Les Ouvrages Du CRASC

Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle

Index des ouvrages

S’interroger sur la place de l’Université dans la société algérienne d’aujourd’hui n’est pas facile. Il faudrait peut- être poser la question autrement : société aujourd’hui et demain pour pouvoir déterminer la place de l’Université.

     Après avoir collé de très près à la société dans les années soixante- dix, (révolution agraire, volontariat estudiantine, cours et  débat …) progressivement, l’Université s’est éloigné de cette société qui se transformait top vite avec force déviation et régression. Au lieu de garder ses distances en tant que haut lieu du savoir, de l’observation et de la compréhension, l’Université a sombré dans les magouilles, les passe – droits, les compromissions reléguant les rares poches de résistance (réflexion, recherche. enseignement sincère…) dans une situation minoritaire et marginalisée…C’est des malades, ils n’ont rien compris à la réalité algérienne ‘’).

     Cette marginalisation a touché toutes les formations à des degrés divers. Pour notre part, nous allons aborder les problèmes qui se sont se posent à la psychologie, qui promue aux plus hautes destinées, les années soixante-dix, et au début des années quatre-vingt, progressivement la situation   

Cette crise n’épargne ni universitaires. Si quelques psychologues émergents du lot, font entendre leur voix dans différents lieux de formation, de recherche et de pratique sur le terrain, la majorité des psychologues vit cloitrées, humiliée, et souvent reléguée volontairement ou involontairement au plan de paramédicaux ou d’inconnus au bataillon. Quant à l’Institut  de psychologie, il est souvent objet de dérision et parfois de plaisanteries douteuses certes, mais qui sont indicateurs d’un profond malaise.

La Kyrielle de psychologue formé est vouée, en majorité, au chômage Quant à ceux qui trouvent un poste. Ils ont un salaire de femmes de ménage et moins qu’un agent de bureau.

En 1989, dans un mémoire de fin de licence en psychologie Clinique[1] . les auteurs concluent à l’insatisfaction générale :

-75 % des formateurs et des formé en fin de cycle (4 ème année) sont insatisfaits et considère que la formation ne prépare guère les psychologues aux rôles exigés par les terrains de pratique.

-81 % des praticiens sont insatisfaits de leur travail et de leur situation (salaire bas. Pas de statut, conditions de travail…)

-Quand aux utilisateurs, quand ils n’ignorent pas le rôle du psychologue. Ils le considèrent comme incompétent ou inutile.

Cette insatisfaction est le résultat d’un faisceau de problème qui sont  d’ordres :

  • Formationnel
  • Social
  • Juridique
  • Matériel.

     Il est difficile de repenser tous les problèmes. [2]Mais nous allons aborder ceux qui nous paraissent les plus invalident pour la promotion et le développement de la psychologie et de la fonction du psychologue.

I. LA FORMATION UNIVERSITAIRE

La formation est très inégale en fonction des modules, des enseignants, des moyen matériels, de la gestion administrative et pédagogique, mais aussi en fonction des étudiants.

I .1-LES ÈTUDIENTS :

en majorité. Font psychologie après échec aux formations désirées ou selon les caprices de l’ordinateur.

- D’autres choisissent la psychologie pour régler leur problème personnel (chaque année, nous avons deux ou trois étudiantes qui sombrent dans les psychos). Mais l’inégalité, la discontinuité, et l’inconsistance, de la formation ne leur permet nullement de s’équilibrer.

En fin de cycle, nous obtenons des diplômé, sans désirs, qui vont s’enformer dans leur bureau quand ils en ont ou errer dans les couloirs comme des âmes en en peine.

Seule, une formation solide. dynamique pourrait créer, nourrir et développer des motivation solides. Il est impossible de soutenir des étudiants en difficultés, quand les enseignants n’ont aucun espace pour se rencontrer et homogénéiser leur démarche pédagogique d’une part, et pour pouvoir s’entretenir avec les étudiantes sur ces problèmes d’autre ne part.

