Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Index des ouvrages

PRELUDE, Programme de Recherche et de Liaison Universitaire pour le Développement est une ONG, membre de la consultation collective de l'UNESCO/ONG sur l'enseignement Supérieur.

Elle associe en réseau, qui est présent sur les cinq continents, des universités et des chercheurs volontaires soutenus par leurs institutions.

PRELUDE contribue, en partenariat avec d'autres acteurs sociaux concernés, à concevoir et à mettre en œuvre des pratiques de développement soutenable en partant de problèmes de terrain dans des secteurs vitaux: santé, nutrition, communication, énergie, habitat éducation etc.

Le réseau privilégie, sur la base d'études de cas, la capitalisation et l'échange des savoirs et des expériences, lors de ses rencontres.

Il traite ces problèmes de façon interdisciplinaire, de façon à prendre en considération la complexité et la globalité des réalités.

Les axes de coopération Nord-Sud, Sud-Nord, Sud-Sud et Nord-Nord, le métissage des cultures et l'hybridation des savoirs, des savoir-faire et des faire savoir qu'ils induisent, garantissent le dialogue inter culturel et la mise en œuvre, à l'échelle mondiale, d'initiatives citoyennes, plurielles, responsables et solidaires.

PRELUDE est né dans la foulée de la conférence de l'AUPELF, Association des Universités Partiellement et Entièrement de Langue Française, qui avait lieu début Décembre 1984 à Bruxelles, à l'Université Libre de Bruxelles et qui portait sur le thème de « L'insertion sociale de l'Université « et donc son rôle spécifique dans le milieu local de son lieu d'implantation.

L'université a-t-elle une responsabilité dans les enjeux du développement de la société dont elle fait partie ou bien se contente-t-elle de sa vocation de formation supérieure?

Nous avons rapidement considéré que l'université occupe une réelle «position citoyenne« qui implique une interpellation de solidarité sociétale qui exige d'elle un engagement continu dans la formation et l'éducation supérieure. Dans cette perspective elle doit assurer une transmission des connaissances, qui est alimentée par une démarche permanente de recherches tant théorique que pratique.

Les deux recherches, fondamentale et appliquée, sont les sources incontournables et indispensables, pour toute intervention de développement dans un environnement donné.

L'enjeu du co-développement soutenable, particulièrement pour les territoires et les populations fragiles ou fragilisées, consiste à passer de la dépendance à l'initiative à travers des partenariats effectifs. Pour ce faire PRELUDE table sur une co-expertise scientifique et participative qui conjugue savoirs scientifiques et les autres savoirs : professionnels, pratiques et d'expérience.

Type d’activités de PRELUDE : il s’agit d’ateliers séminaires avec des universitaires, chercheurs et consultants internationaux, dans un certain nombre de pays depuis 1987 (Dakar) jusqu’en 2003 (Sénégal).

Quelques exemples suivent, dont la manifestation s’est terminée par la mise en place d’un sous-réseau Prélude thématique et la mise en œuvre d’actions concrètes de développement, avec l’appui institutionnel et financier, de coopérations bilatérales ou multilatérales telles que l’UNESCO, l’Union Européenne, etc.

On prend ici quelques derniers ateliers :

- 1989 : Université de BUTARE – RWANDA – CURPHAMETRA – (centre Universitaire de Pharmacopée et de Médecine Traditionnelle)

- 1996 : MEXICO – Mexique « l’Habitat »

- 1998 : Rhodes – Grèce – Université de la MER Egée « Les îles et l’apport de l’Université dans le développement local »

- 1999 : Hochimin ville – VIETNAM – Université Nationale « Phénomènes et problématiques urbaines »

- 2000 :Hammamet : TUNISIE – Institut National du patrimoine de Tunis – Institut Catala de la Méditerranée à Barcelone  « Valorisation du patrimoine en Méditerranée occidentale »

- 2001 : Cotonou : BENIN – Université Nationale « L’eau patrimoine mondial et local »

- 2002 :  Dakar : SENEGAL – Université Cheikh Anta Diop – I.F.A.N. institut fondamental d’Afrique Noire « femmes, savoirs, sciences et développement durable »

La culture

La culture renvoie à des responsabilités citoyennes très concrètes. S’il est vrai que « la culture est la clé du XX1ème siècle » la responsabilité de l’enseignement supérieur est immense.

Pour Javier Perez de Cuellar, l’ancien secrétaire Général des nations Unies, devenu par la suite, le Président de la Commission mondiale Culture et développement, la culture doit se définir comme une « maîtrise de la maîtrise » (javier Perez de Cuellar, 1994) : non pas seulement une maîtrise des compétences ou des expertises scientifiques et techniques, mais des compétences plus générales, où la relation à l’autre est à tel point décisive que, paradoxalement, ces compétences se caractérisent comme une sorte de dé-maîtrise.

Sans cette dé-maîtrise, aucun dialogue entre partenaires et membres d’une société ne peut s’établir.

Les Universités, les universitaires et les chercheurs ne doivent pas seulement, comme c’est la tradition, affirmer et revendiquer la liberté académique et scientifique et l’autonomie institutionnelle, aujourd’hui fragilisée par le processus de globalisation financière, économique et technologique.

Ils sont obligés de se relier avec les autres acteurs sociaux concernés en terme de partenariat et de coresponsabilité et en proportion de leurs savoirs.

L’intervention dans le développement local demande ce dialogue et ce partenariat avec les acteurs sociaux locaux.

Innovation

Le développement local induit la créativité et l’innovation nécessaire à la transformation du milieu. L’innovation implique une démarche transdisciplinaire située nécessairement dans un lieu.

Elle intègre la raison pratique, les perçus et vécus des gens avec leurs savoirs concrets.

Ces savoirs locaux les aident à vivre leur vie quotidienne en leur permettant une relative autonomisation par rapport à toute tentative de l’expertise scientifique de leur confisquer leur propre compréhension d’eux-mêmes, de leurs connaissances et de leur identité (Shamin Teodor, 2003).

Il faut souligner et rappeler que toute innovation est vouée à l’échec si elle ne s’ancre pas dans un « terroir », si elle ne s’arrime pas au milieu.

Elle ne peut donc pas prendre le risque de faire l’impasse sur la culture, la mémoire, l’histoire, les sensibilités et les traditions qui existent sur place.

Une société, performante et (auto) soutenable à partir d’apports extérieurs est obligée de considérer le rôle déterminant du milieu et de l’imaginaire local. Ce que les citoyens « rêvent » pour l’amélioration de leur environnement de proximité et de leur lieu de vie, doit être pris en considération dans tout projet de « développement local ».

La satisfaction des besoins quotidiens de la population en matière d’habitat, de nutrition, de santé, d’éducation et de loisirs et de traditions (naissances, mariages, funérailles, fêtes religieuses et civiles) constitue l’objet essentiel de toute démarche d’agent de développement local.


Participation : concepts et questions

Participer

Partager ?

Participation

Au savoir :

Comment faire, avec quel savoir pour devenir riche ou pour nourrir sa famille ?

Au pouvoir :

Pour organiser le pouvoir

Au contrôle :

Pour surveiller la gestion

Notion

  • De devoir
  • Du citoyen
  • De droit
  • Et du questionnaire

De la collectivité pour un développement local durable.

notes

* Consultant, Programme PRELUDE

auteur

Jean Marie CHAPELLE*