forces, quelles influences, quelles idéologies, quels pouvoirs contribuent à modeler notre perception du monde, et avec quels objectifs…

Autour des photos de la guerre d’Algérie : bibliographie (établie par Benjamin Stora.)

Algérie, 1954-1962, Arrêt sur images inédites : Paris, FNACA-GAJE, EDL, 2002,

Ball, René : Guerre d’Algérie, Paris, Trésor du Patrimoine, 1999, 5 fascicules de 100 pages chacun.

Bergot, Erwan : Algérie, les appelés au combat, Paris, Ed. Presses de la cité, 1991

Bigeard, le général : Ma guerre d’Algérie, Paris, Hachette Carrière, 1995,.

Branche, Raphaelle et Thenault, Sylvie : La guerre d’Algérie. Le dossier documentation photographique n° 8022. Paris. La Documentation Française, août 2001.

Buisson, Patrick, Gauchon, Pascal : OAS, Histoire de la résistance française en Algérie. Bièvres, Ed. Jeune Pied-noir, 1984,

Cartier, Raymond : L’Algérie sans mensonge,. Paris, Hachette, 1960.

Courriere, Yves : La guerre d’Algérie en images. Paris, Fayard, 1972.

Flament, Marc, Bigeard, Marcel : Piste sans fin, Paris, La Pensée moderne, 1963.

Flament, Marc, Bigeard Marcel : Aucune bête au monde, Paris, La Pensée Moderne, 1959.

Flament, Marc, Larteguy, Jean : Les dieux meurent en Algérie, Paris, Jacques Grancher, 1960.

Flament, Marc. LE CORNEC : Appelés en Algérie, Paris, La Pensée Moderne, 1964.

Flament, Marc : Les beaux arts de la guerre. Paris, Jacques Grancher, 1974.

Fleury, Georges : La guerre en Algérie,. Paris, Plon, 1993.

Garanger, Marc : Femmes algériennes : 1960. Paris, Ed. Contrejour, 1982.

Garanger, Marc Sebbar, Leila, Femmes des hauts-plateaux : Paris, La Boite à documents, 1990.

Garanger, Marc : La guerre d’Algérie vue par un appelé du contingent. Paris, Le Seuil, 1984.

Guerre d’Algérie (La) : Paris, Taillandier Historia-Magazine, 7 volumes, 1971-1974.

Guerre d’Algérie, (la) les combats du Maroc et de Tunisie, Paris, Ed. FNACA, 1987.

Heduy, Philippe : La guerre d’Algérie en photos, 1954-1962. Paris, EPA, 1989.

Hellal, Abderrezak, Préface d’Ahmed Bedjaoui : Image d’une révolution : la révolution algérienne dans les textes français durant la période du conflit. Alger, OPU, 1988, 172 p.

Images et visages du cinéma algérien : Alger, catalogue Oncic, 1984.

Information,( l’) durant la guerre de libération : Alger, Ed. Ministère de l’Information, 1984.

Le Manner, Yves et Stora Benjamin : Images de la guerre d’Algérie, Saint Omer, Musée de la Coupole, 2002

Le Mire, Henri : Histoire des parachutistes français : la guerre parade 1939 à 1979. Paris, Albin Michel, 1980

Marchais, Albert : Murs d’Alger 1962. Paris, Etudes et Documentations Internationales, 1965.

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Mimoun, Mouloud. (sous la dir) : Images d’une guerre. France Algérie. Paris, Ed. Institut du Monde Arabe, 1992.

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Musee National Du Moudjahid : Nora, témoignages, nouvelles. Alger, ENAL, 1984

Paqueteau, Bernard : Grande muette, petit écran. Présence et représentation du militaire dans les magazines de reportage. Paris, Hôtel National des Invalides, Fondation pour les Etudes de Défense Nationale, 1986.

Pecar, Zdravkro : Témoignage d’un reporter yougoslave sur la guerre d’Algérie. Alger, ENAL, 1987.

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Roy, Jules ; (Préface de) : L’ARAC et la guerre d’Algérie. Limoges, Ed du Réveil des combattants, 1992

Sabourdy, Michel : 1954-1962 : Chroniques d’une drôle d’époque. Mâcon, Ed. Mâcon imprimerie, 1991.

Servan-Schreiber, Jean-Jacques : La guerre d’Algérie, Paris, Paris Match, éditions n° 1, 1982.

Tristan, Anne : Le silence du fleuve, octobre 1961 Paris, Ed. Au nom de la Mémoire, 1991.

Notes

* Professeur d’Histoire du Maghreb à l’INALCO

[1] Sur ces groupes de mémoires, je renvoie à mon ouvrage, La Gangrène et l’oubli, Paris, 1991, réédition La Découverte-poche, 1998.

[2] Introduction rédigée par Magnum daté d’avril 1962 : » Story » de Magnum. Avril 1962. Numéro 29-62. La vie avec les rebelles algériens.

[3] Texte autobiographique de Kryn Taconis, déposé à l’agence Magnum.

[4] Michel Guerrin, Le Monde, « La guerre, les faits, l’émotion », 29 octobre 2002.

[5] Sur cet aspect, voir l’ouvrage collectif, La guerre d’Algérie, fin d’amnésie, de Mohammed Harbi et Benjamin Stora, (sous la direction) Paris, Ed Robert Laffont, 2004, 728 pages ; Alger, Chihab éditions.

Auteur

Benjamin STORA *