I .2- L’institut :

fonctionne «  à la va – comme-je-te pousse », une gestion purement administrative. au jour le jour (depuis sa création en 1985). Il n’y a pas d’activité scientifique, pas de réflexion pédagogique. Cette inertie a fini par venir à bout de toutes les velléités d’activité de la part des quelque enseignants préoccupés par la qualité de la formation

I .3- LES ENSEIGNANTS :

En fonction de leurs motivation.de leur conscience professionnelle, de leurs problèmes. Assurent, tant bien que mal, leurs cours. Si, certains font preuve d’un stoïcisme à toute épreuve, d’autres se débrouillent. Quelque anecdote vous donneront  une idée de la gravité de la situation.

1 er exemple Un enseignant, harcelé par des étudiantes affolées par la fin de l’année et L’absence d’un module à leur cursus, se dit’’ excédé par les étudiants qui ne cherchent que la note ‘’ et décide de donner la note de 12/20 aux présents ce jours-là , et 10/20 aux absents , ainsi le module est validé ? Qui est le plus absurde ? :

-Les étudiants qui réclament une note sans cours ?

-L’enseignant qui s’est absenté toute l’année ?

-L’administration qui n’a rien fait tout en étant au courant de la situation ?

Ainsi, la validation de ce module est donc tout à fait adaptée à l’absurdité de la  situation.

2éme exemple : Un enseignant vient en début d’année pour distribuer les thèmes des exposées qu’il vient ramasser en fin d’année. le module est validé avec des notes toujours supérieur a dix. Les étudiants ne disent rien. C’est un supérieures module providence qui leur permet de compose les modules des BAKAKINES.

3éme exemple : Un autre, de rang professoral, donne deux séances par an et valide un module, bien sûr, avec d’excellentes notes pour ne pas faire de remous etc…

Cette situation n’est pas particulière à l’institut de Psychologie, et contre toute attente, c’est même l’un des instituts qui assure un pourcentage appréciable du programme. Mais, ce fait ne constitue pas une raison qui justifie le laisser – aller. A peine 50% de l’enseignement est réellement assuré et dans quelles condition !

Pas d’ouvrages récents.

Pas de périodiques

Pas d’animation scientifique.

Un enseignement fossilisé et fossilisent qui ne libère nullement les énergies créatrices  et crée la dépendance des étudiants à l’égard du cours. Les cours sont complétement  perdus.

Tout cela dans un climat de conflit, d’absence de communication et de concertation Le siège de la direction est appelé ‘’tour d’ivoire’, la formation est morcelée et morcelant.

  La scission entre arabisés et francisés perdure. Bien que la psychologie soit arabisée   depuis 1980

Les autorités de tutelle n’ont rien trouvé de mieux pour accentuer la cassure entre francisés et arabisés : ils ont promu les P.H.D au rang magistral Alors, les francisés, avec leur 3éme cycle et leur grade de chargés de cours , n’ont qu’à se taire et s’arabisés sinon oust ! En 1985 ou 86, on fit signer aux francisés en ont pour leur arrogance.

II. L’ARABISATION A L’UNIVERSITÉ

Si l’arabisation était une nécessite historique, elle s’est faite dans des conditions tout à fait inappropriées aux intérêts des sciences concernées.

1980 est l’année qui a vu le retour progressif des thésards à l’université :

‘’Attends Algérie, nous arrivant, nous avons volé le feu aux dieux et nous allons te réchauffer ‘’ ! C’est l’année. ou on annonça l’arabisation. Comment s’arabiser, alors qu’ils viennent de passer au minimum, trois années en France en Angleterre ou aux Etats-Unis

Alors qu’ils viennent de passer. Au minimum, trois années  en France en Angleterre ou aux Etats- Unis ? alors qu’ils sont préoccupés par la façon de transmettre leurs rêves et leurs théories fraichement acquises ? Comment transmettre ce savoir aux mieux des inté’'ets de l’Algérie ? La plupart ont été effarés à l’idée de reprendre les bancs de l’école d’où les réactions suivantes :

Certains, ont haussé les épaules et ont continué à enseigner (en catimini) en langue  française ;

-D’autre, se sont dit ‘’ tout compte fait il serait plus intéressant de retourner d’où ils

-Venaient ‘’ Ils ont repris le chemin du CANADA,  de la France, des U.S.A. et même de  l’AUSTRALIE.

