Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Index des ouvrages

L’ambition de cet ouvrage qui est en fait un ensemble d’articles rédigés pour répondre à des exigences diverses (dossiers de revues, colloques, journées d’études, etc.), est de satisfaire une demande :  « faire connaître une partie très importante et méconnue de la littérature algérienne, celle écrite en langue arabe ».

C’est vrai que Marcel Bois s’est spécialisé dans la traduction de cette littérature de l’arabe vers le français. Il a traduit plusieurs romans dont (« Ez-Zilzel », « Le palais et le pêcheur »), « les noces du mulet » de Tahar Ouettar, (« Le vent du sud », « La fin d’hier », « La mise à nu », « Djazia et les derviches », « Je rêve d’un monde ») de Abdelhamid Benhadouga, ainsi que  « Kalamus » de Merzag Bagtache. Seulement la plupart de ces traductions ont été publiées en Algérie, à l’exception des derniers romans d’A. Benhadouga et de          M. Bagtache : « Le Palais et le pêcheur » et « Les noces mulet » lesquels ont été publiés en France.

Ce qui fait que la portée universelle de ces traductions est très faible sinon quasiment nulle. La promotion de cette littérature  rencontre de sérieux problèmes même à l’intérieur du pays d’origine (édition, diffusion et lectorat…)

En plus cette littérature n’a pas encore trouvé à l’extérieur du pays des spécialistes qui s’intéressent à sa production.

Charles Bonn, dans « le répertoire international des thèses sur les littératures maghrébines » a catalogué à peu près neufs travaux de recherches universitaires consacrés aux romans de T. Ouettar et A. Benhadouga. Trois de ces thèses ont été soutenues à Paris III sous la direction de Nada Tomiche, le reste a été dirigé par des professeurs français. Ces thèses qui se  repartissent entre D.E.A, Doctorat (troisième cycle et nouveau régime) ont été présentées par des étudiants algériens, sinon d’origine maghrébine comme l’indiquent leurs noms.

On peut signaler également quelques articles, consacrés à cette littérature, que quelques revues spécialisées ont pris l’initiative de publier. Entre autres la revue IBLA qui a consacré plusieurs pages à une bibliographie, du roman algérien de langue arabe, réunie par le tunisien Bouchoucha Bendemaa en 1988.

Après cette date charnière dans la vie du pays et dans la littérature algérienne, beaucoup d’événements d’ordre politique et culturel ont eu lieu. Et malgré les difficultés liées à cette grave crise politique, plusieurs romans ont été publiés et une nouvelle génération de romanciers a émergé au début des années 1990, dont Bechir Mefti, Hamid Abdelkader et Yasmina Salah, romanciers les plus en vue.

La production romanesque de ces derniers est venue s’ajouter à celle de la première génération, celle des années 1970 (Tahar Ouettar, Abdelhamid Benhadouga…) et à celle de la deuxième génération représentée par Djillali Khellas, Merzag Bagtache, Laredj Waciny, Zaoui Amine, Ahlam Mostaghenemi …

Pour toutes ces considérations, et afin de faire la lumière sur cette littérature romanesque j’ai pris l’initiative de publier ces articles.

Ces essais pèchent d’une part leurs insuffisances du fait qu’ils ne donnent pas un point de vue panoramique sur cette littérature qui est beaucoup plus riche et d’autre part leur caractère dissonant sur le plan méthodologique. Je les ai gardés presque tels qu’ils étaient lors de leurs premières publications en essayant de leur donner une forme homogène sur le plan de la périodisation et de l’évolution des thèmes abordés.

Ces articles dont la plupart ont été écrit en langue arabe initialement et traduits par moi-même à l’occasion de l’Année de l’Algérie en France, permettront peut-être de porter une nouvelle appréciation sur la diversité de la littérature algérienne, et combler un vide probable.