-Quelques irréductibles, masochistes et inconditionnels gravirent le calvaire de l’arabisation.

II. 1. COMMENT S’ARABISER ?

Les pays du moyen- Orient, considérés comme les hauts lieux de l’Arabité et de l’arabisation, sont là !

L’expérience fut majoritairement négative : à Damas, cinquante thésards Algériens (âgés de 27 à45 ans , de niveau 3 en langue arabe ) voient arriver un jeune enseignent de 24 ans qui leur distribue des textes et leur fait un cours sur كان و اخواتها  . Après sept ans de lycée ou elle ne les a pas lâchés d’une semelle. Voici qu’elle les poursuit avec ses sœurs jusqu’à DAMAS ! C’était le comble. Consternés par les moyens pour le moins désuets. Le groupe se révolte et fait un rapport qui sera remis au Ministre de l’Enseignement Supérieur :

   La réponse ne se fait pas attendre longtemps, et à la place des 45 jours en été, ils seront Envoyés pour six mois au second semestre :’’ ça vous apprendra à critiquer’’.

   Les  enseignants. Qui sont repartis à DAMAS, ont changé de tactique. Ils n’ont pas besoin

De cours de langue, mais de terminologie et de pratique : qu’à cela ne tienne,  ils iront à l’université suivre les cours de leur spécialité !

 Mais ils n’avaient pas tenu compte d’un autre problème : le dialecte et l’accent. Les pays arabes ne parlent pas un arabe classique aussi pur que celui utilisé en Algérie, mais un arabe émaillé d’expression dialectales, compliqué par l’accent local.

Désespérés. Mais tenant bon, certains enseignants décidèrent de s’arabiser par eux- même, mais rencontrent de grosses difficultés : La bibliographie spécialisées est en langue française ou anglaise ;

Les ouvrages en longues arabe sont soit des ouvrages de vulgarisation ne dépassant pas  les généralités.

 Les outils de traduction sont quasi inexistants : LE MENHEL et le SABIL sont très usités mais, manquent de terminologie spécialisées.

 Ainsi, enseignants et étudiants sont obligés de devenir traducteurs et inventeurs de   terme scientifique, car, même quand les concepts sont traduits, DAMAS, EL KAHIRA et   DZAIR ne sont pas d’accord. En attendant qu’ils se mettent d’accord, tout le monde bricole.

Compte tenu de tous ces problèmes, nous avons proposé à l’Institut de psychologie un module de terminologie en français : Levée de boucliers, et nous fumes accusés d’hégémonie- Franco- Impérialiste :

 La langue arabe est une langue comme une autre : elle est vivante et elle évolue Elle a  besoin de travail,  de réflexion et de recherche pour suivre le cours du développement :

 Elle l’a prouvé par le passé.

II. 2 LES PROBLÈMES DE LA LANGUE AU NIVEAU DU TERRAIN.

Avec l’hégémonie du corps médical, le travail d’équipe se fait en français :

Pour un psychologue semis – arabisés, semis- francisé, est – il possible de s’imposer devant un corps médical qui regarde du haut de son statut inébranlable, et qui l’écoute bafouiller un français châtie, du haut de sa francisation affirmée ?

Le psychologue a, ici deux solutions :

-Se battre et il sera mis sur la touche (c’est arrivée à plusieurs psychologues).

-Ou s’écraser, se faire tout petit …

  Ainsi, le psychologue, sans statut, mal payé, mal formé mal arabiser et mal francisé, a    bien peu d’armes pour pouvoir s’imposer. Le corps médical est conscient de  l’importance de la psychologie et craint qu’elle ne lui fasse de l’ombre et ne contre balance son pouvoir absolu.

 Seuls, une formation solide, une formation continue sérieuse, un suivi régulier des  psychologues, durant et après la formation, ainsi qu’un statut véritable pourraient aider le psychologue à s’affirmer et à s’imposer pour conquérir son espace professionnel, non en sous- fifre du médecin, mais, en partenaire compétent, respectable et respecté.

 III.  - PROBLÈMES SCIENTIFIQUES 

III. -1 l’Institut de psychologie a un minimum de vingt ans de retard : des théories, des techniques sont nées, ont grandi et ont disparu sans qu’on le sache.

La psychologie est une science très féconde, elle évolue sans cesse théories, thérapies et techniques se transforment chaque jour. Ce sont les périodiques qui renseignent sur l’actualité de la recherche. Et depuis 1984 nous n’avons pas vu un seul, alors les ouvrages, n’en parlons pas !

L’institut de psychologie : est dominé par trois courants de pensée :

La psychanalyse : trop compliquée, trop couteuse et il n’y a pas de psychanalyser.

 Ce courant est ‘’ détenu’’ par les francisés :

a -‘’Les théories ‘’ comportementale, détenues par les anglicisés, ne font pas l’objet d’un enseignement pratique, donc, inutilisées par les praticiens.

b- Les ‘’ théories ‘’ traditionalistes : Roukia , exorcisme , incantations et flagellations   sont à l’ordre du jour. Ici. Nous posons la question : qui est qui ? est psychologue et qui est Taleb ? Ou se situent les limites entre l’un et l’autre ? Le psychologue, par sa formation, n’est pas Taleb !

En fin de compte, il ne reste aux praticiens que la psychothérapie de soutien qui, si elle donne de bons résultats avec les cas ‘’ légers’’. Les cas lourds sont refilés au psychiatre qui se contente souvent de la chimiothérapie, ou au Taleb et finissent parfois, dans des institutions ou ils végéteront toute leur vie.

  • III. 2. LA FORMATION CONTINUE

La pratique psychologique se sclérose par manque de formation continue.

Le psychologue est formé une bonne fois pour toute, aucun plan de formation n’est prévu après la licence. Les psychologues, assimilés parfois à des paramédicaux, ne sont pas considérés comme un corps spécifique et dépendent de la bonne volonté de leur responsables hiérarchiques. Quand il Ya une activité scientifique- même locale- les psychologues, ne peuvent y assister : seuls quelques rares responsables accordent une faveur à ‘’leur psychologue ‘’

La psychologie évolue vite, et si le l’universitaire ne se renouvellent pas, ils se dessèchent, s’appauvrisseur et sombrent dans une routine, écrasent qui détruit la motivation les plus solides et érodent la profession.

L’absence de formation continue explique, en grande partie, la stérilité des praticiens et des universitaires, car, la pratique nourrit la théorie qui, en retour, l’enrichit et lui apporte les outils conceptuels explicatifs.

III.  3. LA RECHERCHE :

Bien que la recherche existe, elle est méconnue, puisque les résultats ne sont pas mis à la portées des concernées par des publications variées. Quelques revues ont paru de façon sporadique en fonction des aléas (matériels, organisationnels, distribution …….) telles :

La revue des sciences sociales.

Psychologie et Éducation (Constantine).

Psychologie (S. A. R. P. Alger)…

Il n’y a pas d’information, pas de bulletin d’information ni sur la parution ni les documents intra – université. Les mémoires de licence, les thèses de magister, de 3éme cycle de doctorat d’Etat croulent sous la poussière dans les instituts sans être rentabilisés.

La recherche est inorganisée, anarchique, Les lois qui la régissent excluent les praticiens (licenciés) et n’accordent de place qu’aux magisters et plus. Le suivi de la recherche est tout a fait inadapté, par manque de compétence et peut- être de moyen (informatisation) Ainsi, des projets nuls sont retenus. d’autres, d’intérêt certain sont rejetés. Un projet peut être gelé, et trois ans plus tard. (Après que le groupe se soit disloqué) les chercheurs reçoivent une lettre leur demandant de présenté leur rapport annuel : qu’a fait pendant trois ans. Cette commission et qui l’a réveillée de sa léthargie ou de son oubli ?

Enfin, l’université  gère la recherche comme elle gère ses instituts, Les moyens matériels ne sont fournis que deux, voire, trois ans, à la fin. Quand le groupe a déposé son rapport final Ou va ce matériel ?que devient- il ?

Faut – il conclure et comment ?

Ces quelques éléments. Présentés volontairement parfois de façon polémique, ne sont qu’une partie des problèmes et sont indicateurs du profond malaise que vivent les psychologues et la psychologie (on pourrait en dire autant, et plus, pour les autres filières et formation …)

La crise complexe que vit l’Algérie secrète des tensions (tant au niveau des individus que des groupes sociaux) génératrices de trouble psychopathologique plus ou moins grave. Tout ceci accroit la demande d’aide psychologique.

Pour faire face à cette demande, les psychologues ont besoin d’une formation initiale solide, de formation continue pour actualiser leurs connaissances tant techniques théorie, de se regrouper, de partager et de s’interroger sur leurs pratiques ce qui leur permettrait de mieux s’armer.

L’institut de psychologie doit revoir, d’abord, sa propre organisation. Régler ses problèmes idéologiques et  ‘’ affectifs ‘’ pour pouvoir libérer les énergies bloquées par des conflits puérils qui paralysent la formation.

La formation de psychologie doit tenir compte des terrains de pratiques, dynamiser l’enseignement des langues, des techniques psychométriques et thérapeutiques, déterminer des champs de recherche précis qui enrichiront la connaissance de l’Algérie dans son universalité et ses particularités psychologiques et culturelles. L’Institut forme des généralistes alors que le terrain réclame des spécialistes. On a beau dire que l’université n’est pas un centre de formation professionnel elle ne peut continuer à faire fi du terrain.

L’université ne peut se contenter de former des chômeurs ou des cadres inadapté à la réalité de terrain, il en va de l’avenir de l’Algérie d’aujourd’hui et de demain, mais aussi, de l’avenir de l’université (détérioration des conditions relationnelles et matérielles, dépréciation de l’université et de l’universitaire …).

Si les sciences, dites Exactes, ont été jusqu’à présent survalorisées (dans le discours) au déterminent des sciences Sociales et Humaines, ce n’est ni à leur avantage, ni à celui de ces dernières, - L’orientation scientiste et techniciste a dévalorisé les Sciences du discours (humaines Sociales…). Cette dévalorisation a rejailli sur toutes les Sciences même Exactes et a mené à un appauvrissement de la pensée critique et de la réflexion.

Les Sciences et Techniques ne peuvent fonctionner sans les Sciences Sociales et Humaines. Ces dernières permettent de régénérer le patrimoine humain. Il ne suffit pas d’automatiser, de moderniser, d’importer des techniques sophistiquées pour faire accéder une nation au développement et à la modernité : il faut également former, au sens de transformer les modes d’action et les mentalités des personnes qui usent de cette technologie, car si la machine humaine est dépassée, inadaptée, détraquée, la modernité Pa la technologie ne serait que gabegie et luxe inutile, et las vingt dernières années nous l’ont prouvé.

 

1.عبدون(ع) ( خلادي ) (ب) . علم النفس العيادي بين التكوين والتطبيق . جامعة وهران 1989.